Même si ça fait mal au « cul » de certains.

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S’il est une chose dont nous athées avons tout à apprendre des religions, c’est bien leur manière de communiquer, sachant elles s’assembler, travailler conjointement, en cohérence pour développer leur conviction.  Il faut dire que de ce côté-là, les cultes ont quelques d’années d’avance sur nous, et même si ça fait mal au « cul » de certains, la réalité est là : les religions ont réussi partout dans le monde, et pas nous !

La raison principale est avant tout due aux distorsions que nous athées avons de l’idée de ce qu’est l’athéisme, non pas dans la forme, mais concernant les moyens à mettre en place pour permettre l’approche de nos pensées communes au niveau de l’état, de notre république, en bien sûr au travers elle, de nos concitoyens. 

Du concret pour obtenir du concret.

Chez Génération Athée, nous avons choisi une approche constructive, plutôt militante, dans le respect des libertés individuelles et collectives de chacun, préférant apporter du concret pour obtenir du concret. Nous avons, nous Français, la chance de vivre dans une république laïque, ce qui n’est hélas pas le cas pour beaucoup de nations, européennes entre autres, notre militantisme et nos revendications, passant donc par une demande d’évolution de cette laïcité, entre autres par le fait qu’elle ne parle plus de cultes, mais exclusivement de convictions.

Un des autres problèmes que nous rencontrons, est une attitude interne aux athées, d’opposition systématique à toute nouvelle option athéiste. Se rajoute à cela une forme d’indécence caractérisée par une volonté de nier une évidence, un propos que l’on sait consciemment et foncièrement faut ou injustifié, mais que l’on continue à clamer comme étant vrais. Exemple ci-dessous.

Tout cela est dommage, et dommageable pour l’athéisme, d’autant plus que nous allons tous dans le même sens, celui de voir un jour les religions devenir obsolètes, reléguées au rang de mythes.

Gagner sur les religions ne se fera pas comme par magie, et développer, communiquer nos convictions ne se gagnera pas par des guéguerres internes, et même si ça fait mal au « cul » de certains, nous avons de ce côté, tout à apprendre des cultes. Alors regardons comment ils ont fait, quels ont été leurs langages en matière de marketing et de communication, regardons aussi quelles ont été leurs nombreuses erreurs, et sachons en tirer des conclusions et œuvrer à notre tour dans le sens qui est le nôtre.

Gilles Ragnaud

Athée oui, mais pas guerrier !

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Chez Génération Athée, nous ne sommes pas des « croisés » de l’athéisme, des « djihadistes » de la non croyance ou encore des soldats anti religieux et religions, l’athéisme tel que beaucoup d’entre nous le conçoivent, et tel que nous le proposons, étant une vision de paix laïque et de vivre ensemble. Ainsi, nous respectons les libertés de convictions individuelles et collectives de chacun, notre rôle, s’il en est un, n’étant pas d’être contre les autres, mais simplement de contribuer à faire évoluer l’idée d’athéisme dans notre république.  

Mais pas d’amalgame, ne pas être contre les autres, ne veut pas non plus dire être pour eux, étant et restant de convictions athées, avec tout ce que cela représente pour nous d’évidences, de certitudes, mais aussi d’espoir de voir un jour nos civilisations suffisamment évoluer pour savoir rendre les religions obsolètes, les reléguant au rang de mythes.

Si Génération Athée développe cette forme nouvelle athéisme, c’est parce que c’est de cette athéisme-là dont nous avons besoin, une conviction ouverte, moderne, collective et non agressive. Cette approche nous permet de dire ce que l’on pense et ce que l‘on veut dans le respect de tous. Elle nous permet de nous exprimer sans aucune haine envers qui que ce soit, réagissant aux nombreuses contradictions religieuses, ou encore contre des visions laïques qui bien souvent nous oublient au passage. De plus, elle nous permet de militer, de défendre nos convictions et de dire, nous aussi, quelles sont nos revendications, de les faire connaitre et partager.

Cette forme d’athéisme permet une évolution nouvelle, une approche humaniste de nos convictions, sachant les mettre à la portée de tous. Elle permet de rassembler les uns et les autres autour de notions de paix, de bienveillance, de compassion, cet athéisme-là n’étant effectivement pas guerrier, bien au contraire, se devant de savoir comprendre chacun, apportant des réponses nouvelles plus en phase avec la réalité du monde.

Chacun doit être une pierre de cette approche nouvelle, sachant convaincre de ses valeurs, de son utilité certainement pour nos générations futures, cette approche étant une « arme » douce, celle d’un athéisme de paix, s’adressant à tous, dans tous les cas, quelle que soit la personne.

Gilles Ragnaud 

La laïcité toujours exclusivement dans des rapports interreligieux.

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Changeons cela ! 

La rentrée sociale s’annonce difficile, entre autres pour nous athées, les dialogues dits laïcs dans notre pays restant, et nous avons pu le constater durant tout l’été, interreligieux, et non pas comme nous l’espérons tous ici, inter convictions. L’athéisme reste donc chez nous un mouvement marginal, non reconnu, si ce n’est (sous forme de non-dits) au travers de la loi sur la laïcité, sachant que tout comme cette laïcité ne représente pas les religions, elle ne représente pas non plus l’athéisme. 

L’importance de partager. 

Nous avons donc là encore beaucoup de travail afin de faire passer cette idée d’évolution de la loi de 1905, progrès qui pourtant transformerait le panorama laïc, chacun s’y sentant enfin directement concerné. Aboutir à cette évolution demande de l’investissement de la part de tous, mais aussi de chaque groupe athée en France, partageant l’idée simple que nous aussi, « convictions athées », puissions bénéficier des mêmes éléments laïcs que les cultes, nous permettant de partager nos convictions profondes.

Ouvrir la porte de la laïcité.

Il est évident que sans reconnaissance d’un athéisme engagé en France, nous resterons une conviction marginale, et cela, malgré que nous soyons largement majoritaire dans le pays. Il va aussi de soi que ce sont aux autorités compétentes d’engager les démarches pour que l’athéisme ait la place qu’il mérite au sein de notre république. Pour cela il faudrait qu’elles soient au courant de nos propositions, que ces dernières puissent aller jusqu’à elles, chose plus difficile que ce que l’on pense. Mais, nul doute, nous réussirons.

Bonne rentrée à toutes et tous.

Gilles Ragnaud

Athéisme intégriste, à l’encontre du bon sens.

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« On ne construit pas sa conviction en déconstruisant celle des autres ».
C’est d’une intelligence commune dont nous avons tous besoin, et c’est nous Génération Athée qui invitons les cultes à cette idée, sachant que beaucoup partagent cet intérêt commun que nous avons du vivre ensemble et de la laïcité.

Hélas, l’athéisme intégriste existe, présent ici sur Facebook, allant à l’encontre du bon sens, celui de l’apaisement, de l’acceptation de l’autre, de ses idées, de ses convictions. Certes il y a aussi de l’intégrisme dans les cultes, mais la laïcité et le vivre ensemble ce n’est pas la loi du talion, devant savoir répondre aux violences par la sérénité, aux actes guerriers par nos libertés, et au terrorisme par la fraternité.

Beaucoup de groupes « extrémistes athées », se sont créés depuis le début de la campagne des présidentielles, il faut donc être très attentif à nos choix, certains de ces groupes étant rattachés à des politiques de haines, de la peur et du rejet de l’autre.

Nous tentons chez Génération Athée d’apporter une autre vision de l’athéisme, de donner des garanties de sérieux, étant de plus en plus présents un peu partout en France au travers de nos comités, travaillant avec les institutions citoyennes pour une défense inconditionnelle du vivre ensemble et de la laïcité. Nous travaillons dans le sens de l’intégration de tous, respectant les libertés individuelles et collectives de chacun quelles que soient ses convictions. Enfin, nous militons pour nos convictions athées, pour nos revendications, rappelant l’importance d’un « respect inconditionnel » dans les deux sens.

L’intégrisme, qu’il soit athée ou non, est un fléau que nous n’avons d’autre choix que de combattre ensemble.

CGA

METTRE LES CULTES DEVANT LEURS CONTRADICTIONS… OUI MAIS.

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ATHÉES : On ne se construit pas en enfonçant les autres, mais en se grandissant soi-même.

Il y a des choses chez Génération Athée que nous ne pouvons pas soutenir, des bases que nos statuts d‘association se refusent à faire, n’étant pas dans nos attributions, ne versant par exemple JAMAIS dans l’ironie, quelque qu’en soit le sens, contre les autres convictions.

Mais pas d’amalgame facile, ce refus ne nous empêche pas d’être critiques, sachant juste faire la différence FONDAMENTALE, entre avoir une opinion, la traduire et faire dans le sarcasme !  

Alors oui, notre façon de faire, d’être, ce respect que nous avons pour les convictions de chacun, pour ses libertés individuelles de croire ou pas, peut choquer certains athées, pour qui l’athéisme n’est là que pour mettre les religions devant leurs contradictions. Pourquoi pas, chacun est libre, mais je me pose tout de même la question de savoir si ça a une utilité, sachant que cette dualité dure depuis des siècles, et que ça n’a jamais empêché les cultes de prospérer.

Certes nous ne faisons pas dans ce genre d’athéisme, mais force est de reconnaitre que notre travail chez Génération Athée, a un impact direct sur les cultes, même s’il est encore discret, et cela sans jamais nous en prendre à eux, sans jamais les agresser, les insulter, les offenser.

C’est toujours plus facile de faire de l’audimat en faisant de l’humour, de l’ironie, en tenant à démystifier un culte, ce qui est difficile par contre, c’est de construire, de lire, de comprendre, de trouver les mots pour dire les choses. Dans notre cas à nous athées, ce qui est complexe est d’enfin, après quelques siècles, de trouver les moyens d’une évolution nouvelle, respectant nos convictions profondes, celle de ne pas croire en faisant partie.

Or, en y regardant de plus près, mettre les cultes devant leurs contradictions c’est ce que nous faisons tous les jours, mais avec une différence essentielle, celle que nous ne le faisons jamais contre eux, mais exclusivement pour nous, dans notre sens, ne déconstruisant jamais les cultes, nous en tenant à nous construire nous-mêmes, et là où nous avançons, là où nous avancerons, là où nous gagnerons un pas, les cultes immanquablement reculeront.

Et des sujets de travail, d’avancées nous en avons quantité, œuvrant sur la laïcité, le vivre ensemble, sur nos libertés à nous aussi de conviction, nos libertés individuelles et collectives, sur nos ambitions, pour l’avenir de nos générations futures, celui de l’enseignement, de la culture, … etc.

Hélas, peu liront ce texte, peu comprendront nos visées, nos actions, la plupart s’en tenant à passer leur chemin, sans lire, souvent par manque de courage, préférant la facilité de liker une image railleuse contre les cultes, ça ne mange pas de pain. Alors que les courageux, que ceux qui liront jusqu’au bout, n’hésitent pas, s’ils le désirent, s’ils comprennent ce travail, cette façon d’avancer, de partager et d’aider les autres à réaliser à leur tour qu’un autre athéisme est possible, et même souhaitable.

On ne se construit pas en enfonçant les autres, mais en se grandissant soi-même.

Œuvrons pour le VIVRE ENSEMBLE.

Gilles Ragnaud

QUE LA LAÏCITÉ NE PARLE PLUS QUE DE « CONVICTIONS ».

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… et ce serait un grand pas pour nos sociétés et pour le vivre ensemble.

Cette demande est l‘une des nombreuses revendications que propose Génération Athées, faire évoluer la loi de 1905, la rendre plus moderne, plus proche de chacun des citoyens quelles que soient leurs convictions, étant essentiel. Ne plus parler, ne plus utiliser dans cette loi le mot « religion » ne parlant plus que de convictions, en changerait littéralement le contexte, cette laïcité y trouvant plus de grandeur d’âme, et plus de logique avec la volonté de Vivre Ensemble.

Au-delà ce serait aussi prendre enfin en compte toutes les convictions, celles des athées comprises, nos pensées, visions du monde, de la génèse, de l’univers, étant au moins autant légitimes que celles des autres. Ce serait nous donner ENFIN la parole, dans un sens constructif, nous questionner, prendre nos avis et surtout ne plus, comme c’est le cas aujourd’hui, nous ignorer littéralement, n’étant dans le contexte de cette laïcité, juste suggéré dans sa grande sagesse à la liberté de croire ou de ne pas croire.

Cette évolution n’empêcherait pas les religions de toujours respecter, pour le peu qu’elles ne le fassent, leur séparation avec l’État, devenir une conviction ne les dérobant pas d’être toujours et avant tout des religions, avec tout ce que cela représente aux yeux du monde.

Nous avons nous aussi ATHÉES nos mots à dire, être une des convictions reconnues par la laïcité nous en donnant la légitimité, donnant plus d’équilibre à nos sociétés, le reste, tout le reste, ce que nous saurons en faire, étant un travail à construire en partenariat avec les institutions nationales, celles de l’État et de ses collectivités.

Défendre cette idée, c’est gagner une part de liberté.

Gilles Ragnaud

TERRORISME : Et si la réponse venait aussi des convictions athées ?

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Le 3 janvier 2016 je publiais un article dans Génération athée, titrant clairement « LA LAÏCITE EST-ELLE LA BONNE SOLUTION POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME RELIGIEUX EN FRANCE ? » (Voir ce lien).

Aujourd’hui, au lendemain des attentats de Londres, je demande maintenant si la réponse au terrorisme ne pourrait pas aussi venir des convictions athées ?

Cette réponse possible serait forcément sur le long terme, apportant des valeurs, des idées, des avancées différentes, ouvrant des horizons nouveaux préservés de toute idée divine. Elle serait aussi un pilier sur lequel l’État, la république, la nation entière pourrait se reposer en toute quiétude, cet athéisme-là étant à part entière inclus dans le principe fondamental de laïcité. C’est ici de vivre ensemble dont je parle, incluant l’importance de l’athéisme dans les choix possibles, allant à l’encontre de bien des définitions athées que certains tentent de vouloir imposer comme étant une règle originelle, je parle de cette idée de faire passer l’athéisme comme étant le choix normal au détriment des choix religieux, cette idée n’étant au vu des multiples attentats, des extrémismes et radicalisations religieuses, apparemment pas si apparente que ça pour tout le monde.

Nous voyons bien ici l’importance, l’obligation que nous avons en plaidant l’athéisme de parler avant tout de « convictions athées » des certitudes différentes libérées de valeurs religieuses et divines. Ces choix différents pourraient être une vraie réponse pour l’avenir aux diverses formes de fondamentalismes religieux, capables d’être partagés, enseignés, expliqués comme étant des cultures nouvelles, à la fois modernes et respectueuses du vivre ensemble.

Soyons clairs, cette proposition ne va pas à l’encontre des autres convictions, chacun étant libre de ses choix, sa seule ambition étant d’apporter d’autres options possibles, l’apport de ces options étant pour l’avenir, pour nos générations futures, une évolution sociale, à la fois individuelle et collective, capable d’apporter des réponses aux maux du monde.

C’est ici une option, un test grandeur nature sur laquelle nos sociétés laïques, modernes, devraient se pencher avec GRAND INTERET. Chacun dans nos nations se sentirait alors directement concerné par ce vivre ensemble, par la laïcité, par l’action commune de paix et d’humanisme, chacun enfin pouvant y trouver des réponses, croyants, agnostiques et athées.

Si nous voulons un monde qui demain soit en capacité de répondre aux grands périls que risquent le futur, il faudra alors prendre en compte toutes les options possibles, celle des convictions athées en étant une de plus importante.

Gilles Ragnaud