Enseigner l’athéisme ?

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 En ce moment on me pose souvent la question d’un enseignement athée, voire d’une structure scolaire ou d’une université athée, capable de partager avec nos générations futures des programmes matérialistes, hautement libre-penseurs, philosophico libertaires etc… et bien ma réponse à cette question est très claire, ne voyant ni les raisons ni l’aboutissement d’un tel enseignement.

 

Je ne vois tout simplement pas l’intérêt d’un enseignement athéiste, pour la simple et unique raison que ça reviendrait simplement à enseigner la vie dans toute sa complexe simplicité. En fait la seule chose que nous pouvons nous athées éventuellement enseigner ou plutôt renseigner à nos générations futures, est le simple fait qu’un dieu quel qu’il soit n’est qu’une légende, un conte à dormir debout, et que donc les enseignements donnés au nom d’une religion ne sont autres que des préceptes doctrinaux sans aucun fondement, l’idée d’un dieu, qu’une entité supérieure n’étant qu’un mythe. Cet enseignement, ou renseignement, est en fait le seul acte réellement  légitime que nous athées pouvons partager avec nos générations futures, car il n’y a pas 36 solutions, soit nous sommes croyants, soit nous sommes athées, le meilleurs moyen d’être athée étant encore de ne pas être croyant, sachant en expliquer les raisons.

 

Alors oui, parents, enseignants, tuteurs, éducateurs en général, nous n’avons et c’est tant mieux, qu’un seul enseignement possible à donner à nos générations futures, qu’un seul savoir athée à leurs offrir en héritage, celui qu’eux, comme nous faisons partie des humains matures et réfléchis, étant équilibrés dans un monde qui le sera certainement aussi un jour, ne pouvant qu’évoluer émancipés de toutes formes de divinations imaginaires.

… et pas besoin de structure scolaire pour ça.

 

Gilles Ragnaud

Éthique et Athéisme

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Au contraire de ce que peuvent penser une grande majorité de croyants, être athée n’empêche pas d’avoir de la morale, une ligne de vie saine, de l’éducation, du respect pour tout et pour tous, sachant en plus donner tout cela en héritage aux générations futures. Être athée permet même un plus grand respect de la vie et des gens, aucune doctrine influençant, fustigeant, repoussant ou encore dénigrant telle ou telle autre personne, vertus ou manière d’être, aucune obligation n’étant donnée tant qu’à un comportement, un rite ou un accoutrement quelconque. L’athéisme offre en cela une liberté intellectuelle et corporelle saine, une forme d’équilibre entre l’être et la pensée, entre l’intellect et l’organique, car non influencé laissant à chacun la liberté d’être dans le respect des bases logiques des règles que nous impose une société elle aussi équilibrée.

 

De plus être athée, c’est à dire ne pas croire en l’existence d’un dieu ou d’une puissance supérieure, n’empêche pas de croire, dans le sens de l’estime et de la confiance que l’on donne en quelque chose ou en quelqu’un. Être athée, n’empêchant pas non plus de trouver des choses ou des gens sacrés, dans le sens qu’ils sont ou qu’on les ressent inestimables pour soi ou pour l’humanité, sans pour autant leur vouer un culte, leur offrant simplement un respect particulier tout en restant conscient et critique.

 

l’éthique athéiste se définit donc par ses sens intellectuellement critiques, réfléchis et conscients d’une maturité particulière, donnant cette capacité de vivre sans artifice, en prenant simplement les choses telles qu’elles le sont.

 

Cette éthique, la définition que j’en fais, est d’importance, car démontrant le caractère pleinement humain, et juste humain, du sentiment de se sentir athée, avec toute la responsabilité que cela engendre de savoir être et de savoir vivre, libéré de tout préceptes imaginaires et de toutes contraintes.

 

 

Gilles Ragnaud

Les traditions athéistes existent-elles ?

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Nous nous sommes posés la question entre amis il y a quelques jours, finissant après pas d’heure, par conclure que l’athéisme est à proprement dit, l’antithèse de la tradition cultuelle.

Par contre, nous avons convenu que l’on peut être athée et attaché aux traditions, partageant une bonne galette des rois, mangeant un bon pâté de pâques, rendant hommage ou ayant une pensée pour nos disparus le 1er du mois de novembre, ou plus simplement en fêtant Noël, allant de même pour les athées d’autres nations aux us et coutumes émanant de religions différentes.

En fait il est très difficile, voire impossible, mais faites-moi mentir, de trouver dans ce monde, où les dieux puis les religions ont régné depuis des milliers d’années, instituant et régissant la totalité de nos vies, de la naissance à la mort, une fête, coutume ou une tradition, qui ne soit pas directement ou indirectement liée à elles. Peut-on alors compter sur les traditions républicaines, telle que la fête nationale comme étant une grand-messe athée ? ma réponse est non pas plus, et il n’y a d’ailleurs aucune raison pour que l’athéisme s’approprie au nom de rien, les commémorations nationales.

 

Alors que nous reste-il ?

Et bien pas grand-chose à vrai dire, je dirais même rien … et pourtant !

 

Si, comme c’est de « tradition ancestrale », l’on doit affilier les us et coutumes à une croyance ou à une foi, alors une piste athée s’ouvre à nous.

 

On pourrait considérer cette piste comme étant un premier pilier d’une tradition athéiste, ce pilier pouvant être une forme de tradition ancestrale, exclusivement d’ordre de la conviction, celle d’une certitude palpable, tangible puisque matérielle. Cette certitude n’est autre qu’une espérance envers les merveilles de notre mère nature, et pas besoin de tenter de l’enjoliver avec des contes à dormir debout, la prenant juste comme elle est, dans son équilibre naturel, nous offrant tout ce dont nous avons besoin pour nos corps et nos génies. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres athées, mais pour moi rien pour l’instant dans cet univers que je ne connais hélas pas plus que ça, n’a plus d’importance, croyant irrémédiablement aux génies des simples graines que nous en sommes, ayant une foi incommensurable en nos générations futures, en leur maturité à venir, en leurs génies et à l’équilibre qu’ils sauront un jour trouver en tout et pour tout, s’affranchissant de toutes formes d’esclavage, pour ne vivre plus que de ce qui est, réellement, le palpable et le tangible.

 

il n’y a pas pour moi de choses plus précieuses, plus sacrées qui puissent exister et auxquelles l’on puisse croire. En ça, et exclusivement en ça, j’ai une foi infinie, et je reste sûr que cette croyance en l’humanité peut être une base de traditions, d’us et coutumes universelles, dans lesquelles chacun peut sans mal se reconnaitre.

 

Il va de soi que cette pensée, cette recherche éventuelle de la coutume, capable d’asseoir une pensée athée, ne tient qu’à moi, personne n’étant dans l’obligation de partager cet avis, cette recherche.

 

Gilles Ragnaud

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, Et nous avons pour devoir d’en user.

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L’importance de se fédérer en tant qu’Athée devient une obligation face aux menaces que les religions font peser sur le monde, devant nous aussi savoir nous exprimer, défendre pour nos générations futures nos visions de la vie, de la nature, de la création, apportant une représentation plus mature, émancipée de toute forme de divinité. Nous avons l’obligation de diffuser cette maturité, étant un enseignement charnière, où les consciences prennent le dessus sur la subjectivité, demandant du concret, du palpable, construisant sur ce qui est réellement, remettant en cause l’acquis ancestral pour une vérité plus cohérente et raisonnable, c’est ce que j’appelle l’âge de conscience.

 

L’âge de conscience tel que je le conçois est une notion d’approche philosophique, une base, un discernement adulte pour une évolution de l’humanité. Cette conscience doit permettre à chacun d’entre nous, ainsi que pour l’ensemble que nous formons, plus de maturité dans nos évolutions, quelles que soient ces évolutions, devant être capables de garantir à nos civilisations de s’émanciper de nos faiblesses et de nos peurs, sources d’égarement, avançant en équilibre, lucides de ce qu’est la vie dans toute sa simplicité.

 

Cet âge de conscience est aussi un devoir athéiste, un gage que nos institutions soient en position de garantir que nos générations futures ne soient plus mystifiées par l’irrationnel, nous devant d’y veiller en permanence, permettant dans leurs enseignements futurs le plus possible d’éducation, de savoirs, de curiosité et de connaissances en général, l’instruction quelle qu’elle soit étant à mon goût la clé de l’émancipation et de la réflexion.

 

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, ne pas en user est une faute inacceptable, car c’est laisser notre place à d’autres, ces autres imposant à nos gamins des visions fantasques de notre monde et de la vie.

Nous sommes aujourd’hui 35 % de personnes conscientes, car justement émancipées d’un éternel, cette conscience devant être à même de nous permettre de construire dans le sens du mieux vivre pour tous, nos volontés et seulement nos volontés, en étant nos seuls moteurs.

 

Gilles Ragnaud

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