Le Vatican créé un tribunal pour juger les évêques qui couvrent des abus sexuels… et nous ne sommes pas d’accord !

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…nous ne sommes pas d’accord, car même s’il s’agit de religieux, leurs crimes sont avant tout civils, tout comme leurs victimes.

 

Il n’est donc pour nous pas tolérable de voir se créer au sein même du Vatican, un tribunal, nécessairement religieux, pour juger des évêques, pour certains ministres d’état, coupables d’un silence qui lui n’est pas religieux. D’entrée l’accusation est elle même scandaleuse, ces évêques n’étant au sein de la cité non pas jugés pour avoir couvert des membres de leur congrégation accusé de pédocriminalité, mais pour «manquement à leur devoir professionnel». C’est un peu comme si on jugeait  un directeur d’école ayant couvert un instituteur abusant sexuellement de ses élèves, pour «désobéissance à sa responsabilité technique », c’est tout simplement intolérable, cette accusation pouvant vouloir dire tout et n’importe quoi. Non seulement les évêques ont couvert les membres criminels de leur église, mais en plus ils ont été eux même couverts directement par le Vatican. Alors comment peut-on aujourd’hui s’imaginer que ces derniers reçoivent un jugement correct, par un tribunal forcément arbitraire, car directement impliqué et compromis dans l’affaire, et surtout, qui va juger le Vatican pour son soutien aux évêques ?

 

Au vu de la tournure des choses, de l’historique de l’ensemble de cette affaire à la fois religieuse et hiérarchique, mais aussi d’État et surtout civile, on a du mal à croire qu’un tribunal interne à cet office, soit en capacité de juger et punir comme il se doit les personnes incriminées par ces accusations. La foi, le pardon religieux même s’il est sincère, ne doit pas avoir sa place dans un tribunal, or il serait étonnant que ces « valeurs » ne rentrent pas dans les discours et les plaidoiries des défenseurs, ni même dans les décisions de ceux qui auront pour tâche d’en conclure le verdict. Quelques « ave et pater » ne laveront pas, jamais les sévices subis par les milliers de gamins, pas plus qu’une retraite dans quelque couvent que ce soit, ce que nous attendons d’un tribunal étant l’application d’un code de justice non religieux, avec des sentences adaptées, chose que seuls des tribunaux civils sont en capacité de faire.

 

La volonté du pape François ne demeurera pour nous qu’une opération mains propres, un marketing restant une simple caricature de justice, plus sale car encore plus insultante pour les victimes, puisque religieuse et donc arbitraire.

 

Alors non, nous ne sommes pas d’accord, et nous allons le faire savoir !

 

Gilles Ragnaud

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