Religion, laïcité, Athéisme…. Qu’on le veuille ou pas, c’est juste de la politique !

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Certains nous reprochent de vouloir politiser l’athéisme, ce qui est vrai, ne nous en étant jamais cachés, « Athée la communauté » faisant partie de « Société Équitable » la branche projets des « MDE » (Mouvements De l’Évolution), dont je tiens humblement la présidence. Si effectivement nous politisons l’athéisme, c’est tout simplement parce qu’il n’est rien d’autre qu’une vision politique de notre monde, celle d’une société émancipée de toutes formes de dieux, et donc de toutes formes de loi accordant de l’importance ou des avantages à toutes formes de croyances religieuses. Mais attention, pas d’amalgame, ce n’est pas parce qu’on politise l’athéisme qu’on lui impose une forme de doctrine, un enseignement particulier, donnant une direction particulière à une politique particulière.

 

Des athées, et j’en connais quelques-uns, il y en a de tous les bords politiques, droite, gauche, centre, extrême, anar,  royaliste, écolo, etc… leur conception politique n’ayant pour beaucoup en commun que leur discernement culturel de la non existence d’un dieu quelconque, et donc d’une politique généralement émancipée de tout ce qui en fait rapport. Alors oui, l’athéisme est, comme les religions, une forme politique de nos sociétés, relatif à la fois à l’organisation du pouvoir, aux affaires publiques, aux affaires diplomatiques et j’en passe, étant au sens le plus large, une manière d’interagir avec la société en général, de lui apporter l’idée de ce qu’elle doit ou devrait être, lui bornant de grandes lignes puis de plus petites capables de l’assembler avec le plus d’intelligence possible pour nos générations futures.

 

Aussi étonnant que ce soit, le travail politique que j’ai fait jusqu’à présent, tenant en quelques textes, part de valeurs qui pourraient paraitre religieuses, puisque basées exclusivement sur la « bienveillance et la compassion », preuve s’il en est que ces deux valeurs ne sont pas exclusivement religieuses. Dans l’un de mes écrits, celui sur la « théorie de méthode de l’Évolution politique sociale et économique, » base du travail et des propositions faites par la formation qui est la mienne et ses branches, je conclus à ce que « tout sans exception soit créé autour de ce qui est essentiel à la vie, » rien de très intelligent là-dedans, si ce n’est que ça n’a jamais été écrit avant ma théorie, et surtout que jamais la moindre sagesse politique n’a jusqu’à présent su mettre en œuvre une telle valeur sociale, aucune de nos sociétés humaines n’étant en effet basée sur ce principe, qui pourrait pourtant paraitre une évidence. Dès sa base, cette conclusion nous émancipe de toute idée d’existence ou affirmant l’existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, n’étant pas essentiel à la vie. Par contre « croire » en général prend ici un tout autre sens, loin de toutes superstitions et de leurs crédulités, ce mot étant ici essentiel à la vie, nous poussant à aller plus loin, à construire, à grandir et à faire grandir … reste à savoir en quoi croire.

 

Pour ma part, je crois fortement en l’humanité, m’imaginant que nos générations futures seront bien meilleures que les nôtres, bien plus lucides et combatives… peut-être ai-je tors, mais toujours est-il que je crois aussi fortement que l’athéisme doit avoir une place prépondérante dans l’imaginaire de nos générations à venir, être une réponse politique à nos sociétés, à notre monde et à notre civilisation en général, nos générations actuelles devant aujourd’hui en être actrices, et non pas comme certains « athées » le pensent, de simples spectatrices. Nous devons savoir apporter une philosophie sociale différente, mais aussi économique et politique devant être présents pour l’ensemble des options prises collectivement ou individuellement par les gouvernants, quel que soit le domaine dans lequel s’exerce leur autorité.

 

Alors oui, l’athéisme qu’on le veuille ou pas c’est juste de la politique, et puisque l’avenir de notre monde est aussi notre problème nous avons l’obligation de nous y investir, nous y avons notre place.

 

 

Gilles Ragnaud

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