Athéisme, juste mu par le bon sens. 

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octobre-039

On pourrait estimer que le bon sens est l’inspiration essentielle, le sentiment primaire de toutes formes d’interrogations athéistes, ce bon sens utilisant avant tout la simple logique, celle du raisonnement, de la connaissance, de l’expérience et de la recherche de la vérité, celle que l’incertitude qui forcément nous interroge nous poussant à trouver des réponses cohérentes, préférant dire, « je ne sais pas », spéculant éventuellement sur des théories, plutôt que d’inventer et d’évoquer des sources mystiques. Ce bon sens pourrait paraître être naturel pour chacun d’entre nous, membre de l’humanité, et pourtant, nous pouvons le voir chaque jour au travers de nos médias, cette notion naturelle n’est pas de mise partout, les croyances en tout genre déviant ce bon sens, la partialité et l’incohérence prenant le dessus au nom de je ne sais quel pouvoir, celui de la domination sur les autres me semblant le plus probable.

Ce bon sens pour nous athées est élémentaire, je dirais même à la limite du naïf, “ce bon sens,” comme disait l’éditeur Américain Edgar Watson Howe “étant contraint de faire son chemin sans que personne ne s’en enthousiasme.” Et pour cause, il n’y a pas d’exaltation à avoir dans l’idée du seul bon sens, parlant de lui-même, vécu chaque jour par chacun d’entre nous, ne célébrant aucun miracle, n’étant qu’une logique naturelle.

C’est pourtant ce même bon sens qui nous rallie ici et ailleurs, les uns les autres autour de l’athéisme, de l’idée que nous nous en faisons, élaborant des théories d’une conscience différente de notre espace, de la vie, de l’envie d’avenir. C’est par ce même bon sens que nous athées argumentons sur des principes et des solutions publiques différentes, ce bon sens étant ce que nous voulons que nos sociétés donnent en héritage à nos générations futures, les voulant désintoxiquées de toutes formes de mysticisme, ce bon sens les émancipant de l’idée d’un être suprême, prenant le légendaire pour ce qu’il est et non pas pour ce que certains aimeraient qu’il soit.

Ce même bon sens doit savoir nous protéger nous-même de nos propres peurs, celles de religiophobes patentés, avec tout ce que cela représente de « rites » plus ou moins abêtissant, fait de symboles, d’interdits, de coutumes conservatrices, de non-dits et il faut le dire d’une forme de haine, celle d’un jusqu’auboutisme un peu primaire, un paradoxe pour des gens sensés agir par bon sens.

Ce bon sens doit rester notre seul leitmotiv, sans artifice d’aucune sorte, si ce n’est celui de la transmission de ce même bon sens à nos générations futures, celui de la logique, de la recherche de la vérité, de la connaissance, le tout, sans dieu, ni haine !

Gilles Ragnaud

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1 commentaire

  1. J’ai toujours été athée depuis mes premiers enseignements catholiques, juste par bon sens. Mais par ailleurs le champs politique de l’athéisme, intellectuellement m’échappe.

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