ATHÉISME PROGRESSISTE, FAIRE PREUVE DE BEAUCOUP DE PÉDAGOGIE.

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“Asseoir un contre-pouvoir athée sur les concepts affabulatoires des superstitions religieuses a été une erreur stratégique abyssale, ce contre-pouvoir devant maintenant s’incarner via un schéma exclusivement politique, c’est à dire relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir dans la société.”

Notre courant athée est progressiste, c’est-à-dire à même de mener un contrepouvoir sur un plan politique face aux lobbies religieux et à leurs influences économiques et sociales sur nos décideurs. Ce courant incarne la motivation nécessaire à tout athée qui, comme nous, aimerait voir les cultes reculer dans la sphère sociale, mais hélas, beaucoup en sont encore à un débat qui aujourd’hui est pourtant totalement dépassé, « savoir si dieu existe ou non », débat n’ayant pourtant aujourd’hui plus aucun intérêt.

Ce besoin d’affrontement, d’opposer dieu à sa non-existence et cela même si ça a toujours été totalement infécond, reste le leitmotiv principal d’un athéisme conservateur n’évoluant jamais puisque ne faisant que réagir aux affabulations et incohérences des sociétés religieuses. Il est pourtant essentiel pour l’athéisme de ce 21ème siècle, de s’émanciper de ses marottes stériles, pour construire et produire lui-même un autre athéisme sur un plan plus rationnel, palpable, celui qui régit la totalité de nos sociétés modernes, à savoir le pouvoir politique, économique et social, utilisant tous les outils que nous offre la République, l’obligeant à en respecter elle-même ses règles de démocratie et de laïcité.

Comme je l’écrivais dans mon dernier article : « une nation a besoin de contrepouvoir, et face aux religions, l’État étant et devant rester neutre, ne peut incarner ce rôle, cette fonction revenant à un athéisme progressiste, acteur inconditionnel de la société civile », Génération Athée, son athéisme progressiste étant le seul à l’avoir compris et à s’en donner les moyens.

Il faut maintenant que les athées comprennent cette évolution nouvelle de l’athéisme, son sens intuitif, sa fonction d’expert, technicienne et stratégique dans les prises de décisions, notre rôle principal étant et restant la défense de nos intérêts communs, nous assurant comme le précise la loi de 1905, l’expression de nos garanties de conscience dans le présent et pour l’avenir. Pour cela nous devons savoir faire preuve de beaucoup de pédagogie, apprendre à apprendre cette évolution de l’athéisme, ses actions, son fonctionnement, ses buts, devant savoir former des référent(e)s et intervenant(e)s athées dans les quartiers, villes et campagnes, sachant accompagner les athées émergeant, apportant des réponses discursives aux questions du monde et de la vie, le tout en aidant à comprendre les enjeux politiques, sociaux et économiques de nos actions.

Génération Athée doit, elle aussi évoluer, savoir trouver les mots pour partager ces évolutions, et même si écrire ce genre de paradigme est en partie mon travail, ça reste quelque chose de difficile, changer les mentalités, abandonner les vielles habitudes demandant du temps et de l’expérience… Nous allons faire de notre mieux, comptant sur chacune et chacun pour partager les évolutions que nous apportons, tous ici y ayant sa part pour l’avenir.

Gilles Ragnaud

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1 commentaire

  1. Je pense que pour faire preuve de pédagogie, il faut, commencer, par se reposer, sur des textes, sur lesquels, la Pensée achoppe, s’attache et se détache, au grès de l’Evolution, « matérielle » et du Progrès, « intellectuel ». Mais qu’est-ce que l’Athéisme, en France, au 21ème siècle ? Est-ce, le résultat, de la Terreur, du Scientisme, du Marxisme-léninisme, de tout ça, « à la fois » et de « quoi d’autre encore » ? Est-ce, la faute, de Nietzche ? L’Athéisme, a-t-il, une Histoire ? L’Athéisme, en France, peut, je pense, s’entrevoir comme le long, « cheminement », de la Pensée, qui a conduit, à la Raison de la République et à la République de la Raison. Autant dire que la Passion, de la Religion et de la Politique, demeure, « intacte », en République Française. La Religion et la Politique, ne disposent-elles pas, « Elles », de leurs Textes « propres »? Mais l’Athéisme, est-ce, de la Religion, de la Politique, de la Raison ou de la Passion ? Quel(s) Texte(s) pour l’Athéisme ? Je ne saurai, « personnellement », me prononcer. Et pourtant, ces textes « foisonnent », depuis l’Antiquité, jusque la Renaissance et les Lumières. Enfin, la République, la « toute-jeune », République Française, n’a pas, à ce jour, su et pu, « produire », de Raison, « athée » ; elle en reste, à la Passion, « athée », qui se déchaine, « ici et là », au grès, des « gesticulations », de la Superstition, sans jamais faire, « progresser », la Voix et la Cause, de l’Athéisme. Ainsi, je dirai que, « faire preuve de beaucoup de pédagogie », requiert, de s’inscrire, dans l’Histoire et le Progrès, de la Raison, qui a trouvé, « Elle », à « s’inscrire », dans la Déclaration Universelle des Droits Humains. Des repères, « bibliographiques » s’imposent donc, « avant », d’entreprendre, de « bâtir », une Raison, « athée », dans la « concertation » ; Raison qui ne relève plus, « effectivement », de la preuve, de l’Existence de Dieu (cf. Dieu existe-t-il ?). À ce « sujet », d’ailleurs, interrogez, la Superstition, sur l’Essence de Dieu (cf. C’est quoi Dieu ?). Elle vous répondra, sur la Foi, des fondements, « scientifiques », de la Biologie (cf. la Vie) et de la Physique (cf. l’Univers). Comme quoi, on avance… Quelle qu’elle soit, toute Divinité est une « Création de la Religion ». Et pas l’inverse. Il est donc temps, pour l’Humanité, de s’engendrer, depuis la Raison. Quelle qu’elle soit, toute Humanité est une « Invention de la Raison » (cf. Humanisme). Et puis, où est-elle donc, « consignée », « l’évolution [récente] de l’athéisme, ses actions, son fonctionnement, ses buts » ? Je ne l’ai peut être pas « reconnue ». Il y a donc, forcément, un travail, « bibliographique » et « historique » a produire, non pas de façon, « rigoriste », ce qui engendrerait, autant de « tensions » et de « divisions », qu’il y a de « convictions » et/ou de « convenances », athées mais de façon, « fédératrice ». Je ne trouve pas, cependant, de repères, « bibliographiques » et « historiques », sur le site, de Génération Athée et lorsque je questionne, d’autres associations, sur le sujet, c’est le « silence radio ». C’est bien dommage car je crois, davantage, à ce que le Peuple apporte son concours, à l’Athéisme, « nouveau », en venant vers lui, plutôt qu’Il (l’Athéisme) n’intervienne, dans les quartiers, les villes et les campagnes ou il sera, certainement, attendu, « de pied ferme », par ceux, qui pour des raisons, « éminemment », matérielle, « tiennent le pavé », « main dans la main », à savoir, la Politique et la Religion, pour qu’il ne s’y enracine, surtout pas. N’omettez pas que, pour que la République « descende », dans la population, il eut, d’abord, fallut, que le Peuple, veuille et sache, « lire », une Littérature, « accessible », depuis le peu d’Education, qu’Il reçut. Certes, ce n’était pas bien « glorieux » mais ça aura « suffit » comme le craignait une Eglise, toujours soucieuse, d’entretenir, le « mystère », la « confusion » et les « privilèges », qu’Elle en avait « retirés ». « L’athée » ne saurait, être, un « pèlerin », puisqu’il rejette, la « transcendance », pour « l’immanence ». « L’athée », nait et chemine, « intérieurement », d’après moi, en glanant, « ça et là », les repères, qu’il cherche et trouve, « en cours de route », « au long de la vie ». Sa quête, « naturelle » est une démarche, « scientifique ». La « Pédagogie [réussie] de l’Athéisme » repose donc, sur l’accessibilité, « intellectuelle » et non pas sur un concept, « abscons » qui, vous le constatez, de toute évidence, ces temps-ci, ne réussi, pas vraiment, à la Laïcité, puisqu’il s’agit, là, « et » de Philosophie, « et » de Politique, « et » de Droit. C’est « l’assommoir » ! Ainsi, même, « celles et ceux », qui passent, par l’Université ne s’y retrouvent pas. A grand peine, alors, les plus « démunis » qui ont des « soucis », autrement, plus « impérieux », à régler. Alors faisons, non pas, de « notre mieux » mais « au mieux », de la situation, « présente ». Certes, la route est longue mais considérez, en tout premier lieu, que la République Française est « toute jeune ». La Sagesse, « athée », n’en découlera pas, tant que la Raison, « athée » n’y sera pas, « inscrite » et « instruite ».
    Robert Bousba, à Provins.

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