Cet intérêt majeur qu’ont les athées pour la politique

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En dix ans, via Génération Athée, et malgré les multiples critiques, j’ai démontré que l’athéisme et la politique ne sont pas deux mondes séparés, mais les deux faces d’un même engagement citoyen. J’ai montré que défendre la liberté de conscience ne passe pas seulement par critiquer les religions, mais par l’influence que nous, athées, devons avoir sur les lois, les institutions et les choix collectifs qui façonnent nos vies quotidiennes.

Les athées ont compris qu’un discours uniquement antireligieux ne change rien à leurs droits ni à leurs libertés. Ils ont compris que ce qui compte, ce sont les décisions politiques, sociales, économiques, historiques, démocratiques et laïques, celles qui touchent directement leur vie, celle de leurs familles, l’avenir de la République et du monde. Ils ont compris l’importance de défendre, face aux institutions religieuses, des sujets comme l’éducation, la santé, la famille, l’éthique, la morale ou encore une laïcité stricte et ouverte à l’athéisme et aux convictions athées.

Tout cela, et plus encore, implique les athées dans une réalité du quotidien, faite de lobbyisme politique, d’entrisme social et d’ingérences religieuses. Et s’ils réagissent plus fortement aux grands enjeux d’actualité, c’est parce qu’ils ont compris qu’ils ont, dans notre République, une place essentielle en tant que membres de la société civile, et que leur avenir se joue sur le terrain de la politique.

Cet engagement a un nom : l’athéealisme, un athéisme qui ne se contente plus de dire « non » à l’idée de l’hypothèse d’un dieu, mais qui s’engage dans la défense de la démocratie, de la République, de la laïcité et de la justice sociale, pour défendre une égalité réelle entre toutes les convictions. Cet athéisme se revendique réformateur, moderne, force politique, acteur de la laïcité et de la société civile, prêt à défendre ses intérêts face aux enjeux de notre siècle.

Le courant réformateur porté par Génération Athée a ouvert un horizon nouveau, un athéisme qui ne se vit plus seulement dans l’intime ou dans le débat philosophique, mais qui s’assume comme une cause publique. Il offre une raison d’être en tant que citoyens athées à part entière, conscients que leurs convictions doivent peser dans la balance des choix collectifs, dans l’arène politique où se décident les lois et l’avenir de la Nation.

G. Ragnaud

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