À l’approche de 2027, les ambitions se dévoilent, et celles de Bruno Retailleau ne font plus mystère : faire de la France une nation placée sous le double joug d’un ultra-libéralisme économique décomplexé et d’un catholicisme politique revendiqué.
Ces deux dogmes fonctionnent parfaitement en tandem, comme les piliers d’un même projet de société réactionnaire, autoritaire et profondément inégalitaire, se renforçant l’un l’autre.
À l’ordre moral du catholicisme répond l’ordre économique du marché-roi, un tandem qui ne laisse guère de place aux libertés, à l’égalité, à la conscience individuelle… encore moins si elle est athée et non croyante.
Ce n’est plus un projet politique, c’est une croisade.
Derrière chaque prise de parole de Bruno Retailleau, il y a l’ombre du clergé et la fièvre des marchés. Ce ministre, rappelons-le, a voté contre un article du projet de loi bioéthique visant à ouvrir la PMA, a rejeté le mariage pour tous, et entend « restaurer une autorité » par la force, partout, y compris dans les écoles, tout en applaudissant la privatisation des biens communs et en stigmatisant les services publics et les protections sociales qu’il nomme « assistanat ».
Pour beaucoup d’athées, qui comme moi considèrent le libéralisme et la religion comme des doctrines dangereuses et non pérennes dans le temps, ce type de programme est une régression politique, sociale, économique, mais aussi laïque, républicaine et démocratique. C’est celui d’une France où l’égalité devient un gros mot, où la laïcité est vidée de son sens républicain, et où les convictions athées sont non seulement ignorées, mais volontairement exclues.
En 2027, les électeurs devront choisir entre une République au service de tous, ou une société soumise aux dogmes d’une Église et aux intérêts d’une élite économico-religieuse, un danger réel, porté par Monsieur Retailleau, un candidat sérieux, soutenu par une droite cléricale qui rêve d’une revanche idéologique.
Et derrière sa rhétorique policée, ce qu’il défend, c’est bien une offensive contre la modernité, la liberté de conscience, la solidarité et la raison. Et nous, athées, laïques, progressistes et républicains, ne pouvons rester spectateurs, devant proposer, nous unir, faire entendre une voix forte, défendre nos droits et nos convictions, ceux d’une France libre et solidaire dans ses choix de société.
De plus en plus d’athées appellent à un réveil politique de l’athéisme…
Le moment est peut-être venu.
— G. Ragnaud
@GenerationAthee

