Cette religion qui fait de l’ombre à la France

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En France, la laïcité n’a jamais remis à zéro les compteurs de l’histoire. Elle a encadré les convictions, mais n’a pas effacé les rapports de force hérités des siècles passés.

Ainsi, le catholicisme continue de bénéficier d’une avance structurelle considérable : un calendrier façonné par ses fêtes, des bâtiments religieux devenus “patrimoine” entretenus par l’argent public, une présence ancienne dans l’école, l’hôpital, l’armée, les médias, sans oublier les réseaux associatifs et les groupes de pression qui agissent dans l’ombre ou sous couvert de tradition, ainsi qu’une couverture médiatique omniprésente.

À côté de cela, le judaïsme et l’islam, bien que souvent très visibles médiatiquement, ne disposent ni de la même profondeur historique dans l’appareil d’État, ni du même maillage d’institutions, de fondations, d’écoles et de relais politiques. Leur influence existe, et peut être problématique lorsqu’elle tente de peser sur la loi ou les libertés, mais elle ne repose pas sur un socle séculaire aussi massif ni aussi intimement imbriqué dans les rouages de la République que le catholicisme.

Alors certes, l’islamisme, et plus encore son terrorisme, restent une plaie béante dans les mémoires. Attentats, assassinats, menaces : personne ne peut, ni ne doit minimiser la violence de ce courant politico-religieux, qui instrumentalise la foi pour imposer la peur et faire reculer les libertés. Mais justement, c’est là que le discernement est indispensable : on ne peut pas faire de l’islam une obsession tout en fermant les yeux sur les privilèges catholiques et sur l’entrisme discret de l’extrême droite chrétienne. Ce serait accepter de jouer le jeu de ceux qui se nourrissent de la peur plutôt que de la raison.

Le premier lobby religieux et réel danger pour l’athéisme, les libertés et l’avenir de notre nation reste, de très loin, le catholicisme.

Ignorer cette réalité, ou prétendre que toutes les convictions auraient aujourd’hui le même poids politique, c’est se cacher la réalité. Pour ne pas se tromper de combat, les athées et l’athéisme doivent partir d’un constat simple : si nous voulons défendre nos intérêts, nos droits et notre vision d’une société réellement laïque, il faut s’attaquer d’abord aux privilèges historiques et aux influences politiques, sociales et économiques du catholicisme, à l’œuvre dans l’ombre et omniprésent dans nos vies et celles de nos familles.

Athées, se tromper de cible et d’opposant, c’est se tromper de combat… ne faites pas cette erreur !

G. Ragnaud

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