Athées, et si votre préférence culturelle était l’athéisme.

Partagez !

J’entends déjà les critiques d’athées sceptiques, doutant de la force de leurs propres convictions et des millions de personnes qui la partagent. Je les entends déjà répliquer que « l’athéisme n’est pas ou n’a pas de culture, que c’est juste ne pas croire en dieu », comme si ne pas croire en l’hypothèse de l’existence d’un dieu n’était pas déjà en soi une culture, je dirais même une façon de se projeter dans l’avenir.

Et nous chez Génération Athée, le voyons tous les jours lisant les commentaires, répondant aux centaines de mails que nous recevons tout au long de l’année. Ces messages proposent, imaginent, se projettent dans un avenir possible, un futur que nombre d’athées souhaitent pour eux et leurs familles, un choix culturel clairement athée, émancipé de toutes formes de religion, qu’elles soient catholiques, musulmanes ou judaïques.

Un enfermement politico-médiatique.

À écouter les télés, les radios ou même les journaux, nous n’aurions pas d’autre choix que ceux proposés par les cultes religieux, des cultures qui pourtant ont montré leurs limites, culturelles, mais aussi politiques, sociales, économiques, refusant des libertés données à chacun, comme l’avortement et les droits reproductifs, les droits des personnes LGBTQ+, l’égalité femmes-hommes, la laïcité réelle détournée en “laïcité identitaire”, ou encore l’éducation sexuelle et les programmes scolaires jugés “progressistes”. Que des choses qui, pour nous athées, sont des libertés et des droits inconditionnels, une culture de progrès, une issue à des siècles de pouvoir religieux, de dictatures et de tyrannie.

Une peur de l’émancipation.

Vous êtes encore hélas nombreuses et nombreux à craindre une vraie émancipation, restant attachés à des rites, des valeurs, des illogismes programmés dans nos éducations, à préférer ou rester attachés à une culture religieuse, même si cette dernière va, par ses sources, à l’encontre des valeurs athées. Par habitude, on se soumet à des fêtes religieuses, on accepte des débats nous imposant l’idée de prendre position dans des guéguerres cultuelles, tentant de nous empêcher d’agir et de penser en athées, les conflits interreligieux n’étant pourtant pas nos guerres.

C’est là que l’on voit l’importance de l’athéisme, celle que nous, athées, avons de capacité à penser athéisme, à construire une culture athée qui existe déjà dans nos rapports aux autres, à la vie, dans nos débats et nos expériences.

La totalité des études montre que les athées et non-croyants seront largement supérieurs en nombre d’ici 25 à 30 ans. Ainsi, l’avenir, nous le savons toutes et tous, c’est l’athéisme, sa culture présente, et celle que nous et nos générations futures mettrons en place, ce qu’elle engendrera de libertés, ce qu’elle conclura lorsqu’elle sera représentative et reconnue en tant que conviction. Nos nations européennes devront alors, de gré ou de force, enfin conclure à une normalité rationnelle, fondatrice d’une société où tout sans exception sera émancipé des religions et de toutes formes de dogme et de culture religieuse.

C’est parce que l’avenir est dans nos mains, que c’est à nous, ici et maintenant, de préparer ce futur proche, de donner les moyens à nos sociétés d’évoluer vers toujours plus de cultures athées, de défendre nos valeurs, nos volontés, nos sens de la vie.

G. Ragnaud

Images liées:

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.