Éducation, sexisme, laïcité, liberté d’expression…
Retrouvez ici une liste, non exhaustive, de tout ce contre quoi Génération Athée et l’athéisme réformé s’opposent dans les projets politico-religieux catholiques et islamistes, et pourquoi nous refusons de laisser ces visions orienter l’avenir de notre société.
Préambule : Ce texte ne vise ni “les catholiques”, ni “les musulmans” en tant que personnes, ni les individus de culture chrétienne ou musulmane. Il décrit deux formes politico-religieuses contre lesquelles l’athéisme réformé s’engage politiquement : le catholicisme politique et l’islam politique.
1. La place de la religion dans la loi et la société
Catholicisme politique
Remettre la “morale chrétienne” au cœur de la loi :
- Remise en cause de l’IVG, de la PMA, de l’égalité de genre,
- Revendication de “racines chrétiennes” pour justifier des politiques conservatrices.
Derrière le discours sur la “civilisation”, il y a l’idée que la loi républicaine devrait se plier à une doctrine religieuse.
Islam politique
Même logique de fond : la loi civile doit s’aligner sur des normes religieuses.
- Critique des lois jugées “contraires à l’islam”,
- Demande de statuts dérogatoires (famille, héritage, médiations religieuses).
Ici aussi, le projet est de déplacer le centre de gravité : ce n’est plus la République qui est la référence, mais une interprétation religieuse.
2. Le contrôle des corps : femmes, sexualité, droits reproductifs
Catholicisme politique
Obsession centrale : le ventre et la sexualité des femmes.
- Combat contre l’avortement, la contraception, l’éducation sexuelle,
- Refus de l’égalité réelle femmes-hommes.
Le corps féminin est vu comme un enjeu moral à surveiller, plutôt qu’un sujet de liberté individuelle.
Islam politique
Même logique patriarcale, avec d’autres codes :
- Contrôle vestimentaire (voile, abaya, codes de “pudeur”),
- Hiérarchie stricte des rôles homme/femme,
- Rejet des droits LGBT+.
Là encore, on ne parle pas de spiritualité, mais de pouvoir exercé sur le corps et la vie des femmes.
3. Visibilité religieuse et symboles dans l’espace public
Catholicisme politique
Maintenir une hégémonie symbolique :
- Crèches dans les mairies,
- Croix géantes,
- Processions et cérémonies subventionnées.
La religion se cache derrière “la tradition” pour rester ultra-présente dans les lieux et moments publics.
Islam politique
Pousser à une visibilité identitaire inverse :
- Voile, abaya, niqab, qamis, barbe “religieuse”,
- Pression dans certains espaces pour conformer les comportements à des normes islamiques.
Les symboles ne sont plus seulement personnels : ils deviennent un rapport de force avec la société.
4. École, programmes et emprise sur la jeunesse
Catholicisme politique
L’école doit cesser d’être un lieu d’émancipation :
- Hostilité à l’éducation sexuelle,
- Suspicion envers les programmes sur le genre et l’égalité,
- Remise en cause de certaines approches scientifiques ou historiques.
L’objectif est de limiter l’autonomie intellectuelle des jeunes au profit d’une morale héritée du catéchisme.
Islam politique
L’école est aussi un champ de bataille :
- Contestation de cours de SVT, musique, arts, sport (mixité),
- Demandes de menus halal, de salles de prière, d’horaires adaptés,
- Refus de certains contenus (Shoah, laïcité, droits LGBT+).
On tente de fragmenter l’école commune en une mosaïque de règles communautaires.
5. Liberté d’expression, blasphème et critique des religions
Catholicisme politique
La “liberté d’expression” est brandie pour défendre des propos discriminatoires,
mais disparaît dès qu’il s’agit :
- De critiquer l’Église,
- De caricaturer des symboles catholiques,
- De dénoncer les abus.
Le blasphème n’est plus un délit légal, mais il est présenté comme une faute morale gravissime.
Islam politique
Réclamer un retour du blasphème, mais cette fois au profit de l’islam :
- Campagnes contre les caricatures du prophète,
- Intimidations symboliques ou physiques,
- Pression pour faire taire toute critique.
La confusion volontaire entre racisme et critique de la religion permet de verrouiller le débat.
6. Laïcité : cible commune
Catholicisme politique
Parler de laïcité… mais pour mieux la dénaturer :
- Défense de la “laïcité identitaire” qui protège les symboles catholiques,
- Attaques contre la laïcité quand elle remet en cause des privilèges (financements, concordats, etc.).
La laïcité est acceptée tant qu’elle laisse les catholiques au-dessus des autres.
Islam politique
De son côté, il présente la laïcité comme :
- Une “hostilité d’État” envers les musulmans,
- Une forme de “religion de la République”.
L’objectif est de délégitimer toute application stricte de la laïcité pour imposer des exceptions religieuses.
7. Immigration, réfugiés, identité
Catholicisme politique
Instrumentaliser l’immigration comme menace :
- Fantasmes de “submersion migratoire”,
- Hiérarchisation des réfugiés (“chrétiens d’abord”),
- Amalgames permanents entre immigrés, insécurité et “décadence morale”.
La peur de l’autre devient un carburant politique.
Islam politique
Instrumentaliser la condition des immigrés et des descendants d’immigrés :
- Discours victimaire global (“la société est islamophobe”),
- Récit permanent de discrimination,
- Construction d’un “nous” opposé à un “eux” hostile.
Les injustices réelles servent de base à un projet de société séparé, communautarisé.
8. Minorités religieuses, athéisme politique et liberté de conscience
Catholicisme politique
Accepte éventuellement un athéisme discret, privé, silencieux.
Mais il refuse :
- Un athéisme organisé politiquement,
- Une parole athée visible dans l’espace public,
- La mise à égalité des convictions non religieuses.
L’athéisme politique est un ennemi, parce qu’il coupe le lien entre pouvoir et récit religieux.
Islam politique
Même réaction face à la libre pensée :
- Pression sociale et familiale sur les ex-musulmans,
- Stigmatisation de l’athéisme comme trahison ou “haine de l’islam”,
- Refus de la critique interne.
Là encore, l’athéisme et la laïcité constituent une menace directe à l’emprise des clergés.
9. Territoires d’influence et pression locale
Catholicisme politique
Son influence se joue via :
- Les écoles privées catholiques,
- Les réseaux caritatifs,
- Les mairies, départements, régions,
- Les médias contrôlés par des fortunes proches de l’Église.
C’est un pouvoir diffus, qui s’exerce à travers les institutions et les élites.
Islam politique
Son influence passe beaucoup par le terrain :
- Quartiers populaires,
- Mosquées, salles de prière,
- Associations “culturelles” ou “caritatives”.
C’est un pouvoir de proximité, qui pèse sur les normes sociales, parfois au détriment des libertés individuelles.
10. Alliances politiques et stratégies d’entrisme
Catholicisme politique
Il avance par :
- Des think tanks,
- Des lobbys familiaux,
- L’influence sur la droite et l’extrême droite,
- Des médias militants et partiaux.
L’objectif est d’infléchir les politiques publiques sans jamais dire clairement : “Nous voulons une République inspirée par le catholicisme.”
Islam politique
Lui avance en jouant sur :
- L’antiracisme mal pensé,
- Le clientélisme politique local,
- La culpabilisation des partis de gauche.
Il se présente comme porte-parole “naturel” des musulmans, en enfermant les individus dans une identité religieuse unique.
Conclusion : Face au catholicisme politique comme à l’islam politique, l’athéisme réformé défend un principe simple : aucune religion n’a vocation à guider la loi, à limiter les libertés, à contrôler les corps ou à façonner l’avenir de la société.
L’athéisme réformé refuse l’emprise, défend la laïcité et réaffirme la liberté de conscience pour toutes et tous. Nos oppositions politiques revendiquent simplement une société où la liberté de conscience est pleinement reconnue, assumée et légitime.
L’avenir appartient à celles et ceux qui choisissent la raison, l’égalité et l’émancipation.
@GenerationAthee

