Athéisme réformé : penser plus loin que le présent

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Refuser l’idée de l’hypothèse de l’existence d’un divin, c’est admettre, par logique, que nous, humains, et encore plus athéistes réformés, soyons responsables de tout ce qui adviendra dans le futur de l’humanité, dépendra des décisions humaines.

Finie l’excuse de « c’est la volonté de dieu », finis les « dogmes arbitraires ». Ici, en athéisme réformé, nous prenons nos responsabilités, conscients que tout ce qui tient directement à nos choix a des conséquences sur l’avenir de nos sociétés.

Ce que presque tous voulons, c’est vivre en paix, avoir des salaires décents, pouvoir bénéficier des garanties concernant nos besoins vitaux, avoir des libertés, le plus possibles. Nous voulons aussi éviter les frictions, les conflits, toutes formes d’agressions et de discriminations, le tout, bien sûr, libre, émancipé de toutes formes de doctrine, qu’elles soient politiques ou religieuses.

Nos choix, ici, en tant qu’athées réformés, sont donc cruciaux, devant, par logique et rationalité, anticiper leurs conséquences sur le long terme. Nous devons, par exemple, comprendre que le racisme, la xénophobie, le populisme, le conservatisme figé ou la banalisation de la violence ne sont pas de simples opinions. Ces mécanismes entraînent toujours des conséquences négatives à plus ou moins long terme. Ils fracturent, ils rigidifient, ils appauvrissent, ils radicalisent, et produisent exactement l’inverse de ce qu’ils promettent : une société moins libre, moins sûre, moins solidaire, moins capable de faire face à l’avenir… le genre de conséquences que les religions, dans leur ensemble, ont, depuis des siècles, privilégiées.

L’athéisme réformé commence là où l’on accepte de regarder plus loin que le bout de son nez, là où l’on comprend que les choix politiques, sociaux et économiques ne produisent pas seulement des effets immédiats, mais dessinent le monde dans lequel vivront nos enfants, et ceux qui viendront après eux. Cette réflexion invite à sortir de la réaction immédiate, du réflexe, du confort idéologique. Elle impose des logiques simples : que si rien ne viendra réparer nos erreurs, alors il faut éviter de les commettre ; que si aucune force extérieure ne corrigera les injustices, alors il faut cesser de les organiser ; et que si l’avenir dépend uniquement de nos décisions, alors l’irresponsabilité devient une faute politique… les choix actuels de certaines et certains, xénophobes, racistes, antisémites, ne pouvant, dans ce cadre, être considérés logiques et rationnels… en trois mots, athées, adultes et responsables.

Anticiper, c’est être adulte, c’est comprendre que l’humanisme, la bienveillance, l’évolution sociale et la rationalité ne sont pas des options morales, mais les seules conditions d’un futur habitable.

En athéisme réformé, nous n’attendons rien d’un ailleurs, nous travaillons pour que demain ne soit pas une répétition aggravée des erreurs d’hier.

G. Ragaud

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