Transmettre l’athéisme, un acte de résistance

Partagez !

La culture athée, chaque année, en France, se transmet de manière croissante, circule dans les familles, dans les associations, dans les livres, dans une conscience réaliste du monde, dans les gestes de celles et ceux qui refusent de confondre tradition et vérité.
Elle se transmet quand un parent explique à son enfant qu’on peut penser librement, quand un professeur ose dire que la science n’a pas besoin de permission, quand un jeune découvre qu’il n’est pas seul à ne pas croire en l’hypothèse d’un dieu. Elle se transmet quand une association rappelle que l’athéisme est une conviction, une vision du monde, et même un projet politique, quand des influenceurs ou des groupes athées sur les réseaux s’opposent aux multiples incohérences des croyances.
Cette transmission passe aussi par les structures qui ont osé se lever, telles que l’Union Rationaliste, l’UAAR en Italie, Humanists UK, Atheist Ireland, l’Association Belge des Athées, et en France l’Union des athées, et bien sûr, Génération Athée.
Ces structures sont toutes différentes, toutes imparfaites, mais toutes porteuses d’un même fil : l’idée que la liberté de conscience ne vaut rien si elle n’est pas défendue au sein des nations, en opposition aux lobbys religieux, à leur entrisme, leur ingérence, leurs alliances idéologiques et leurs effets sur les politiques publiques.
Cette conviction se transmet aussi dans les livres, dans les conférences, dans les combats pour la laïcité, dans les refus de céder face à des institutions puissantes, installées car imposées depuis des siècles au cœur des pouvoirs. Et malgré qu’il soit sans cesse discriminé, médiatiquement caché aux yeux du monde, l’athéisme, le refus de croire en l’idée d’un dieu, gagne chaque jour du terrain sur les croyances, se transmet dans l’éducation, dans les discussions du quotidien, et dans la manière d’apprendre à penser par soi‑même.
La démocratie n’a jamais demandé aux athées de rester silencieux… JAMAIS, et en cela nous devons être lucides, comprendre que les religions ne sont pas seulement des croyances, mais des forces politiques organisées, structurées, financées et stratégiques.
Alors la transmission athée devient un acte de résistance…
Elle construit, refuse que l’idée d’une morale vienne d’une simple hypothèse, affirme que la justice, la solidarité, l’égalité ne sont pas des cadeaux divins mais des choix humains. Elle est dans nos raisonnements de tous les jours, se transmet parce qu’elle est nécessaire, indispensable face à des religions qui infiltrent, influencent et tentent de nous manipuler, de nous faire taire, de nous bâillonner.
Donner en héritage notre athéisme, nos non‑croyances en l’hypothèse d’un divin, fait partie de ces actes de résistance que chacune et chacun d’entre nous avons l’obligation de transmettre aux générations futures. Une transmission qui dit que la vie n’a pas besoin d’un au‑delà pour avoir du sens, que la dignité humaine suffit, et que la liberté n’a pas besoin de permission.

G. Ragnaud

Images liées:

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.