Il y a quelques années encore, personne ne se définissait comme athée réformiste. Et pour cause : l’athéisme réformé n’existait pas.
Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à nous revendiquer athées réformistes, à considérer que l’athéisme ne peut pas rester éternellement cantonné à la seule question de l’existence ou non d’un dieu.
Depuis toujours, les religions s’organisent, disposent de représentants, interviennent dans le débat public, défendent leurs intérêts, leurs valeurs et leurs exigences. Il est donc temps que les athées en fassent autant, se coordonnent, soient représentés, prennent leur place dans le débat public, défendent leurs convictions, leurs intérêts et portent leurs propres exigences.
L’athéisme réformé est né de cette réflexion. Il propose de faire de l’athéisme une conviction non religieuse, pleinement assumée, humaniste, rationnelle et engagée dans la société. Une pensée capable de parler de démocratie, d’éducation, de sciences, d’éthique, de libertés, d’égalité, d’économie ou encore d’environnement, mais aussi de défendre les intérêts des athées et de s’opposer politiquement aux entrismes politico-religieux.
C’est tout cela que, depuis maintenant plus de 15 ans, nous construisons, pierre par pierre, apportant à l’athéisme un courant de pensées nouvelles, actives, laïques et humanistes. Et c’est avec vous, athées réformistes de la première heure, que nous allons construire le monde de demain, un monde d’évolution, opposé aux religions, à leurs dogmes, à leurs mensonges et à leurs fantasmes.
Tous les courants de pensée ont, comme nous, commencé par quelques personnes convaincues qu’une autre manière de penser était possible.
Alors oui, les athées réformistes sont encore une espèce en voie de construction…
Mais l’évolution continue. Et la raison avance.
Gilles Ragnaud

