Quand la base, c’est-à-dire ce qui n’est au départ qu’une simple hypothèse, « l’idée de l’existence d’un dieu », est posée comme une vérité absolue, sans preuve et sans démonstration, alors tout ce qui s’ensuit ne peut être que construction, invention, récits accumulés, mensonges bâtis sur d’autres mensonges.
Car une fois ce premier glissement accepté, tout devient possible, les miracles surgissent là où il n’y a que des phénomènes inexpliqués, des délires ou des hallucinations, les textes, récits de fictions, sont rendus intouchables tout en étant indémontrables, on invente et impose des « reliques », on les fait passer pour des choses sacrées sans jamais remettre en cause leur véracité. On raconte, on enjolive, on répète, on adapte, on endoctrine, on en tire du pouvoir.
Au sanctuaire de Lourdes, lieu de business par excellence, des foules entières conditionnées et formatées par le mensonge viennent chercher des guérisons que seule l’Église proclame comme étant miraculeuses, mais que jamais la science n’a confirmées. Notre-Dame de Lourdes n’est qu’une mise en scène, un théâtre à ciel ouvert, un spectacle organisé par des professionnels de la mystification, pour toujours mieux enfermer les victimes, les faire croire à l’incroyable, faire demeurer le mensonge… car il faut qu’il demeure.
Ce genre de fumisteries ne se limite pas à la chrétienté, car ailleurs, sous d’autres cieux, d’autres affabulations, le même mécanisme se répète. Des pèlerinages vers des lieux dits saints, des tombeaux vénérés, des murs paraît-il chargés d’histoire, où le pauvre croyant en des canulars vient déposer ses espoirs, ses douleurs, ses attentes. Il touche, il prie, il implore, il espère sans que, bien entendu, jamais il n’y ait de réponse.
Dans les sanctuaires du monde musulman, autour de mausolées ou de lieux que le mensonge a fini par faire passer pour « bénis », de pauvres gens abusés cherchent des réponses qu’ils n’auront jamais. Dans des lieux de prière du judaïsme, au pied de pierres anciennes que l’on dit chargées de mémoire, d’autres viennent confier leurs souffrances et leurs espoirs, persuadés par le mensonge que l’invisible peut infléchir le réel. Les gestes diffèrent, les mots changent, mais la logique, le mensonge, demeure.
Et peu importe le lieu, ce qui porte les religions est uniquement l’affabulation, le récit mensonger de fictions improbables, des boniments auxquels les victimes doivent accorder une foi totale, des fables en guise de récits, de certitudes, de traditions.
Le reste n’est que propagande et stratégie.
On transmet ce qui renforce le mensonge, on efface ce qui le fragilise. Et peu à peu, derrière la répétition, le doute disparaît et le mensonge devient réalité. Ainsi, d’un sanctuaire à l’autre, d’une religion à l’autre, ce n’est jamais la vérité qui circule, mais uniquement le récit, une narration nécessaire, entretenue, protégée.
Dans les pages des textes dits sacrés, qu’il s’agisse de la Bible, du Coran, de la Torah ou d’autres écrits fondateurs, des histoires à dormir debout deviennent fondatrices : mers qui s’ouvrent, morts qui ressuscitent, paroles divines transmises sans témoin, sans preuve, sans contradiction possible.
Et dans ces institutions créées pour entretenir le mensonge, l’affabulation devient un fond de commerce, au sens le plus brut du terme, ce sur quoi tout repose, ce qui alimente, ce qui fait vivre l’ensemble. Sans lui, il n’y a plus de « mystère », plus de pouvoir, plus d’autorité.
Et face à cela, il y a la raison, notre raison d’athée, une exigence de preuves, une demande légitime de distinguer ce qui est démontré de ce qui est seulement raconté.
Rappelez vous ami(e)s athées, ce qui commence par un mensonge ne peut produire que d’autres mensonges… le monde a besoin de raison.
G. Ragnaud

