S’il n’existe aucun mouvement athée réformiste de droite, c’est tout simplement parce que les deux concepts sont antinomiques.
À la base, l’athéisme réformé n’impose aucune orientation politique, mais dès lors que l’on travaille rationnellement à un athéisme capable d’exister dans la société, certaines conséquences apparaissent, et là, c’est l’orientation politique qui s’impose d’elle-même.
En effet, défendre une stricte égalité entre les convictions, combattre les privilèges accordés aux religions, défendre une école publique et laïque, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des personnes LGBT+, la « liberté de disposer de son corps, le droit à mourir dans la dignité, la justice sociale, une démocratie plus directe et une société construite autour de l’humain… ce sont clairement, et nous n’y sommes pour rien, des valeurs de gauche.
Nous n’avons donc pas créé l’athéisme réformé pour qu’il soit de gauche, c’est le développement jusqu’au bout de sa logique politique, sociale et sociétale qui nous y a conduits : une gauche républicaine, laïque et profondément attachée à la liberté de conscience.
Gilles Ragnaud

