Liste non exhaustive des libertés que les religions restreindre dans la loi, les institutions, ou par pression sociale.
Libertés individuelles et corporelles
- Disposer de son corps, contraception, IVG, stérilisation volontaire
- Choisir sa fin de vie, refus de soins, aide à mourir
- Autonomie sexuelle, relations consenties hors mariage, divorce, remariage
- Orientation sexuelle et identité de genre, droit de vivre sans “thérapie” ou injonction de “guérison”
- Droit de s’habiller comme on veut, sans codes moraux imposés
- Liberté de manger, boire, consommer selon ses choix, sans interdits rituels imposés à tous
- Liberté de disposer de sa santé, accès à l’éducation sexuelle, prévention, vaccination, recherche biomédicale
Liberté de conscience
- Droit de ne pas croire, de douter, de changer d’avis
- Droit de quitter une religion sans menaces, exclusion, harcèlement, ou sanctions
- Droit de critiquer une religion, ses dogmes, ses institutions, sans être intimidé
- Droit de penser par la raison, la science, la philosophie, sans être culpabilisé
Liberté d’expression et de création
- Liberté de blasphémer, de caricaturer, de satiriser, de questionner
- Liberté artistique, littérature, cinéma, humour, musique, sans censure morale
- Liberté académique, recherche, enseignement, sans “vérités révélées” qui fixent la limite
Libertés des femmes
- Égalité dans le couple, refus de la soumission “naturelle”
- Droit de travailler, d’étudier, d’hériter, de circuler, de s’émanciper
- Droit de refuser un mariage imposé, un contrôle familial, une tutelle morale
- Droit de ne pas être réduite à la maternité, à la “pureté”, à l’obéissance
Libertés des enfants et des adolescents
- Droit à une enfance sans endoctrinement, culpabilisation, peur, menace d’enfer
- Droit à l’éducation scientifique, à l’esprit critique, à l’histoire complète
- Droit à l’éducation affective et sexuelle, à la prévention, à l’information
- Droit d’être protégé contre les violences “disciplinaires” justifiées par la foi
- Droit de ne pas être assigné à un rôle de genre dès l’enfance
Libertés familiales et conjugales
- Droit de former une famille hors normes religieuses, union libre, familles recomposées
- Droit au divorce sans stigmatisation
- Droit à l’adoption et à la parentalité pour les couples non conformes aux dogmes
- Droit de se marier civilement sans pression religieuse, ou de ne pas se marier
Libertés civiques et politiques
- Liberté de voter et de légiférer sans “ordre moral” imposé à toute la société
- Liberté de participer à la vie publique sans passer par une autorité spirituelle
- Liberté d’être un élu ou une élue sans devoir “respecter” des interdits religieux
- Liberté d’organiser l’école, l’hôpital, la justice, la recherche, sans dogme dans les décisions
Libertés à l’école et dans l’espace public
- Liberté d’apprendre sans créationnisme, réécriture de l’histoire, ou pression doctrinale
- Liberté d’avoir une école réellement neutre, sans prosélytisme ni privilèges
- Liberté de vivre ensemble sans séparations imposées, assignations, interdits sociaux
Liberté économique et sociale
- Liberté de travailler sans prescriptions religieuses obligatoires
- Liberté de créer, d’entreprendre, de produire, sans interdits basés sur le sacré
- Liberté de consommer sans normes religieuses imposées par la pression communautaire
- Liberté de disposer de son argent sans dîme sociale, chantage spirituel, ou culpabilisation
Liberté face à la justice et aux droits
- Droit à une égalité réelle devant la loi, sans exceptions fondées sur le sacré
- Droit à la protection contre les violences, y compris quand elles se cachent derrière la tradition
- Droit à des institutions civiles fortes, sans tribunaux parallèles ni arbitrages religieux
Conclusion
Ces restrictions n’ont rien de marginales ou d’accidentelles. Elles sont commune aux religions des lors qu’elles passent du spirituel au politique, et veulent transformer leurs dogmes en normes collectives. À chaque fois qu’une liberté recule au nom du « sacré », ce n’est plus une croyance qui s’exprime, c’est un pouvoir qui s’impose.
Défendre les libertés, c’est refuser que des convictions intimes deviennent des lois communes. C’est rappeler que dans une République digne de ce nom, aucune vérité révélée ne peut primer sur la liberté de conscience, l’égalité des droits et l’autonomie des personnes.
C’est, entre autres, pour cela que j’ai créé le courant d’athéisme réformé, un athéisme engagé qui s’oppose à la transformation des dogmes en règles communes, à ces restrictions imposées aux collectivités, aux corps, à la sexualité, à l’obéissance aveugle, à l’interdiction de critiquer, et à toute sanctuarisation morale prétendant gouverner la vie civile.
L’athéisme est une voix civique, intellectuelle et morale, et l’on voit, au travers de ces quelques lignes, à quel point son engagement est essentiel dans une République laïque et démocratique, dès lors que l’enjeu n’est pas la foi des uns, mais la liberté de tous.
Défendre ces libertés, c’est faire vivre la République, et c’est le rôle politique de Génération Athée.
G. Ragnaud

