Le Vatican créé un tribunal pour juger les évêques qui couvrent des abus sexuels… et nous ne sommes pas d’accord !

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…nous ne sommes pas d’accord, car même s’il s’agit de religieux, leurs crimes sont avant tout civils, tout comme leurs victimes.

 

Il n’est donc pour nous pas tolérable de voir se créer au sein même du Vatican, un tribunal, nécessairement religieux, pour juger des évêques, pour certains ministres d’état, coupables d’un silence qui lui n’est pas religieux. D’entrée l’accusation est elle même scandaleuse, ces évêques n’étant au sein de la cité non pas jugés pour avoir couvert des membres de leur congrégation accusé de pédocriminalité, mais pour «manquement à leur devoir professionnel». C’est un peu comme si on jugeait  un directeur d’école ayant couvert un instituteur abusant sexuellement de ses élèves, pour «désobéissance à sa responsabilité technique », c’est tout simplement intolérable, cette accusation pouvant vouloir dire tout et n’importe quoi. Non seulement les évêques ont couvert les membres criminels de leur église, mais en plus ils ont été eux même couverts directement par le Vatican. Alors comment peut-on aujourd’hui s’imaginer que ces derniers reçoivent un jugement correct, par un tribunal forcément arbitraire, car directement impliqué et compromis dans l’affaire, et surtout, qui va juger le Vatican pour son soutien aux évêques ?

 

Au vu de la tournure des choses, de l’historique de l’ensemble de cette affaire à la fois religieuse et hiérarchique, mais aussi d’État et surtout civile, on a du mal à croire qu’un tribunal interne à cet office, soit en capacité de juger et punir comme il se doit les personnes incriminées par ces accusations. La foi, le pardon religieux même s’il est sincère, ne doit pas avoir sa place dans un tribunal, or il serait étonnant que ces « valeurs » ne rentrent pas dans les discours et les plaidoiries des défenseurs, ni même dans les décisions de ceux qui auront pour tâche d’en conclure le verdict. Quelques « ave et pater » ne laveront pas, jamais les sévices subis par les milliers de gamins, pas plus qu’une retraite dans quelque couvent que ce soit, ce que nous attendons d’un tribunal étant l’application d’un code de justice non religieux, avec des sentences adaptées, chose que seuls des tribunaux civils sont en capacité de faire.

 

La volonté du pape François ne demeurera pour nous qu’une opération mains propres, un marketing restant une simple caricature de justice, plus sale car encore plus insultante pour les victimes, puisque religieuse et donc arbitraire.

 

Alors non, nous ne sommes pas d’accord, et nous allons le faire savoir !

 

Gilles Ragnaud

Le scandale des subventions de l’Etat aux religions, par Olivier Bach.

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Toutes les religions affirment qu’elles ne reçoivent aucune subvention de l’Etat.

L’Etat affirme ne donner aucune subvention aux religions.

Est-ce bien la réalité ?

 

Il semble utile de rappeler au préalable certains articles de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat :

 

Article 2.

La république ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

 

Concernant les associations cultuelles créées pour subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public d’un culte, on peut également lire :

 

Article 19.

Elles ne pourront sous quelques formes que ce soit, recevoir des subventions de l’état, des départements et des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparation aux édifices affectés au culte public.

 

La loi est très claire, l’Etat ne peut fournir aucune aide financière aux différentes religions pour subvenir à leurs charges de fonctionnement.

 

Et effectivement, les religions catholique, protestante, musulmane et juive communiquent toutes qu’elles ne reçoivent aucune subvention de l’Etat et qu’il leur est nécessaire de faire appel à la générosité de leurs membres.

Ainsi les religions ne vivraient que des dons. On peut pourtant lire, par exemple, sur le site internet du diocèse de Paris :

 

« Si vous voulez donner 150 euros, vous pouvez verser 440 euros (car 290 euros seront déduits de vos impôts). »

 

L’association religieuse reçoit ainsi 440 euros d’une personne qui n’en a donné en réalité que 150 euros. C’est donc bien l’Etat qui paye la différence en acceptant de percevoir moins d’impôts de la personne qui fait un don à son église. En effet, l’Etat accepte que 66% d’un don à une association cultuelle soit déduit de son impôt sur le revenu dans la limite de 20% de son revenu imposable. Une entreprise peut également faire un don à une église. Elle pourra, dans la limite de 0,5% de son chiffre d’affaire, déduire de son impôt sur le revenu ou société, 60% du montant de ce don.

 

Le crédit d’impôt est un coût pour l’Etat. Or cette déduction fiscale est transférée intégralement aux différentes religions.

 

Comment ne pas appeler un tel avantage une aide financière de l’Etat aux églises et donc une subvention sous une forme indirecte. Il semble difficile d’admettre que cet avantage soit conforme à l’article 19 de la loi de 1905.

 

On trouve ainsi des centaines d’associations cultuelles catholiques, protestantes, musulmanes et juives qui reçoivent des dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu des donateurs.

 

Afin de pouvoir bénéficier de cet avantage fiscal sur les dons et legs, une association non cultuelle doit être reconnue d’utilité publique. Or suivant les indications contenues sur le site associations.gouv.fr, pour être reconnue d’utilité publique une association ou une fondation doit oeuvrer pour l’intérêt général et agir sur le plan national. Il semble difficile d’admettre que les associations cultuelles répondent à ces critères. Il s’agit donc d’un privilège donné aux religions. Mais il faut également reconnaître, en consultant la liste des associations reconnues d’utilité publique publiée par le ministère de l’intérieur, que la majorité d’entre elles ne répondent pas non plus à ces critères.

 

La question est de savoir quelle est l’importance de ce financement de l’Etat aux religions, sachant qu’il ne provient pas seulement de déductions sur l’impôt sur le revenu mais aussi sur l’ISF et des exonérations de droits de successions, de mutation et du prélèvement de 20% sur les assurances vie.

 

L’Etat ne donne aucune information sur le montant des déductions et exonérations d’impôts au profit des associations et fondations religieuses. Il est néanmoins évident qu’il se chiffre en centaines de millions d’euros.

 

Toutes les religions en profitent, mais l’église catholique en est la principale bénéficiaire compte tenu de son importance. A ce titre, il est très intéressant d’analyser les éléments qu’elle fournit sur ce sujet. Ils sont édifiants et méritent d’être connus.

 

La consultation du site internet de la Conférence des Evêques, eglise.catholique.fr, permet de connaître les différentes ressources de l’église catholique en cliquant sur « Donner et léguer à l’église catholique ».

 

Il est indiqué au préalable, que la première source de revenus est le « denier de l’église » qui représente « 30% des ressources globale de l’église catholique. Une ressource essentielle destinée à assurer la vie matérielle des prêtres et la rémunération des laïcs salariés. »

En rentrant plus dans le détail, il apparait que les chiffres ne sont pas toujours très clairs, mais il est possible d’en faire une synthèse.

 

On peut ainsi lire sur l’article « Les ressources de l’église » :

 

« En 2007, ont été collectées en France métropolitaine, 481,46 millions d’euros (legs non compris) répartis de la manière suivante :

Denier de l’église (dons collectés annuellement), 208,8 millions (soit 43,4%).

Quêtes, 141,52 millions d’euros (soit 29,4%).

Casuel (offrandes faîtes à l’occasion des mariages, enterrement, baptêmes), 74,28 millions d’euros (soit 15,4%).

Offrandes de messe (dons effectués pour faire célébrer une messe à une attention particulière), 56,86 millions d’euros soit (11,8%). »

 

Le denier de l’église catholique provenant de dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu est de 208,8 millions d’euros, on peut en déduire que l’Etat subventionne indirectement l’église catholique d’un montant de près de 140 millions d’euros tous les ans, ceci représentant 20% de son budget de fonctionnement. Est-ce normal ?

 

D’autant plus que ce ne sont pas les seules aides financières fournies par l’état.

Il est aussi possible pour un particulier de faire un don à l’église dont il déduira non plus 66%, mais 75% de son ISF dans la limite annuelle globale de 50.000 euros.

Suivant la même logique que pour le denier, quand un particulier donnera en réalité 15.000 euros, l’église recevra 60.000 euros parce que l’Etat aura fourni une aide de 45.000 euros. L’avantage est considérable, mais les associations diocésaines n’y ont pas droit. Seules certaines fondations reconnues d’utilité publique peuvent en bénéficier du type de la Fondation Abbé Pierre. L’église catholique possède une telle fondation : la Fondation nationale pour la protection sanitaire et sociale du clergé de France.

 

On peut se demander pourquoi elle a été reconnue d’utilité publique car elle sert depuis 1987 à recevoir des dons permettant aux diocèses de financer une partie de leurs cotisations sociales obligatoires (CAVIMAC) et complémentaires (Mutuelles Saint Martin). Cette activité s’est progressivement étendue aux religieux et religieuses. Son site internet précise également, que la fondation développe des actions pour la création, la mise aux normes et l’agrandissement de maisons de retraites, souvent médicalisées et qu’elle aide d’autres organismes, notamment la Délégation catholique pour la coopération, pour le financement de la couverture sociale des séminaristes volontaires à l’étranger. Pourquoi la couverture sociale des prêtres et des évêques est-elle d’utilité publique ?

 

Une telle fondation a normalement l’obligation de présenter un rapport financier. Or les seuls chiffres disponibles sur son site internet et téléchargeable comme étant le plan d’actions et d’objectifs pour la période 2007-2012, sont ceux de 2006 faisant état d’un nombre de dons reçus de 5922 pour un montant 1.105.909 euros, de l’octroi de 11 prêts pour un montant de 997.296 euros et des subventions accordées de 59.881 euros. Ces chiffres datent donc d’avant 2007, année qui a permis de recevoir des dons déductibles de l’ISF à hauteur de 75% grâce à la loi TEPA.

 

Doit-on s’étonner qu’un membre du Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, figure au conseil d’administration de cette fondation et qu’il ne soit pas attentif à ce que cette fondation publie un rapport financier détaillé et à jour ?

 

Juridiquement les associations diocésaines n’ont pas droit à des dons bénéficiant de cet avantage fiscal sur l’ISF. Pourtant, voilà ce qu’on peut lire sur le site internet du diocèse de Grenoble-Vienne :

 

« Donnez du sens à votre ISF en faisant un don au diocèse de Grenoble-Vienne pour ses prêtres…

Pour permettre au diocèse de Grenoble-Vienne de bénéficier de votre don, celui-ci devra être effectué à la Fondation nationale pour la protection sanitaire et sociale du clergé de France qui bénéficie, en qualité de fondation reconnue d’utilité publique, d’un dispositif fiscal particulier. En effet, les associations diocésaines n’ayant pas le statut de fondation, ne peuvent pas bénéficier des dons en réduction de l’ISF. La FNPSSCF reversera au diocèse de Grenoble-Vienne, l’intégralité des dons qu’elle recevra en sa faveur…

Un chiffre…5.645 euros, c’est le coût moyen annuel des cotisations vieillesse et santé pour chaque prêtre du diocèse de Grenoble-Vienne.

Un autre exemple…13.400 euros, c’est le coût moyen annuel de la formation d’un séminariste. »

 

Les cotisations vieillesse des prêtres et la formation des séminaristes peuvent donc être financées à hauteur de 75% par l’état grâce à un transfert d’une fondation habilitée à une association non habilitée à recevoir des dons déductibles de l’ISF. Est-ce bien normal ?

 

Après les dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu et les dons déductibles à hauteur de 75% de l’ISF, restent les legs donné à l’église catholique par testament.

Il faut savoir qu’ils sont exonérés totalement de droits de succession. Ce que l’on lègue à ses enfants ou à sa famille est imposable, mais pas ce que l’on lègue à l’église. Il est intéressant de consulter à ce sujet la brochure explicative « Legs-donations-assurances vie », téléchargeable au chapitre « dons et legs » sur le site internet de la Conférence des Evêques. Il s’agit d’un véritable traité de conseils fiscaux et mérite qu’on s’y intéresse. Voilà ce qu’on peut y trouver :

 

« Quelques recommandations autour du bénéficiaire du legs :

 

 Indépendamment des grandes associations connues, il existe de nombreuses associations de type loi de 1901 autour de l’église que des donateurs souhaitent quelquefois aider : toutes ne sont pas habilitées à recevoir des legs en exonération de droits de succession. Il faut donc s’en assurer. Dans la pratique des dossiers de succession sont bloqués, certains legs ne peuvent être délivrés parce que le bénéficiaire indiqué dans le testament n’est pas suffisamment bien déterminé ou n’a pas la capacité requise. »

 

Il est donc fortement conseillé de léguer à l’église et non aux associations « autour de l’église ». Le premier argument, faut-il s’en étonner, est fiscal grâce au privilège des associations cultuelles. Le deuxième est le risque de blocage du legs. Faire peur est toujours efficace…

 

« Eviter le « legs à mon curé » »

 

Pourquoi ce conseil sans autre explication ?

 

« Eviter le legs pour rénover l’église communale, à moins que ce soit pour le remplacement, l’embellissement du mobilier liturgique, la sonorisation, l’orgue, les bancs, le chauffage, car l’entretien proprement dit de l’église, propriété de la commune, relève de cette dernière. »

 

Ne peut-on pas considérer ce conseil comme scandaleux ? Pourquoi faudrait-il éviter de léguer son patrimoine afin de rénover des églises ?

 

« Legs à une congrégation religieuse : elles sont habilités à recueillir des legs et des donations en exonération de droits lorsqu’elles sont légalement reconnues. Mais un legs à l’association diocésaine peut être réalisé pour que cette dernière puisse promouvoir et favoriser le développement de la vie religieuse dans le diocèse. »

 

Le terme « éviter » n’est pas employé mais il est fort probable que le résultat soit le même, à savoir pousser à un legs au bénéfice exclusif de l’église catholique.

 

« Legs à la télévision catholique : il faut léguer à la « Fondation Notre Dame pour la télévision catholique, siège social à 75018 Paris, 7 rue Saint Vincent (reconnue d’utilité publique).

 

Il est pour le moins étonnant qu’une chaine de télévision religieuse appelée KTO puisse être financée par des legs exempts de tout droit de succession.

Créée en 1999 sous le nom de Société Internationale de Télévision et de Communication, avec des actionnaires prestigieux tels que Hachette, AXA, Studio canal, Lafarge, Belvision, elle a consommé quelques dizaines de millions de capitaux avant de passer en 2008 en association loi 1901. Sur son site internet, il est indiqué qu’après avoir failli cesser d’émettre en 2006 :

 

« Le moment était venu d’adopter un modèle de financement pérenne : l’appel aux dons et le statut juridique qui lui correspond : celui d’une association loi 1901. Depuis avec la même confiance que les ordres mendiants…KTO ne vit que de dons. KTO ne s’inquiète pas parce qu’elle sait pouvoir compter sur vous. »

 

On peut s’étonner que la forme associative soit considérée comme permettant un financement pérenne. De même, se comparer aux ordres mendiants semble légèrement exagéré quand on sait que l’Etat finance plus du tiers de ses charges.

Car sur le site internet de KTO , on trouve la phrase classique : « Un don de 48 euros me coûte 16 euros après déductions fiscales. »

Sont précisés naturellement les 66% d’avantage fiscaux sur l’IR et les 75% sur l’ISF.

 

Comment est-ce possible sachant que l’association KTO n’est pas reconnue d’utilité publique ? Il est indiqué que la Fondation KTO( on ne sait pas si elle est différente de l’association KTO), est placé sous l’égide de la fondation Notre Dame, et c’est naturellement la fondation Notre Dame et non la fondation KTO qui adressera au donateur un reçu fiscal. Pour recevoir des dons bénéficiant d’avantages fiscaux, il n’est donc nullement nécessaire d’être reconnue d’utilité publique. Faut-il s’étonner de voir exploser, depuis quelques années, le montant des dons déductibles de l’IR et de l’ISF ?

On peut également lire sur le site de KTO :

 

« …Les français passent chaque jour trois heures devant la télévision. Les nouvelles générations sont celles de l’image. Comment passer à coté de ce puissant moyen de diffusion de l’évangile ? N’est-ce pas à nous de prendre les moyens pour qu’elles puissent faire grandir les hommes ? Leur donner envie de connaître le Christ, les Evangiles, son Eglise ?

 KTO, chaine de télévision gratuite, ne reçoit aucune subvention. Elle vit grâce à la générosité des chrétiens. Plus de 100.000 personnes soutiennent déjà la chaine et garantissent son indépendance et la qualité de ses émissions, tout en évitant que ses programmes soient envahis par la publicité. le coût des programmes est 125 fois inférieur à celui des autres chaines généralistes : 12 euros la minute tout compris !

C’est pourquoi la télévision catholique a besoin de trouver chaque jour que Dieu fait, les moyens de financer ses programmes ; nous avons confiance dans l’Esprit Saint et nous avons confiance en vous pour que vive et grandisse la télévision catholique. Pour que l’évangile puisse rayonner dans des millions de foyers, depuis les postes de télévision. »

 

Les responsables de cette télévision ont raison de faire confiance à l’Esprit Saint. Il leur a permis d’être couvert par une fondation reconnue d’utilité publique et d’être ainsi financé essentiellement par l’Etat.

 

Mais revenons à la brochure explicative « Legs-donations- assurances vie ».On peut y lire ces phrases étonnantes :

 

« Non, un legs à l’Eglise ne lèse pas votre famille.

Compte tenu des règles fiscales, tout en faisant un legs à l’Eglise, vos neveux peuvent recevoir le même montant qu’ils auraient eu sans ce legs. »

 

Incroyable, mais vrai. Cela mérite quelques explications.

On ne s’étonnera pas de trouver sur cette brochure un nombre important de modèles de testament destinés sans aucun doute à aider celles et ceux qui ne savent pas comment transmettre leur patrimoine.

Il y en a sept, qui permettent dans tous les cas de figure de léguer son patrimoine à l’église. En voici un exemple :

 

« – Tout léguer à l’Association diocésaine et faire des legs particuliers (à des neveux ou autres)

 

Ceci est mon testament qui révoque toute disposition antérieure.

Je soussignée Madame Claude Marie DURANT, veuve de Monsieur Jean Dupont, née à Boulogne sur Mer (Pas de Calais), le 15 janvier 1928, demeurant à GRAND (85000), 28 rue des Mésanges,

institue pour ma légataire universelle l’Association Diocésaine de…, dont le siège est à (adresse) à charge pour elles de délivrer les legs particuliers suivants, nets de frais et de droits :

Nature ou valeur : …………….

 A Mr, Mme ou Mlle :………………………

Nature ou valeur :……………………….

 A Mr, mme ou Mlle :………………………

Fait à GRAND, le 3 janvier 2006

(signature)

 

NB : Dans ce cas la valeur léguée aux personnes ne doit pas dépasser ce qu’il leur serait revenu après impôts, si elles avaient reçu la totalité de l’héritage. »

 

Ce NB mérite une explication que l’on peut trouver sur le site du diocèse de Coutances et d’Avranches intitulée :

 

« UNE FORMULE ORIGINALE : FAIRE BENEFICIER VOS PROCHES ET L’EGLISE CATHOLIQUE

 

Il y a plusieurs façons d’aider l’Eglise en faisant un legs. Parmi d’autres, cette formule originale mérite d’être mieux connue. Ainsi à titre d’exemple, vous pouvez faire un legs à l’Eglise tout en privilégiant vos neveux (sans frais et droits particuliers). Il existe aujourd’hui une formule simple qui dégage vos proches de tous soucis.

 

Comparons à l’aide du tableau ci-dessous :

 

VOS NEVEUX SEULS

  

Vous disposez d’un patrimoine de 300.000 euros

Vous léguez tous vos biens à vos neveux en supposant qu’ils sont trois.  

Vos neveux paieront 45% de droits de succession, après un abattement personnel de 7818 euros et une réduction sur le montant à payer de 2 398 euros, soit dans notre cas, 122 446 euros.  

Il leur restera net en héritage 177 952 euros (hors frais d’actes).  

Tout le reste va à l’Etat. 

Dans ce cas, votre patrimoine produit en tout 177 952 euros pour vos neveux (et rien pour l’Eglise).

 

VOS NEVEUX ET L’EGLISE

 

Vous disposez d’un patrimoine de 300.000 euros 

Vous faites un legs universel à l’Eglise (Association diocésaine). L’Eglise reçoit le bénéfice de votre legs soit 300 000 euros nets (puisque l’Association Diocésaine est exonérée des droits de succession).

Mais vous souhaitez que vos neveux reçoivent la somme qu’ils auraient eue s’ils avaient hérité directement.

Dans votre testament, vous confiez à l’Association Diocésaine le soin de réserver un « legs particulier » (net de frais et de droits) à vos neveux. Ils toucheront donc 177 952 euros d’ « héritage ».

L’Association Diocésaine s’acquittera, à leur place, des droits de 45% après abattement et réduction, soit 67 126 euros (hors frais d’actes).

L’Eglise gardera pour elle 54 921 euros. 

Dans ce cas, votre patrimoine produit 177 952 euros pour vos neveux plus 54 921 euros pour l’Eglise. 

 

Note : s’il s’agit de parents plus éloignés (au delà du 4ème degré) ou de non-parents, les droits indiqués ci-dessus seront de 60% après abattement de 1 564 euros. Mais attention ! Cette formule n’est pas faite pour détourner la loi, et concerne prioritairement un soutien à l’Eglise. »

 

La démonstration est parfaite et ressemble à une « production  » miraculeuse au bénéfice de l’église. Faut-il s’étonner que l’église n’indique pas que, par cette « formule originale », c’est l’Etat qui est lésé de 54 921 euros ? Il est difficile d’imaginer que des croyants s’opposent à un tel montage puisque l’église leur prouve qu’il est transparent pour leurs héritiers. Ils ne font qu’une bonne action de plus comme le montre ces passages contenus dans la brochure sur les legs :

 

« Pour votre famille, un legs à l’Eglise est un acte chargé de sens, c’est un message de votre part, une affirmation de votre foi, de vos convictions profondes, de vos choix et de vos priorités au-delà de la mort. »

 

« Le testament, dans la Bible, c’est d’abord une alliance, un pacte :

Dans l’Ancien Testament, c’est l’Alliance conclue entre Dieu et son peuple Israël.

Dans le Nouveau Testament, c’est l’Alliance conclue par le Christ, entre Dieu et toute l’humanité,

c’est la nouvelle et éternelle alliance.

Dans une Alliance, chacun s’engage : « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. »

Chacun donne et chacun reçoit.

Dieu aime le premier et il nous donne le premier.

Nous ne pouvons que lui rendre. »

 

Pour que le message soit bien compris, sont ajoutés des commentaires de testateurs et d’un prêtre :

 

« Ce que j’ai reçu, Dieu me l’a donné, je veux le lui rendre. »

« Dans ma vie l’Eglise m’a aidé : à ma mort, je L’aide pour qu’Elle vive. »

« Héritier du Christ, je lègue à mon tour à son Eglise. »

« Ce que j’ai reçu de l’Eglise, je Le lui rends. »

 

Un croyant sincère peut-il résister à de tels arguments ? Il faut rendre à Dieu ce qu’il nous a donné en faisant un testament au profit de l’église catholique.

Qui est responsable de cet énorme détournement d’impôts ? S’agit-il d’un abus de droit, d’autant plus que les sommes peuvent être considérables. Il n’est plus question de quelques dizaines ou centaines d’euros mais il peut être question de centaines de millions d’euros que l’Etat accepte de ne pas percevoir pour qu’ils soient portés au crédit des religions. Dans ce cas, faut-il noter également qu’il n’y a aucune participation directe du particulier ? Les montants perçus par l’église proviennent intégralement de l’Etat.

L’église catholique a parfaitement compris le bénéfice qu’elle peut tirer de cet avantage considérable.

On apprend sur le site de la Conférence des Evêques, que les diocèses ont créé un poste de « délégué-legs » :

 

« Depuis 2007, une large majorité de diocèses ont nommé un « délégué-legs » : spécialement mandaté par l’évêque, il a pour mission de promouvoir les legs à l’Eglise auprès des fidèles du diocèse. Ce n’est pas un spécialiste du règlement des successions mais plutôt un communicant.

La conférence des évêques de France a mis à disposition des « délégués-legs » un certains nombre d’outils : ces affiches, flyers, dépliants, panneaux, textes pour internet et pour d’autres supports…reprennent tous les mêmes visuels, mais peuvent être adaptés par chaque diocèse en fonction de ses besoins.

Des outils plus techniques- brochure explicative pour le grand public et pour les notaires…- sont également à la disposition des délégués-legs. Il appartient à chaque délégué-legs de déterminer ce qu’il lui parait le plus adapté à son diocèse : affichage, mailing, réunions d’information, page internet dédiée du site diocésain, rendez-vous avec les notaires, etc. »

 

Il semble difficile de douter de l’efficacité de telles actions qui se passent de commentaires. Il y a tout lieu de penser que les legs représentent pour l’église catholique des centaines de millions d’euros.

 

Les députés qui ont permis ce détournement d’impôts en connaissent-ils le montant ? En tout état de cause, il est impossible aujourd’hui de continuer à affirmer que l’état ne subventionne pas les religions : car si les informations précédentes concernaient l’église catholique, les religions protestantes, musulmanes et juives profitent également des mêmes avantages.

 

Est-ce à l’Etat de participer largement aux frais de fonctionnement des religions comme c’est le cas actuellement ?

 

Il semble nécessaire qu’un débat soit lancé sur ce sujet.

 

Retrouvez cet article sur le blog d’Olivier Bach : http://www.olivierbach.fr/article-le-scandale-des-subventions-de-l-etat-aux-religions-65493537.html

La laïcité est-elle vraiment la solution ?

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Le débat fait de plus en plus rage dans les milieux religieux, mais aussi et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, non religieux. Les raisons de ces débats sont bien sûr différentes selon les convictions, les croyants demandant plus de libertés d’expression, les athées, ou du moins une partie grandissante, invoquant et relevant eux nombre d’incohérences et autres maladresses de la part de la laïcité, d’où la question de savoir si oui ou non la laïcité est vraiment la solution.

 

Une laïcité dénaturée est impossible dans la pratique.

La première de ces maladresses est à la base même de la loi laïque, celle de ce concept d’une séparation d’entre l’église et l’État, cette idée étant maladroite dans le sens où l’on ne crée pas une nation en prônant la séparation, la désunion ou encore la sécession, devant au contraire unir, rassembler dans le sens et le respect de la démocratie sans oublier personne. Elle est maladroite dans le sens où elle est mal dite et mal comprise, impossible à mettre en place dans la réalité, la loi laïque ne correspondant plus aujourd’hui aux besoins de l’État, des religions, mais aussi des aspirations athées, le malaise autour de cette loi allant au point où la laïcité doit sans cesse être rappelée, tentant de s’adapter aux réalités d’aujourd’hui en appelant par exemple dans une incohérence totale « au vivre ensemble, dans le cadre de la séparation laïque ».

On peut chaque année être témoin de cette maladresse, base de nombre de maux de notre société, les religions par exemple n’hésitant pas à rentrer dans le débat public, les politiques n’hésitant pas non plus dans leur grande démagogie, à sympathiser et traiter avec les religions, à les faire entrer dans les débats d’État et tout cela au grand dam des athées, qui eux n’ont toujours pas la parole, pas leur mot à dire.

 

 

L’athéisme n’est pas un compromis.

La laïcité crée dans le grand public et même chez nombre d’athées, un amalgame grotesque, celle que la laïcité représente les espérances athées, comme si les espérances athées étaient simplement la séparation d’entre l’État et les religions, comme si nous athées, n’avions pas d’autre revendication. Je rappelle juste que la laïcité est une forme de compromis avec les religions, ce qui n’est pas le cas de l’athéisme n’étant lui pas un compromis, les athées n’étant pas athées pour faire des arrangements avec les religions, mais bel et bien pour interagir avec nos sociétés, donner leur point de vue dont la base est, pour mémoire, « de ne pas concevoir l’existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit ».

Malgré cela je reste impressionné par le nombre « d’athées laïcs », c’est-à-dire de gens dénaturant totalement la base de l’athéisme, en ayant oublié le sens, en faisant une forme de tabou, au point où cet athéisme est totalement remplacé par la laïcité, ces gens ne parlant plus qu’en son nom et dans son sens, qui n’est, je le rappelle, rien d’autre qu’un compromis entre l’État et les religions, une loi où l’athéisme n’est même pas cité, car non reconnu par l’État. Une des conséquences est qu’il n’y a plus ou peu de débats entre religions et athées, n’ayant pas de débat non plus entre laïcs et athées, comme s’il était acquis que la loi laïque et que la raison athée n’avaient pas besoin de débattre, d’échanger sur leurs points de vue et leurs différences fondamentales, or ne pas permettre le débat ferme la porte à toute forme de communication, et donc évolution de la part des uns et des autres, et sans évolution rien ne change, tout stagne.

 

 

Laïcité, ou l’art de rester le cul entre deux chaises.

De même la laïcité pose d’autres problèmes encore plus vastes et dangereux, à commencer par cette incohérence qui consiste à prôner la séparation d’entre l’État et les religions, tout en acceptant un enseignement religieux, avec tout ce que cela peut engendrer de bêtises, dans des écoles au sein de notre nation. La phrase publiée il y a quelques jours sur « athée la communauté » en donne un exemple concret :  “Enseigner aux enfants de craindre ce qui pourrait potentiellement y avoir après la mort, c’est les cloitrer dans une prison appelée existence. Et cloitrer des vies au nom du “potentiel” est un véritable crime contre l’humanité…  que permet hélas la laïcité en France”. Des exemples comme celui-ci nous pouvons en compter des dizaines, l’État par la laïcité restant le cul entre deux chaises, se protégeant des religions tout en acceptant qu’elles continuent à distiller à grande échelle une éducation basée exclusivement sur une théorie qui n’a rien de scientifique. C’est ici encore une incohérence flagrante de la laïcité, étant un peu comme si on se vaccinait contre une maladie contagieuse tout en la cultivant industriellement dans des boîtes de Pétri.

 

 

Il est clair que pour moi la solution n’est pas dans la laïcité, car même si l’approche laïque par d’un bon sentiment, d’une forme d’évolution sociale rare, elle n’en reste pas moins le cul entre deux chaises, voulant ménager à la fois la chèvre et le choux, sans vraiment s’engager, ni dans le débat, ni en termes de démocratie. Bien évidemment,  il faut protéger la nation Française de toutes formes de retour à un État religieux, mais est-ce pour autant qu’il faut empêcher le débat politique sur la place publique. Pour ma part, et c’est un souhait qui est apparemment de plus en plus partagé, je milite pour une évolution de la laïcité, je dirais même une transformation totale de cette loi, préférant, et je sais que je vais provoquer des hurlements, laisser la parole en tout liberté démocratique dans le cadre de l’État aux religions, redonnant du débat entre les parties, sans séparation de quelque sorte que ce soit à ce niveau, et, par contre, au niveau social, cloisonner les religions exclusivement dans leurs temples, et non pas dans les écoles du pays.

 

C’est ce qui est proposé entre autres dans l’idée d’ATHÉÏCITÉ, une forme laïque transformée et bien plus moderne, car retournée dans le bon sens, celui d’admettre toutes les sensibilités dans le débat public, respectant ainsi l’idée de démocratie, tout en protégeant la vie sociale de ces sensibilités, les restreignant à transmettre leurs concepts hors des milieux scolaires.

 

J’espère ici ouvrir le débat vers une émancipation de la laïcité, vers un renouveau espéré pour le bien de notre nation et de sa jeunesse.

 

Gilles Ragnaud

L’athéisme, ce “truc”sans foi ni loi !

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ENTRE UN TIERS ET LA MOITIÉ DE LA POPULATION FRANÇAISE N’EST PAS RECONNUE PAR L’ÉTAT, ET C’EST SCANDALEUX !

 

Pour l’État Français l’athéisme reste un truc, un machin sans règle puisque défini par aucune loi, aucune législation ne déterminant ce qu’est l’athéisme et encore moins un athée. Or quand on en parle avec des représentants de l’État, ministres, députés ou encore sénateurs, la seule chose que ces gens ont à nous rétorquer est “la laïcité”, sortant ce mot, cette loi, comme étant une réponse évidente à l’athéisme. Mais si c’était le cas, il n’y aurait alors pas tant de groupes athées sur les réseaux sociaux, il n’y aurait pas autant de gens se définissant et se revendiquant athées, ses gens préférant surement se déclarer laïcs, prônant comme les laïcs la séparation de l’église et de l’État tout en appelant au rassemblement. Oui moi aussi “le rassemblement dans la séparation” ça me fait rire. La raison pour laquelle ces gens ne se revendiquent pas laïcs, est tout simplement due au fait que la laïcité n’est pas l’athéisme, car n’ayant pas les mêmes doléances vis-à-vis des religions, n’aspirant pas aux mêmes solutions et conclusions que la laïcité, autant pour nos sociétés que pour la marche de l’État. En tenant ce discours, les autorités de l’État et les personnalités politiques ne reconnaissent pas l’athéisme, et donc les pensées et convictions non religieuses d’une très grande majorité des citoyens français, dont vous et moi. Pour eux, pour la France, NOUS N’EXISTONS PAS !

 

 

Que l’athéisme soit sans foi est l’évidence qui nous rassemble tous ne concevant pas l’existence ou affirmant l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. Ce qui pas contre est totalement anormal, c’est qu’aujourd’hui en France cette pensée théorique n’ait aucune légitimité, n’ayant ni loi, ni même de texte explicite sur le sujet, et ce malgré que NOUS ATHÉES représentions la très grande majorité des citoyens de ce pays.

Si les religions pourtant tout aussi théoriques que notre athéisme ont des législations les définissant et définissant leur conduite en France et au sein de l’État, il n’y a donc aucune raison que les athées et l’athéisme n’aient pas eux aussi de règles instituant leurs positions théoriques, c’est d’autant plus illogique lorsque l’on sait combien nous représentons de citoyens en France.

 

Je conclurai par deux choses.

D’une : il est impératif que nous réclamions auprès de nos politiques, un statut législatif capable de nous reconnaitre comme étant une force représentative citoyenne.

De deux : il faut, et c’est la base de toute reconnaissance, que nous montrions à ses législateurs combien nous sommes représentatifs en France, devant pour cela savoir nous fédérer comme le font si bien les religions.

 

La base de notre problème est donc toujours la même, celle de ne pas être capable de nous réunir au sein d’une même association. Mais comptez sur nous comme nous comptons sur vous, car ensemble, dans peu, nous allons remédier à ce problème.

 

Gilles Ragnaud

Athéisme en France… Quel statut social?

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Si j’avais à faire une métaphore très à-propos, je dirais que pour l’instant l’athéisme n’est qu’un esprit sans corps, or les athées sont bien placés pour savoir combien il est difficile de croire en un esprit, ayant besoin de quelque chose de palpable, une forme visuelle sur laquelle s’appuyer avec squelette et entrailles, capable de donner une certaine image, un visage à l’organisme. Et bien pour la plupart des gens c’est pareil, un mot, une idée, une philosophie n’ayant pour eux pignon sur rue que si on leurs donnent des organes, une forme visuelle, un statut palpable avec lequel ils vont pouvoir échanger en toute simplicité. C’est à cet organisme que le titre de cette note fait allusion : QUEL STATUT SOCIAL POUR L’ATHÉISME EN FRANCE ?  

 

COMMUNIQUER !

Un statut social n’est en fait rien d’autre qu’un moyen de communication, offrant à tout un chacun, médias, politiques, religions, entreprises… nos concitoyens en général, un visage, un nom, une image et même bien plus que cela, puis qu’offrant une marque estampillée ATHÉE DE FRANCE, avec des gens la faisant vivre, l’articulant, lui donnant une structure, des gens avec qui on peut échanger, discuter, en bref, COMMUNIQUER. Faire passer un article auprès des médias, organiser un évènement, manifester dans les rues, être invité à s’exprimer, ou encore taper du poing sur la table, en gros participer pleinement à la vie politique, sociale et économique de notre pays, le tout bien sûr organisé en tant que représentant d’un ensemble fédéré, en étant quelques exemples de communication.

 

Nos revendications, base de notre statut social.

C’est parce que l’athéisme est une forme philosophique englobant à la fois une culture et une pensée propre, qu’elle a et revendique des positions particulières. Ainsi l’athéisme remet en cause une bonne part de ce qui forme l’ensemble de notre société actuelle, l’imaginant par exemple facilement émancipée de dieux, ou encore lui revendiquant des libertés éducatives plus ouvertes, des mœurs plus raisonnables basées sur du concret. Ainsi l’athéisme, au vu de ses positions rationnelles sur la création, ses approches liées à l’éducation ou encore sur l’idée de libertés individuelles et collectives, ainsi que sur l’ensemble des actions et positions générales de notre société, a clairement des revendications politiques, dans le sens primaire du mot, c’est-à-dire celui de participer à la vie communautaire.

 

Participer à la vie de la communauté est donc le fondement premier d’un athéisme moderne en France, notre statut social, forcément associatif, devant se tourner vers des revendications politiques, sociales et économiques aux exigences claires, devant savoir les communiquer avec les outils médiatiques à notre portée, auprès du plus grand nombre de nos concitoyens.

 

C’est donc à nous, l’ensemble que nous sommes, de faire en sorte que l’athéisme deviennent une empreinte responsable, une griffe indispensable à la vie de notre nation, devant en faire, avec tout le savoir-faire qui est déjà le nôtre, une marque Athée, estampillée Made in France!

 

Gilles Ragnaud

Athée et actif, un nouveau visage pour l’athéisme.

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Le chalenge que s’est donnée Athée la communauté n’est, il faut le dire, pas simple, car notre travail est de remettre en cause l’idée ancestrale de ce qu’est l’athéisme, et remettre en cause c’est automatiquement devoir faire face à l’incrédulité, déranger les gens dans leur quotidien et leurs habitudes. Mais remettre en cause c’est aussi donner de l’élan à des pensées et des positions nouvelles, étant indispensable pour les athées de se façonner un visage moderne, affichant nos capacités à prendre part à la vie de nos sociétés, montrant l’importance que nos avis ont sur le fonctionnement de l’État ainsi que sur le bien-être de nos concitoyens. Cette modernité passe par le fait de montrer une image plus ouverte de l’athéisme, se faisant dans l’échange et dans le respect de tous, voulant le rendre utile en le construisant dans un esprit de démocratie qui pour moi est essentiel, car permettant à chacun de s’exprimer dans le sens d’une évolution où les fondements athées seront enfin popularisés et reconnus par tous.

 

C’est cet athéisme là que vous et nous désirons, vos nombreux courriers ainsi que vos participations aux propositions que nous faisons le démontrant, réceptionnant tous les jours dans la boite mail de Société Équitable, vos idées, vos envies et vos implications. Nous en avons marre de cet athéisme endormi replié sur lui-même, vautré derrière l’écran de fumée du miracle de la laïcité, voulant être athées et actifs, montrer de quoi ensemble nous sommes capables, relevant nos manches pour façonner au même titre que les autres communautés, la face du monde.

 

Un nouveau projet sur les rails de l’athéisme.

 

Nous allons bientôt faire appel à plusieurs d’entre vous, leurs demandant de participer à l’ouverture de ce qui devrait être un nouveau paragraphe de modernité de l’athéisme, donnant toujours un peu plus la parole à d’autres visions athées, d’autres manières d’en voir l’engagement, les fonctions, le partage.

 

 

En attendant, je tiens au nom de ce groupe athée, à toutes et tous vous remercier pour vos partages de cet athéisme nouveau et moderne que nous construisons ensemble, n’évoluant que par la bienveillance et la compassion, préférant largement l’éducation à l’ironie.

 

N’oubliez pas, cet espace est fait pour vous, alors abusez en dans le respect de tous.

 

Gilles Ragnaud

 

Retrouvez Athée la communauté sur Société Équitable : https://www.facebook.com/pages/Soci%C3%A9t%C3%A9-%C3%89quitable/276914089077971?fref=ts

Quel athée êtes-vous ?

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Plus facile de faire de l’ironie, que de construire l’athéisme.

 

C’est difficile d’adhérer aux évolutions pour lesquelles Athée la Communauté s’est créée, l’idée de construire, d’apporter des idées, d’être consultés les uns les autres en toute démocratie n’étant pas l’apanage des athées, préférant en général, et on peut le comprendre, organiser de grosses marrades autour de dessins humoristiques sur les religions, certains plus autocrates que les autres, jouant les intellos imposant leurs nobles pensées de libres penseurs aux paroles bibliques.

Peu font preuve d’imagination, de remise en cause, et je ne parle pas de remise en cause des religions, mais bel et bien de celle des athées eux-mêmes, se contentant d’accuser, de dénoncer, de médire et de dénigrer les autres, le peu d’initiatives allant dans le sens de créer étant automatiquement remises dans le rang, celui d’un athéisme inutile et nombriliste incapable de se fédérer et de construire.

 

Athées Émancipez-vous !

 

Et pourtant depuis les attentats du 7 Janvier dernier, nous avons plus que jamais l’opportunité de prendre part aux débats, d’être force de propositions, d’intervenir et d’apporter des éléments différents à notre société laïque, devant aussi faire respecter les volontés qui sont les nôtres. C’est d’ailleurs une des demandes qui est faite dans les messages que nous recevons, d’aucun demandant à ce que les Athées soient représentés, se posant la question de savoir comment est-ce qu’il se fait que nous restons toujours dans l’ombre des religions et dans l’ombre de la laïcité, attendant comme beaucoup qu’enfin les athées prennent la parole, s’organisent et s’unissent entre gens ayant cette envie de construire, laissant les libres penseurs de côté, donnant selon les usages de la république la voix à chacun, la souveraineté à l’ensemble.

 

Et la démocratie bordel ?

 

Il se fait qu’Athée la Communauté, fait partie de Société Équitable, un réseau bien plus grand, où nous avons l’habitude de toujours poser les questions, de demander l’avis des autres, chacun en toute liberté donnant le fond de sa pensée, tout en ayant en tête que le but de nos débats est exclusivement celui de construire. En ce moment par exemple, nous travaillons sur « Athée Solidarité » voir http://www.societe-equitable.org/consultations_pro/projet_athee_solidarite.html, une idée lancée par l’un des membres, publiée en tant que projet, chacun pouvant interagir directement en donnant son avis, posant des questions, ou encore en proposant d’autres avancées, d’autres projets.

C’est dans cet esprit et seulement dans cet esprit que Athée la Communauté tente de fédérer, amenant chacun à interagir avec les autres, non pas dans des débats sans fin et autocrates, mais en réelle démocratie, où l’ensemble des idées et des avis sont réunis, débattus et votés au suffrage universel, chacun étant libre de donner sa voix.

 

Reste à savoir quel Athée vous êtes, si vous avez le sens de la démocratie, celle d’interagir avec les autres, d’accepter que l’on puisse penser différemment, gardant en tête qu’il ne s’agit pas là d’un exercice de pouvoir, étant tous présents exclusivement pour construire et représenter l’ensemble.

 

Allez jeter un œil aux projets que Société Équitable propose actuellement, donnez vos avis, édifiez avec les autres ce que l’athéisme représente pour vous, ce que vous aimeriez qu’il soit, et surtout n’hésitez pas à apporter vos propres projets, les présentant aux autres en toute démocratie.

 

G. Ragnaud

 

 

Retrouver Société Équitable ici : http://www.societe-equitable.org/, et n’hésitez pas à nous écrire à cette adresse : consultations-projets@societe-equitable.org.

SE REMETTRE EN CAUSE, REMETTRE EN CAUSE, ET DEFENDRE LA CAUSE.

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SE METTRE EN CAUSE.

Ce titre définit bien les trois défis qui attendent les athées pour les années à venir, à commencer par « se remettre en cause », c’est-à-dire se demander à quoi est-ce que l’on sert dans cette société.

La question peut se poser autrement, en se demandant en quoi est-ce que nous sommes utiles, sachant que nous ne le sommes qu’à partir du moment où l’on se rend utile, où l’on a une aura auprès de tous, où l’on parle de nous dans les médias, en défendant une position, une définition, des actes, en bref en œuvrant à une position claire et omniprésente de nos volontés. Or rien de tout cela n’existe, nous ne sommes pas médiatisés, nous n’avons pas d’aura particulière, aucun acte marquant le fait que nous soyons athées, et que nous donnions de nos personnes en tant qu’athées, étant en bref simplement inutiles.

 

REMETTRE EN CAUSE

Nous avons pourtant nombre de raisons de « remettre en cause » ce qui est, j’en avais fait une liste non exhaustive il y a quelques temps, ne pouvant accepter que ce monde tourne ainsi, ne pouvant rester à nous regarder le nombril en ironisant entre bons copains sur les religions, devant obligatoirement comprendre qu’au-delà de nos nombrils il y a des choses qui se passent sous nos yeux, de ces choses que nous devrions automatiquement remettre en cause, donnant de la voix, manifestant nos désaccords comme le font les Femens ou comme les membres de Greenpeace, ainsi que nombre de quidam totalement inconnus faisant preuve d’un courage et d’une conviction que les athées en France n’ont pas.

 

DÉFENDRE LA CAUSE

Rien pourtant ne serait plus simple que de former un noyau dur d’athées portant les premiers coups, montrant ce courage et ces convictions qu’il nous manque tant, ouvrant des voix nouvelles, proposant des projets nouveaux, à débattre, à construire, remettant en cause en se mettant dans la position d’être utiles aux autres, et pas forcément que dans l’opposition, mais aussi dans la solidarité. Défendre la cause c’est aussi et surtout vouloir défendre une vision différente du monde, des actions que nous voulons différentes et que nous devrions savoir autant que les autres défendre.

 

UNE AUTRE IDÉE DE L’ATHÉISME

Athée la communauté a rajouté une phrase à son logo, une phrase simple dont les mots donnent toute la philosophie athée militante qui est la nôtre, celle d’une autre idée de l’athéisme, devant se remettre en cause, remettre en cause et défendre la cause, et ne plus être athées et inutiles.

 

Gilles Ragnaud

Athéicité, une émancipation d’État.

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L’Athéicité est une avancée politique remettant en cause et remplaçant la Laicité, proposant une émancipation de l’État vis-à-vis des religions.

 

L’Athéicité agit directement sur les renes du pouvoir, n’acceptant plus le moindre lobby religieux dans les rouages de l’État. Elle agit aussi directement sur l’enseignement scolaire, le voulant exclusivement public mais pas unique, puisque donnant les outils de connaissances, mais aussi de recherche et de curiosité a chacun afin qu’il ait le plus grand champs de vision possible d’éducation.

L’Athéicité demande bien sur de réformer en profondeur une grande partie des institutions d’État, travail entrant dans tous les cas dans le cadre de réformes générales voulues pour une société équitable.

 

1.  L’Athéicité a pour mission premiere de rendre l’État responsable, c’est-a-dire ne plus admettre l’évolution de la société sur des théories dogmatiques basées sur des réponses anciennes a l’ignorance.

2.  L’Athéicité s’appuit sur la raison et les connaissances scientifiquement prouvées, pouvant accepter les théories a partir du moment ou elles sont rationnelles, cohérentes ou utiles a des recherches ultérieures.

3.  L’Athéicité n’admet plus les enseignements religieux dans le cadre de la scolarité. Tout comme il y a des lieux pour prier, il y a des lieux pour enseigner les religions.

4.  L’Athéicité donne des outils éducatifs, mais aussi de libertés individuelles et collectives, permettant a chacun via la curiosité et le savoir de trouver des réponses palpables aux grandes énigmes de notre monde.

5.  L’Athéicité laisse a chacun le soin ou non de recevoir un enseignement religieux ou de le prescrire a ses enfants.

 

Pourquoi mettre en place une Athéicité.

L’Athéicité vient en remplacement de la laicité pour plusieurs raisons, la premiere étant que la Laicité était prévue pour une séparation entre l’église et l’État, mais pas entre les religions et l’état, or depuis quelques années, avec l’émergence de l’islam en France, la laicité montre ces limites, devant faire face a de nouveaux défis sociaux, au nom d’un “respect des religions”. Ainsi la laicité a tendance a etre plus ouverte, devant faire des compromis, tenter la coexistence, au point ou l’État lâche du leste aux religions, rendant la laicité de plus en plus obsolète, inutile, les religions, aujourd’hui, faisant ce qu’elles veulent ou presque. La révision des lois Falloux en donne l’exemple, rendant la laicité “flexible, souple aux cultures religieuses et a leurs intérets” l’État ici montrant encore les limites de la Laïcité. Les lois laiques, et c’est la le plus grand reproche que l’on peut faire a la laicité, entre dans les mœurs des religions, ce qui est tout simplement inadmissible. C’est en cela qu’il est indispensable de remplacer la Laicité par une avancée politique plus adaptée au monde d’aujourd’hui, capable d’une vraie séparation, sans compromis, entre les religions et l’État.

 

 

L’Athéicité, une philosophie d’État Athée.

L’Athéicité, au-delà de son rôle de séparation entre les religions et l’État, se veut être une notion humble, car soutenant une philosophie du savoir et des connaissances avouant ne pas avoir de réponse a tout. Elle ouvre dans ce meme sens a la curiosité et a la recherche culturelle et au discernement de nos environnements quels qu’ils soient. L’éducation en est la clé principale, devant donc s’ouvrir a la totalité des citoyens, leurs donnant tous les moyens possibles a leur épanouissement personnel et collectif, le but principal étant de donner a chacun les moyens d’agir et participer tant qu’il le peut et le veut a la marche de l’avenir de nos sociétés.

 

C’est ici une autonomie intellectuellement, un gage d’avenir laissant les génies se développer, leurs donnant le carburant intellectuel et manuel nécessaire a l’épanouissement d’une société plus libre et ouverte, émancipée de croyances mythiques. Un tel État est impossible a réaliser s’il n’est pas indépendant de toute forme religieuse, l’Athéicité intégrant les religions dans et pour ce qu’elles sont, c’est-a-dire des curiosités culturelles ayant elles des réponses anciennes a l’ignorance.

 

 

Afin d’éviter les idées préconçues.

Ce que n’est pas l’Athéicité :

.   L’Athéicité ne va pas faire d’inquisition contre les religions.

.   L’Athéicité, n’empêche  personne de croire en ce qu’il veut.

.   L’Athéicité n’empêche pas les citoyens croyants de se présenter a toute forme de postes politiques.

.   l’Athéicité ne va pas débaptiser des villes portant les mots “saint ou sainte”.

.   L’Athéicité ne va pas arrêter les fêtes religieuses.

.   L’Athéicité ne va pas faire pression sur les médias, les laissant entierement libres de leurs choix.

Athéïcité, les prémices d’une nouvelle loi d’État ?

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Il y a quelque temps j’ai émis des doutes sur la laïcité, démontrant ses limites, son archaïsme face aux défis nouveaux auxquels elle doit faire face, je parle d’un renouveau religieux, plus agressif et médiatique. Il fut un temps où cette laïcité pouvait paraitre un bon compromis, ménageant à la fois la chèvre et le choux, convenant aux républicains de l’époque tout en laissant à l’église, des droits qui à l’époque pouvaient paraitre normaux. Mais les temps ont changé, et aujourd’hui force et de reconnaitre que la laïcité est une loi dépassée, débordante de contradictions, montrant  clairement ses limites face à la montée d’autres croyances aux mœurs et rites nouveaux, les moyens de médiatisation ayant eux aussi évolué, les journaux télévisés montrant dans l’instant les actes religieux partout dans le monde, l’apparition d’internet permettant de communiquer à la fois vers un ensemble et vers une personne en particulier.

 

De même, je soulevais un aspect pervers de cette laïcité, mettant l’État dans une position délicate, celui d’accepter les doctrines religieuses, le rendant forcément complice de leurs enseignements, tout en devant lui-même rester impartial. Je concluais par le fait qu’il serait grand temps de réfléchir à une autre philosophie (loi) sociale, capable de défendre coûte que coûte les libertés d’expression, tout en n’engageant pas l’État, ce dernier devant non seulement rester équitable, mais ne devant en plus pas avoir la moindre position, le moindre engagement séculier, c’est-à-dire opposant deux modes de fonctionnement.

 

L’athéïcité telle que je la conçois est une approche possible, ce mot, un néologisme, désengageant l’État, ne l’opposant pas à deux modes de fonctionnement comme le fait la laïcité, le désengageant de toute forme de reconnaissance des cultes et de leurs doctrines, tout en permettant bien entendu toujours la liberté des choix culturels. Cette athéïcité pourrait aussi permettre de faire face aux nouveaux enjeux sociaux, qu’ils soient médiatiques ou religieux, devant de par les lois républicaines remettre chacun à sa place, devant ses responsabilités et ses choix, cette athéïcité pouvant aussi s’engager dans une évolution permanente de l’éducation publique, donnant à chacun les outils nécessaires à une évolution plus rationnelle de l’histoire de l’humanité et du monde.

 

Tout ceci n’est bien entendu qu’une simple approche, celle d’une position plus moderne de nos sociétés, plus équilibrée et en phase avec les enjeux d’aujourd’hui, l’État devant de par cette athéïcité être garant d’une société émancipée de dieu, sachant défendre des valeurs plus responsables.

 

Il serait intéressant de lire d’autres approches, je vous y invite donc, cet espace étant aussi prévu pour cela.

 

Gilles Ragnaud

La laïcité rendrait-elle l’État Français complice de l’endoctrinement religieux ?

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J’avoue que je me pose la question, ne m’expliquant pas comment un État tel que la France, pourtant dit moderne, peut accepter qu’une grande partie de sa jeunesse soit éduquée dans des croyances totalement théoriques, aux rites obsessionnels, liés à des superstitions fétichistes et d’idolâtries ? Parce que ne nous y trompons pas, l’acceptation de la laïcité c’est aussi l’acceptation de ce type de croyances, permettant aussi à des écoles, des collèges et des lycées de les enseigner à des enfants, profitant de leur innocence pour leurs inculquer ce que l’on ne peut qu’appeler, de l’endoctrinement.

 

De même, je ne m’explique pas en quoi est-ce qu’un État moderne a besoin au nom des libertés individuelles et collectives, d’ouvertures multiculturelles au point d’en accepter des doctrines religieuses. C’est là un aspect pervers de la laïcité, un laisser faire et même pire, une complicité de la part de l’État dans l’endoctrinement de la jeunesse, cette laïcité ne concernant que les religions, ne permettant donc même pas l’idée de non croyance, d’athéisme et de non religion, en gros de philosophies émancipées de divinités.

 

A mon goût la laïcité est une « philosophie » incapable de répondre aux attentes d’une société moderne, étant bien trop laxiste, la séparation de l’État et des religions étant totalement détournée, ne mettant pas la nation et les citoyens à l’abri d’un retour à un État religieux. De plus la laïcité absout les religions, leur permettant même aux yeux de tous d’endoctriner et de fanatiser, se faisant la complice des débordements religieux ayant lieu sur notre territoire. On ne peut pas comme le fait actuellement la République avec sa laïcité, rester le cul entre deux chaises en voulant à la fois protéger l’âne et le chou, c’est à dire en voulant d’un côté défendre la liberté d’expression et de l’autre accepter des cultures religieuses faisant une interprétation toute personnelle de cette liberté d’expression, la limitant d’entrée de jeu à leur morale et à leur notion du respect, ce qui est déjà une incursion, une main mise dans les rouages de l’État.

 

La laïcité montrant ses limites, l’État étant incapable d’y faire face tellement elles sont contradictoires, les religions en profitant pour enfoncer le clou, je pense qu’il serait grand temps de réfléchir à une autre philosophie sociale, capable de défendre coute que coute les libertés d’expression, sans que quelles que morales que ce soient ne les mettent en danger par détournement ou autres formes de corruption, l’État devant savoir s’en protéger par des lois républicaines.

 

Gilles Ragnaud

Je suis athée, mais qu’est-ce qu’un croyant ?

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C’est une question que je me suis posé il y a très longtemps, la première à mon goût que tout athée digne de ce nom doit aussi savoir se poser. Quand j’ai su répondre à cette question, j’ai cessé les moqueries et autres railleries sur les religieux et les religions, je parle de cette petite guéguerre qui consiste à ironiser sans cesse sur leur dos. J’ai cessé tout cela parce qu’un jour je me suis rappelé que « l’on ne né pas croyant, mais on le devient, » cette conscience ayant fait toute la différence dans mon comportement et dans mes écrits, considérant que se moquer ou plus simplement manquer de respect envers un croyant, était aussi nul que de rire d’une personne atteinte d’un trouble inconscient grave. Ces personnes ne sont en effet en rien coupables de ce qu’elles sont, ayant juste été éduquées dans le sens d’intégrer un mensonge comme étant une vérité, victime d’un endoctrinement, devant vivre avec, l’idée même de la remettre en question étant pour elles un travail extrêmement difficile, car remettant en cause la totalité de leur vie et de ses rites aux dépends d’une autre forme de vérité. C’est là un véritable travail de remise en question, qu’en fait très peu sont vraiment capables de faire, et il ne s’agit pas là qu’un manque intellectuel, mais tout simplement d’une simple peur de faire face aux multiples contradictions de ce monde.

 

Pour ma part je n’ai jamais aimé l’ironie, drôle pour les uns, faisant mal aux autres, manquant immanquablement de respect, creusant des fossés aux conséquences souvent graves. Alors tout comme jamais je ne me moquerai d’une personne atteinte d’un handicap, ou ne me moquerai des traditions ou autres croyances d’un peuple autochtone, je n’ai de droit et de raison d’ironiser sur les croyants d’ici, n’étant pas mon rôle en tant qu’athée, préférant articuler mon athéisme dans un sens utile à tous.

 

Sachant les croyants irresponsables de leur croyance, l’athéisme doit donc être avant tout une forme de respect de l’autre, quel que soit cet autre, et c’est ce que j’essaie de faire passer dans la totalité de mes notes, ce respect devant en plus servir les croyants en leurs donnant les outils, les moyens utiles pour faire face à leur crédulité, à leurs contradictions et à leur peur en général de la vie et de la mort. C’est comme cela que nous devons faire grandir l’athéisme, le construire et le démocratiser, sachant nous mettre à la hauteur de chacun, donner de l’instruction, du savoir, permettre des choix différents, plus cohérents, et ce dès l’enfance, laissant à chacun le soin de ses choix futurs.

 

Pour arriver à cette construction nous avons une force extraordinaire que n’ont pas les religions, celle que nous en sommes justement pas une, n’ayant pas de théologie à faire passer, notre seul rôle étant par le verbe, c’est-à-dire dans le débat et l’éducation, celui d’offrir à tous le choix d’une instruction différente, la nôtre étant émancipée d’un dieu.

 

 

Pour finir, je cite le journaliste « Kamel Daoud » sur lequel il y a quelques mois a été prononcé une fatwa : “Il faut beaucoup de livres pour résister à un livre.”

 

Gilles Ragnaud

Athées, nous devons être présents partout.

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C’est aujourd’hui une évidence, l’athéisme, sa base commune, celle que nous partageons tous de ne pas croire en une entité supérieure, se démocratise, commençant au-delà des écrits à donner de la voix, restant malgré tout confiné à une communauté réduite. C’est en effet  bien de dire entre nous que dieu n’est qu’un mythe, mais si nous ne sommes pas capables de défendre cette théorie, de la partager, de lui donner des raisons d’être et de la justifier, alors jamais nous ne serons pris en compte, pris au sérieux, laissant les places qui devraient être les nôtres à des vendeurs de rêves, préférant faire évoluer notre société dans des valeurs théoriques. Nous avons donc l’obligation de donner de la voix, de montrer que nous environ 35 % de la population en France existons, revendiquant l’athéisme comme étant lui aussi une source d’inspiration pour les générations futures.

 

Pour ce faire nous devons donc être présents dans chaque manif pour la paix, pour la défense de valeurs sociales, dans chaque rencontre avec les médias, auprès des responsables politiques, etc. Nous devons aussi savoir apporter des solutions communes, des propositions plus politiques dans le sens premier du mot, c’est-à-dire au sein de la vie de cité, devant dans ce sens intervenir et s’opposer aux politiques pro-religieuses ou pro-laïques, et en ce moment il y a du boulot. Nous devons enfin savoir montrer qu’il n’y a pas besoin de croire en un mythe pour savoir construire un monde de bienveillance pour tous, pas besoin de croire non plus en une entité supérieure, pour prouver de solutions faites de compassion ou tout simplement d’amour et de respect de son prochain.

 

Dans cet objectif, celui de donner une impulsion nationale de démocratisation de notre pensée commune, je réfléchis à la mise en place sur l’agglomération Nantaise, d’une première « rencontre conférence » sur ce qui nous est sensible, y invitant bien sûr plusieurs auteurs et penseurs défendant notre théorie, rassemblant je l’espère nombre d’entre vous. Je vous invite d’ailleurs à ne pas hésiter à manifester votre intérêt à y être présents.

 

Il est grand temps, nous athées, de nous faire respecter en tant qu’individus insensibles aux croyances théoriques des religions, de nous faire respecter aussi en tant que citoyens, devant absolument avoir et prendre la parole afin de défendre nos visions du monde et de la société, nous avons pour cela la force du nombre, n’ayant plus qu’à y joindre nos volontés.

 

 

Gilles Ragnaud

Athéisme et anarchie.

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Il est souvent fait entre ces deux mots une forme d’amalgame, l’athée, celui qui ne croit pas en une entité suprême, étant dans ce parallèle automatiquement sans foi ni loi, refusant l’idée de hiérarchie et de disciplines morales, comme si le fait de ne pas croire en un dieu ôte toute forme de réalisme et de jugement. C’est d’autant plus surprenant que les athées pour la plupart sont des gens posés, doués d’une justesse humaine et sociale souvent plus soutenue que celle de beaucoup de nos semblables croyants. Ceci se comprend facilement dans le sens ou ne pas croire en un dieu implique de sortir du milieu dans lequel nos sociétés ont évolué depuis des millénaires, celui d’un monde où tout sans exception est et a été construit autour de l’idée d’un être suprême et de la crainte que nous pauvres humains devons en avoir. S’émanciper de ces croyances millénaires implique de se forger une vie différente via la création d’un encadrement social nouveau, régi par des règles distinctes souvent simplement naturelles, ainsi que d’une pensée libérée, devant se construire et construire son environnement et sa vie en général désenchaînée de toutes formes de principes religieux. Or se construire, échafauder son environnement, demande des aptitudes intellectuelles distinctes, souvent élaborées avec talent, devant à la fois savoir être par soi même tout en évoluant dans un monde où nous devons accepter les croyances en tout genres, ainsi qu’une laïcité laissant dans sa grande bonté passer l’idée de l’éventualité d’un être suprême.

 

Cela demande d’avoir foi en soi et en l’avenir, foi en les autres et en l’humanité en général, cela impliquant aussi d’avoir des règles de vie sociale incluant une forme de hiérarchie communautaire, comprenant que les uns ont ce que les autres n’ont pas, sont ce que les autres ne sont pas, chacun étant un ensemble indispensable à l’autre. Tout ceci, cette évolution sociale sans l’idée d’un dieu, avec cette conscience de ce que nous sommes pour les autres, va à contrario de l’idée de ce qu’est l’anarchie, l’athée n’étant ni sans foi ni sans loi, ne se distinguant pas non plus par l’absence d’idée d’une hiérarchie étatique, étant même au contraire constructeur, pierre essentielle de la communauté humaine.

 

Si anarchie il y a chez les athées c’est à mon gout exclusivement en celle de la raison, et encore, l’anarchie éventuelle n’étant ici qu’en opposition aux dogmes religieux, c’est-à-dire se refusant à admettre une hiérarchie au sommet de laquelle serait un être suprême. Mais qu’on soit clair, il ne s’agit pas ici d’égalitarisme ni même de confusion, mais tout simplement d’une conscience émancipée de mythe, construisant pierre après pierre un savoir libre, une pensée indépendante, une société et je dirais même une communauté humaine évoluant et se construisant sans qu’aucun dieu ni croyances religieuses ne s’imposent, laissant une liberté d’être dans nos éducations autant que dans nos coutumes, dans nos cultures autant que dans nos mœurs, dans nos valeurs morales autant que dans nos libertés individuelles et collectives.

 

De ces évolutions nous en sommes, nous humains du 21ème siècle, parmi les premières pierres, des milliers de générations futures bâtissant avec bien plus de savoirs, de lucidité et de responsabilités que nous un équilibre nouveau, où la bienveillance et la compassion pour tous et en tout primeront, et où l’idée “d’anarchie” et d’une “entité suprême” s’évanouiront d’elles-mêmes. C’est en cela que j’ai foi en l’humanité et en nos générations futures, et même si à notre époque cela ne reste pour l’instant qu’un songe, il n’en est pas moins un vœu, une imagination toute personnelle de ce que pourrait être l’avenir de notre monde.

 

 

Gilles Ragnaud

Faut-il une philosophie athée ?

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Il existe à travers le monde plus d’une trentaine de courants athéistes, allant du passéiste à la méthodologie en passant par le métaphysique, le dogmatique, ayant aussi aujourd’hui l’athéiste virtuel. La plupart de ces courants sont les fruits de « libres penseurs » plus ou moins célèbres, déclamant leurs hautes opinions hautement intellectuelles, se chamaillant sur un mot, une virgule, débattant, jugeant et critiquant ce que font les autres, voulant donner un sens ou non à leurs propres pensées, une définition ou une étude profonde de la non croyance, s’appliquant à vouloir trouver une philosophie au simple fait de ne pas croire en dieu.

Le pire avec tous ces grands penseurs, c’est qu’au bout du compte, à cause d’eux, l’athéisme reste une certitude passive, incapable de se démocratiser dans le sens de donner de la voix, de s’exprimer au grand jour auprès du grand public, incapable encore de s’organiser, chacun faisant de son côté selon son propre dogme athéiste, personne n’osant faire le premier pas vers ce qui pourtant devrait être une force, un lobby au moins aussi puissant que ceux des religions. Mais ici en France c’est impossible, car à partir du moment où l’on veut instituer quelque chose en rapport avec l’athéisme, on se fait traiter de tous les noms. Ainsi d’aucun n’hésitera pas à vous traiter de gourou, vous soupçonnant de vouloir créer une nouvelle forme de communauté, vous crachant dessus leurs hautes opinions philosophiques, cherchant toujours la petite bête, concluant pour vous vos propres propos, lisant en traduisant des choses que vous n’avez jamais dites ou écrites, ne retenant de vos écrits que ce qui les arrange, sortant les mots de leur contexte, sachant même souvent mieux que vous ce que vous pensez, faisant en gros tout pour de toutes façons avoir toujours raison.

Mais qu’on soit clair, je n’ai pour ma part rien contre la critique à partir du moment où elle est constructive, mais par contre, rien ne m’insupporte plus que les chicaneurs, les ergoteurs de tout poils, ceux qui quel que soit le sujet ont toujours de par leurs égos et leurs frustrations une censure sans fondement à vous rétorquer. Heureusement pour nous, ces penseurs critiques en tout et pour tout, ne représentent qu’un infime pourcentage de la population, même les plus grands ont eu à faire face à ces censeurs, ainsi Einstein, Hawking, Lutter King, Mandela et tant d’autres génies et libérateurs ont été victimes des affres de ces gens.

Alors faut-il une philosophie à l’athéisme ?

Pour ma part je suis juste athée, juste athée, c’est-à-dire ne croyant pas en un quelconque dieu ou en une entité supérieure, me battant simplement pour que nos générations futures n’aient plus à vivre avec les religions et leurs mensonges, m’engageant politiquement dans ce sens, n’ayant pas besoin de philosopher ou de libres pensées pour cela. Je laisse bien sûr les « libres penseurs » critiquer cet note, et s’en prendre bien entendu directement à moi, après presque vingt ans de publications, j’ai l’habitude.

Gilles Ragnaud.

Enseigner l’athéisme ?

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 En ce moment on me pose souvent la question d’un enseignement athée, voire d’une structure scolaire ou d’une université athée, capable de partager avec nos générations futures des programmes matérialistes, hautement libre-penseurs, philosophico libertaires etc… et bien ma réponse à cette question est très claire, ne voyant ni les raisons ni l’aboutissement d’un tel enseignement.

 

Je ne vois tout simplement pas l’intérêt d’un enseignement athéiste, pour la simple et unique raison que ça reviendrait simplement à enseigner la vie dans toute sa complexe simplicité. En fait la seule chose que nous pouvons nous athées éventuellement enseigner ou plutôt renseigner à nos générations futures, est le simple fait qu’un dieu quel qu’il soit n’est qu’une légende, un conte à dormir debout, et que donc les enseignements donnés au nom d’une religion ne sont autres que des préceptes doctrinaux sans aucun fondement, l’idée d’un dieu, qu’une entité supérieure n’étant qu’un mythe. Cet enseignement, ou renseignement, est en fait le seul acte réellement  légitime que nous athées pouvons partager avec nos générations futures, car il n’y a pas 36 solutions, soit nous sommes croyants, soit nous sommes athées, le meilleurs moyen d’être athée étant encore de ne pas être croyant, sachant en expliquer les raisons.

 

Alors oui, parents, enseignants, tuteurs, éducateurs en général, nous n’avons et c’est tant mieux, qu’un seul enseignement possible à donner à nos générations futures, qu’un seul savoir athée à leurs offrir en héritage, celui qu’eux, comme nous faisons partie des humains matures et réfléchis, étant équilibrés dans un monde qui le sera certainement aussi un jour, ne pouvant qu’évoluer émancipés de toutes formes de divinations imaginaires.

… et pas besoin de structure scolaire pour ça.

 

Gilles Ragnaud

Éthique et Athéisme

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Au contraire de ce que peuvent penser une grande majorité de croyants, être athée n’empêche pas d’avoir de la morale, une ligne de vie saine, de l’éducation, du respect pour tout et pour tous, sachant en plus donner tout cela en héritage aux générations futures. Être athée permet même un plus grand respect de la vie et des gens, aucune doctrine influençant, fustigeant, repoussant ou encore dénigrant telle ou telle autre personne, vertus ou manière d’être, aucune obligation n’étant donnée tant qu’à un comportement, un rite ou un accoutrement quelconque. L’athéisme offre en cela une liberté intellectuelle et corporelle saine, une forme d’équilibre entre l’être et la pensée, entre l’intellect et l’organique, car non influencé laissant à chacun la liberté d’être dans le respect des bases logiques des règles que nous impose une société elle aussi équilibrée.

 

De plus être athée, c’est à dire ne pas croire en l’existence d’un dieu ou d’une puissance supérieure, n’empêche pas de croire, dans le sens de l’estime et de la confiance que l’on donne en quelque chose ou en quelqu’un. Être athée, n’empêchant pas non plus de trouver des choses ou des gens sacrés, dans le sens qu’ils sont ou qu’on les ressent inestimables pour soi ou pour l’humanité, sans pour autant leur vouer un culte, leur offrant simplement un respect particulier tout en restant conscient et critique.

 

l’éthique athéiste se définit donc par ses sens intellectuellement critiques, réfléchis et conscients d’une maturité particulière, donnant cette capacité de vivre sans artifice, en prenant simplement les choses telles qu’elles le sont.

 

Cette éthique, la définition que j’en fais, est d’importance, car démontrant le caractère pleinement humain, et juste humain, du sentiment de se sentir athée, avec toute la responsabilité que cela engendre de savoir être et de savoir vivre, libéré de tout préceptes imaginaires et de toutes contraintes.

 

 

Gilles Ragnaud

Les traditions athéistes existent-elles ?

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Nous nous sommes posés la question entre amis il y a quelques jours, finissant après pas d’heure, par conclure que l’athéisme est à proprement dit, l’antithèse de la tradition cultuelle.

Par contre, nous avons convenu que l’on peut être athée et attaché aux traditions, partageant une bonne galette des rois, mangeant un bon pâté de pâques, rendant hommage ou ayant une pensée pour nos disparus le 1er du mois de novembre, ou plus simplement en fêtant Noël, allant de même pour les athées d’autres nations aux us et coutumes émanant de religions différentes.

En fait il est très difficile, voire impossible, mais faites-moi mentir, de trouver dans ce monde, où les dieux puis les religions ont régné depuis des milliers d’années, instituant et régissant la totalité de nos vies, de la naissance à la mort, une fête, coutume ou une tradition, qui ne soit pas directement ou indirectement liée à elles. Peut-on alors compter sur les traditions républicaines, telle que la fête nationale comme étant une grand-messe athée ? ma réponse est non pas plus, et il n’y a d’ailleurs aucune raison pour que l’athéisme s’approprie au nom de rien, les commémorations nationales.

 

Alors que nous reste-il ?

Et bien pas grand-chose à vrai dire, je dirais même rien … et pourtant !

 

Si, comme c’est de « tradition ancestrale », l’on doit affilier les us et coutumes à une croyance ou à une foi, alors une piste athée s’ouvre à nous.

 

On pourrait considérer cette piste comme étant un premier pilier d’une tradition athéiste, ce pilier pouvant être une forme de tradition ancestrale, exclusivement d’ordre de la conviction, celle d’une certitude palpable, tangible puisque matérielle. Cette certitude n’est autre qu’une espérance envers les merveilles de notre mère nature, et pas besoin de tenter de l’enjoliver avec des contes à dormir debout, la prenant juste comme elle est, dans son équilibre naturel, nous offrant tout ce dont nous avons besoin pour nos corps et nos génies. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres athées, mais pour moi rien pour l’instant dans cet univers que je ne connais hélas pas plus que ça, n’a plus d’importance, croyant irrémédiablement aux génies des simples graines que nous en sommes, ayant une foi incommensurable en nos générations futures, en leur maturité à venir, en leurs génies et à l’équilibre qu’ils sauront un jour trouver en tout et pour tout, s’affranchissant de toutes formes d’esclavage, pour ne vivre plus que de ce qui est, réellement, le palpable et le tangible.

 

il n’y a pas pour moi de choses plus précieuses, plus sacrées qui puissent exister et auxquelles l’on puisse croire. En ça, et exclusivement en ça, j’ai une foi infinie, et je reste sûr que cette croyance en l’humanité peut être une base de traditions, d’us et coutumes universelles, dans lesquelles chacun peut sans mal se reconnaitre.

 

Il va de soi que cette pensée, cette recherche éventuelle de la coutume, capable d’asseoir une pensée athée, ne tient qu’à moi, personne n’étant dans l’obligation de partager cet avis, cette recherche.

 

Gilles Ragnaud

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, Et nous avons pour devoir d’en user.

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L’importance de se fédérer en tant qu’Athée devient une obligation face aux menaces que les religions font peser sur le monde, devant nous aussi savoir nous exprimer, défendre pour nos générations futures nos visions de la vie, de la nature, de la création, apportant une représentation plus mature, émancipée de toute forme de divinité. Nous avons l’obligation de diffuser cette maturité, étant un enseignement charnière, où les consciences prennent le dessus sur la subjectivité, demandant du concret, du palpable, construisant sur ce qui est réellement, remettant en cause l’acquis ancestral pour une vérité plus cohérente et raisonnable, c’est ce que j’appelle l’âge de conscience.

 

L’âge de conscience tel que je le conçois est une notion d’approche philosophique, une base, un discernement adulte pour une évolution de l’humanité. Cette conscience doit permettre à chacun d’entre nous, ainsi que pour l’ensemble que nous formons, plus de maturité dans nos évolutions, quelles que soient ces évolutions, devant être capables de garantir à nos civilisations de s’émanciper de nos faiblesses et de nos peurs, sources d’égarement, avançant en équilibre, lucides de ce qu’est la vie dans toute sa simplicité.

 

Cet âge de conscience est aussi un devoir athéiste, un gage que nos institutions soient en position de garantir que nos générations futures ne soient plus mystifiées par l’irrationnel, nous devant d’y veiller en permanence, permettant dans leurs enseignements futurs le plus possible d’éducation, de savoirs, de curiosité et de connaissances en général, l’instruction quelle qu’elle soit étant à mon goût la clé de l’émancipation et de la réflexion.

 

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, ne pas en user est une faute inacceptable, car c’est laisser notre place à d’autres, ces autres imposant à nos gamins des visions fantasques de notre monde et de la vie.

Nous sommes aujourd’hui 35 % de personnes conscientes, car justement émancipées d’un éternel, cette conscience devant être à même de nous permettre de construire dans le sens du mieux vivre pour tous, nos volontés et seulement nos volontés, en étant nos seuls moteurs.

 

Gilles Ragnaud

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