La laïcité est-elle vraiment la solution ?

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Le débat fait de plus en plus rage dans les milieux religieux, mais aussi et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, non religieux. Les raisons de ces débats sont bien sûr différentes selon les convictions, les croyants demandant plus de libertés d’expression, les athées, ou du moins une partie grandissante, invoquant et relevant eux nombre d’incohérences et autres maladresses de la part de la laïcité, d’où la question de savoir si oui ou non la laïcité est vraiment la solution.

 

Une laïcité dénaturée est impossible dans la pratique.

La première de ces maladresses est à la base même de la loi laïque, celle de ce concept d’une séparation d’entre l’église et l’État, cette idée étant maladroite dans le sens où l’on ne crée pas une nation en prônant la séparation, la désunion ou encore la sécession, devant au contraire unir, rassembler dans le sens et le respect de la démocratie sans oublier personne. Elle est maladroite dans le sens où elle est mal dite et mal comprise, impossible à mettre en place dans la réalité, la loi laïque ne correspondant plus aujourd’hui aux besoins de l’État, des religions, mais aussi des aspirations athées, le malaise autour de cette loi allant au point où la laïcité doit sans cesse être rappelée, tentant de s’adapter aux réalités d’aujourd’hui en appelant par exemple dans une incohérence totale « au vivre ensemble, dans le cadre de la séparation laïque ».

On peut chaque année être témoin de cette maladresse, base de nombre de maux de notre société, les religions par exemple n’hésitant pas à rentrer dans le débat public, les politiques n’hésitant pas non plus dans leur grande démagogie, à sympathiser et traiter avec les religions, à les faire entrer dans les débats d’État et tout cela au grand dam des athées, qui eux n’ont toujours pas la parole, pas leur mot à dire.

 

 

L’athéisme n’est pas un compromis.

La laïcité crée dans le grand public et même chez nombre d’athées, un amalgame grotesque, celle que la laïcité représente les espérances athées, comme si les espérances athées étaient simplement la séparation d’entre l’État et les religions, comme si nous athées, n’avions pas d’autre revendication. Je rappelle juste que la laïcité est une forme de compromis avec les religions, ce qui n’est pas le cas de l’athéisme n’étant lui pas un compromis, les athées n’étant pas athées pour faire des arrangements avec les religions, mais bel et bien pour interagir avec nos sociétés, donner leur point de vue dont la base est, pour mémoire, « de ne pas concevoir l’existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit ».

Malgré cela je reste impressionné par le nombre « d’athées laïcs », c’est-à-dire de gens dénaturant totalement la base de l’athéisme, en ayant oublié le sens, en faisant une forme de tabou, au point où cet athéisme est totalement remplacé par la laïcité, ces gens ne parlant plus qu’en son nom et dans son sens, qui n’est, je le rappelle, rien d’autre qu’un compromis entre l’État et les religions, une loi où l’athéisme n’est même pas cité, car non reconnu par l’État. Une des conséquences est qu’il n’y a plus ou peu de débats entre religions et athées, n’ayant pas de débat non plus entre laïcs et athées, comme s’il était acquis que la loi laïque et que la raison athée n’avaient pas besoin de débattre, d’échanger sur leurs points de vue et leurs différences fondamentales, or ne pas permettre le débat ferme la porte à toute forme de communication, et donc évolution de la part des uns et des autres, et sans évolution rien ne change, tout stagne.

 

 

Laïcité, ou l’art de rester le cul entre deux chaises.

De même la laïcité pose d’autres problèmes encore plus vastes et dangereux, à commencer par cette incohérence qui consiste à prôner la séparation d’entre l’État et les religions, tout en acceptant un enseignement religieux, avec tout ce que cela peut engendrer de bêtises, dans des écoles au sein de notre nation. La phrase publiée il y a quelques jours sur « athée la communauté » en donne un exemple concret :  “Enseigner aux enfants de craindre ce qui pourrait potentiellement y avoir après la mort, c’est les cloitrer dans une prison appelée existence. Et cloitrer des vies au nom du “potentiel” est un véritable crime contre l’humanité…  que permet hélas la laïcité en France”. Des exemples comme celui-ci nous pouvons en compter des dizaines, l’État par la laïcité restant le cul entre deux chaises, se protégeant des religions tout en acceptant qu’elles continuent à distiller à grande échelle une éducation basée exclusivement sur une théorie qui n’a rien de scientifique. C’est ici encore une incohérence flagrante de la laïcité, étant un peu comme si on se vaccinait contre une maladie contagieuse tout en la cultivant industriellement dans des boîtes de Pétri.

 

 

Il est clair que pour moi la solution n’est pas dans la laïcité, car même si l’approche laïque par d’un bon sentiment, d’une forme d’évolution sociale rare, elle n’en reste pas moins le cul entre deux chaises, voulant ménager à la fois la chèvre et le choux, sans vraiment s’engager, ni dans le débat, ni en termes de démocratie. Bien évidemment,  il faut protéger la nation Française de toutes formes de retour à un État religieux, mais est-ce pour autant qu’il faut empêcher le débat politique sur la place publique. Pour ma part, et c’est un souhait qui est apparemment de plus en plus partagé, je milite pour une évolution de la laïcité, je dirais même une transformation totale de cette loi, préférant, et je sais que je vais provoquer des hurlements, laisser la parole en tout liberté démocratique dans le cadre de l’État aux religions, redonnant du débat entre les parties, sans séparation de quelque sorte que ce soit à ce niveau, et, par contre, au niveau social, cloisonner les religions exclusivement dans leurs temples, et non pas dans les écoles du pays.

 

C’est ce qui est proposé entre autres dans l’idée d’ATHÉÏCITÉ, une forme laïque transformée et bien plus moderne, car retournée dans le bon sens, celui d’admettre toutes les sensibilités dans le débat public, respectant ainsi l’idée de démocratie, tout en protégeant la vie sociale de ces sensibilités, les restreignant à transmettre leurs concepts hors des milieux scolaires.

 

J’espère ici ouvrir le débat vers une émancipation de la laïcité, vers un renouveau espéré pour le bien de notre nation et de sa jeunesse.

 

Gilles Ragnaud

L’athéisme, ce “truc”sans foi ni loi !

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ENTRE UN TIERS ET LA MOITIÉ DE LA POPULATION FRANÇAISE N’EST PAS RECONNUE PAR L’ÉTAT, ET C’EST SCANDALEUX !

 

Pour l’État Français l’athéisme reste un truc, un machin sans règle puisque défini par aucune loi, aucune législation ne déterminant ce qu’est l’athéisme et encore moins un athée. Or quand on en parle avec des représentants de l’État, ministres, députés ou encore sénateurs, la seule chose que ces gens ont à nous rétorquer est “la laïcité”, sortant ce mot, cette loi, comme étant une réponse évidente à l’athéisme. Mais si c’était le cas, il n’y aurait alors pas tant de groupes athées sur les réseaux sociaux, il n’y aurait pas autant de gens se définissant et se revendiquant athées, ses gens préférant surement se déclarer laïcs, prônant comme les laïcs la séparation de l’église et de l’État tout en appelant au rassemblement. Oui moi aussi “le rassemblement dans la séparation” ça me fait rire. La raison pour laquelle ces gens ne se revendiquent pas laïcs, est tout simplement due au fait que la laïcité n’est pas l’athéisme, car n’ayant pas les mêmes doléances vis-à-vis des religions, n’aspirant pas aux mêmes solutions et conclusions que la laïcité, autant pour nos sociétés que pour la marche de l’État. En tenant ce discours, les autorités de l’État et les personnalités politiques ne reconnaissent pas l’athéisme, et donc les pensées et convictions non religieuses d’une très grande majorité des citoyens français, dont vous et moi. Pour eux, pour la France, NOUS N’EXISTONS PAS !

 

 

Que l’athéisme soit sans foi est l’évidence qui nous rassemble tous ne concevant pas l’existence ou affirmant l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. Ce qui pas contre est totalement anormal, c’est qu’aujourd’hui en France cette pensée théorique n’ait aucune légitimité, n’ayant ni loi, ni même de texte explicite sur le sujet, et ce malgré que NOUS ATHÉES représentions la très grande majorité des citoyens de ce pays.

Si les religions pourtant tout aussi théoriques que notre athéisme ont des législations les définissant et définissant leur conduite en France et au sein de l’État, il n’y a donc aucune raison que les athées et l’athéisme n’aient pas eux aussi de règles instituant leurs positions théoriques, c’est d’autant plus illogique lorsque l’on sait combien nous représentons de citoyens en France.

 

Je conclurai par deux choses.

D’une : il est impératif que nous réclamions auprès de nos politiques, un statut législatif capable de nous reconnaitre comme étant une force représentative citoyenne.

De deux : il faut, et c’est la base de toute reconnaissance, que nous montrions à ses législateurs combien nous sommes représentatifs en France, devant pour cela savoir nous fédérer comme le font si bien les religions.

 

La base de notre problème est donc toujours la même, celle de ne pas être capable de nous réunir au sein d’une même association. Mais comptez sur nous comme nous comptons sur vous, car ensemble, dans peu, nous allons remédier à ce problème.

 

Gilles Ragnaud

Athéisme en France… Quel statut social?

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Si j’avais à faire une métaphore très à-propos, je dirais que pour l’instant l’athéisme n’est qu’un esprit sans corps, or les athées sont bien placés pour savoir combien il est difficile de croire en un esprit, ayant besoin de quelque chose de palpable, une forme visuelle sur laquelle s’appuyer avec squelette et entrailles, capable de donner une certaine image, un visage à l’organisme. Et bien pour la plupart des gens c’est pareil, un mot, une idée, une philosophie n’ayant pour eux pignon sur rue que si on leurs donnent des organes, une forme visuelle, un statut palpable avec lequel ils vont pouvoir échanger en toute simplicité. C’est à cet organisme que le titre de cette note fait allusion : QUEL STATUT SOCIAL POUR L’ATHÉISME EN FRANCE ?  

 

COMMUNIQUER !

Un statut social n’est en fait rien d’autre qu’un moyen de communication, offrant à tout un chacun, médias, politiques, religions, entreprises… nos concitoyens en général, un visage, un nom, une image et même bien plus que cela, puis qu’offrant une marque estampillée ATHÉE DE FRANCE, avec des gens la faisant vivre, l’articulant, lui donnant une structure, des gens avec qui on peut échanger, discuter, en bref, COMMUNIQUER. Faire passer un article auprès des médias, organiser un évènement, manifester dans les rues, être invité à s’exprimer, ou encore taper du poing sur la table, en gros participer pleinement à la vie politique, sociale et économique de notre pays, le tout bien sûr organisé en tant que représentant d’un ensemble fédéré, en étant quelques exemples de communication.

 

Nos revendications, base de notre statut social.

C’est parce que l’athéisme est une forme philosophique englobant à la fois une culture et une pensée propre, qu’elle a et revendique des positions particulières. Ainsi l’athéisme remet en cause une bonne part de ce qui forme l’ensemble de notre société actuelle, l’imaginant par exemple facilement émancipée de dieux, ou encore lui revendiquant des libertés éducatives plus ouvertes, des mœurs plus raisonnables basées sur du concret. Ainsi l’athéisme, au vu de ses positions rationnelles sur la création, ses approches liées à l’éducation ou encore sur l’idée de libertés individuelles et collectives, ainsi que sur l’ensemble des actions et positions générales de notre société, a clairement des revendications politiques, dans le sens primaire du mot, c’est-à-dire celui de participer à la vie communautaire.

 

Participer à la vie de la communauté est donc le fondement premier d’un athéisme moderne en France, notre statut social, forcément associatif, devant se tourner vers des revendications politiques, sociales et économiques aux exigences claires, devant savoir les communiquer avec les outils médiatiques à notre portée, auprès du plus grand nombre de nos concitoyens.

 

C’est donc à nous, l’ensemble que nous sommes, de faire en sorte que l’athéisme deviennent une empreinte responsable, une griffe indispensable à la vie de notre nation, devant en faire, avec tout le savoir-faire qui est déjà le nôtre, une marque Athée, estampillée Made in France!

 

Gilles Ragnaud

Athée et actif, un nouveau visage pour l’athéisme.

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Le chalenge que s’est donnée Athée la communauté n’est, il faut le dire, pas simple, car notre travail est de remettre en cause l’idée ancestrale de ce qu’est l’athéisme, et remettre en cause c’est automatiquement devoir faire face à l’incrédulité, déranger les gens dans leur quotidien et leurs habitudes. Mais remettre en cause c’est aussi donner de l’élan à des pensées et des positions nouvelles, étant indispensable pour les athées de se façonner un visage moderne, affichant nos capacités à prendre part à la vie de nos sociétés, montrant l’importance que nos avis ont sur le fonctionnement de l’État ainsi que sur le bien-être de nos concitoyens. Cette modernité passe par le fait de montrer une image plus ouverte de l’athéisme, se faisant dans l’échange et dans le respect de tous, voulant le rendre utile en le construisant dans un esprit de démocratie qui pour moi est essentiel, car permettant à chacun de s’exprimer dans le sens d’une évolution où les fondements athées seront enfin popularisés et reconnus par tous.

 

C’est cet athéisme là que vous et nous désirons, vos nombreux courriers ainsi que vos participations aux propositions que nous faisons le démontrant, réceptionnant tous les jours dans la boite mail de Société Équitable, vos idées, vos envies et vos implications. Nous en avons marre de cet athéisme endormi replié sur lui-même, vautré derrière l’écran de fumée du miracle de la laïcité, voulant être athées et actifs, montrer de quoi ensemble nous sommes capables, relevant nos manches pour façonner au même titre que les autres communautés, la face du monde.

 

Un nouveau projet sur les rails de l’athéisme.

 

Nous allons bientôt faire appel à plusieurs d’entre vous, leurs demandant de participer à l’ouverture de ce qui devrait être un nouveau paragraphe de modernité de l’athéisme, donnant toujours un peu plus la parole à d’autres visions athées, d’autres manières d’en voir l’engagement, les fonctions, le partage.

 

 

En attendant, je tiens au nom de ce groupe athée, à toutes et tous vous remercier pour vos partages de cet athéisme nouveau et moderne que nous construisons ensemble, n’évoluant que par la bienveillance et la compassion, préférant largement l’éducation à l’ironie.

 

N’oubliez pas, cet espace est fait pour vous, alors abusez en dans le respect de tous.

 

Gilles Ragnaud

 

Retrouvez Athée la communauté sur Société Équitable : https://www.facebook.com/pages/Soci%C3%A9t%C3%A9-%C3%89quitable/276914089077971?fref=ts

Quel athée êtes-vous ?

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Plus facile de faire de l’ironie, que de construire l’athéisme.

 

C’est difficile d’adhérer aux évolutions pour lesquelles Athée la Communauté s’est créée, l’idée de construire, d’apporter des idées, d’être consultés les uns les autres en toute démocratie n’étant pas l’apanage des athées, préférant en général, et on peut le comprendre, organiser de grosses marrades autour de dessins humoristiques sur les religions, certains plus autocrates que les autres, jouant les intellos imposant leurs nobles pensées de libres penseurs aux paroles bibliques.

Peu font preuve d’imagination, de remise en cause, et je ne parle pas de remise en cause des religions, mais bel et bien de celle des athées eux-mêmes, se contentant d’accuser, de dénoncer, de médire et de dénigrer les autres, le peu d’initiatives allant dans le sens de créer étant automatiquement remises dans le rang, celui d’un athéisme inutile et nombriliste incapable de se fédérer et de construire.

 

Athées Émancipez-vous !

 

Et pourtant depuis les attentats du 7 Janvier dernier, nous avons plus que jamais l’opportunité de prendre part aux débats, d’être force de propositions, d’intervenir et d’apporter des éléments différents à notre société laïque, devant aussi faire respecter les volontés qui sont les nôtres. C’est d’ailleurs une des demandes qui est faite dans les messages que nous recevons, d’aucun demandant à ce que les Athées soient représentés, se posant la question de savoir comment est-ce qu’il se fait que nous restons toujours dans l’ombre des religions et dans l’ombre de la laïcité, attendant comme beaucoup qu’enfin les athées prennent la parole, s’organisent et s’unissent entre gens ayant cette envie de construire, laissant les libres penseurs de côté, donnant selon les usages de la république la voix à chacun, la souveraineté à l’ensemble.

 

Et la démocratie bordel ?

 

Il se fait qu’Athée la Communauté, fait partie de Société Équitable, un réseau bien plus grand, où nous avons l’habitude de toujours poser les questions, de demander l’avis des autres, chacun en toute liberté donnant le fond de sa pensée, tout en ayant en tête que le but de nos débats est exclusivement celui de construire. En ce moment par exemple, nous travaillons sur « Athée Solidarité » voir http://www.societe-equitable.org/consultations_pro/projet_athee_solidarite.html, une idée lancée par l’un des membres, publiée en tant que projet, chacun pouvant interagir directement en donnant son avis, posant des questions, ou encore en proposant d’autres avancées, d’autres projets.

C’est dans cet esprit et seulement dans cet esprit que Athée la Communauté tente de fédérer, amenant chacun à interagir avec les autres, non pas dans des débats sans fin et autocrates, mais en réelle démocratie, où l’ensemble des idées et des avis sont réunis, débattus et votés au suffrage universel, chacun étant libre de donner sa voix.

 

Reste à savoir quel Athée vous êtes, si vous avez le sens de la démocratie, celle d’interagir avec les autres, d’accepter que l’on puisse penser différemment, gardant en tête qu’il ne s’agit pas là d’un exercice de pouvoir, étant tous présents exclusivement pour construire et représenter l’ensemble.

 

Allez jeter un œil aux projets que Société Équitable propose actuellement, donnez vos avis, édifiez avec les autres ce que l’athéisme représente pour vous, ce que vous aimeriez qu’il soit, et surtout n’hésitez pas à apporter vos propres projets, les présentant aux autres en toute démocratie.

 

G. Ragnaud

 

 

Retrouver Société Équitable ici : http://www.societe-equitable.org/, et n’hésitez pas à nous écrire à cette adresse : consultations-projets@societe-equitable.org.

SE REMETTRE EN CAUSE, REMETTRE EN CAUSE, ET DEFENDRE LA CAUSE.

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SE METTRE EN CAUSE.

Ce titre définit bien les trois défis qui attendent les athées pour les années à venir, à commencer par « se remettre en cause », c’est-à-dire se demander à quoi est-ce que l’on sert dans cette société.

La question peut se poser autrement, en se demandant en quoi est-ce que nous sommes utiles, sachant que nous ne le sommes qu’à partir du moment où l’on se rend utile, où l’on a une aura auprès de tous, où l’on parle de nous dans les médias, en défendant une position, une définition, des actes, en bref en œuvrant à une position claire et omniprésente de nos volontés. Or rien de tout cela n’existe, nous ne sommes pas médiatisés, nous n’avons pas d’aura particulière, aucun acte marquant le fait que nous soyons athées, et que nous donnions de nos personnes en tant qu’athées, étant en bref simplement inutiles.

 

REMETTRE EN CAUSE

Nous avons pourtant nombre de raisons de « remettre en cause » ce qui est, j’en avais fait une liste non exhaustive il y a quelques temps, ne pouvant accepter que ce monde tourne ainsi, ne pouvant rester à nous regarder le nombril en ironisant entre bons copains sur les religions, devant obligatoirement comprendre qu’au-delà de nos nombrils il y a des choses qui se passent sous nos yeux, de ces choses que nous devrions automatiquement remettre en cause, donnant de la voix, manifestant nos désaccords comme le font les Femens ou comme les membres de Greenpeace, ainsi que nombre de quidam totalement inconnus faisant preuve d’un courage et d’une conviction que les athées en France n’ont pas.

 

DÉFENDRE LA CAUSE

Rien pourtant ne serait plus simple que de former un noyau dur d’athées portant les premiers coups, montrant ce courage et ces convictions qu’il nous manque tant, ouvrant des voix nouvelles, proposant des projets nouveaux, à débattre, à construire, remettant en cause en se mettant dans la position d’être utiles aux autres, et pas forcément que dans l’opposition, mais aussi dans la solidarité. Défendre la cause c’est aussi et surtout vouloir défendre une vision différente du monde, des actions que nous voulons différentes et que nous devrions savoir autant que les autres défendre.

 

UNE AUTRE IDÉE DE L’ATHÉISME

Athée la communauté a rajouté une phrase à son logo, une phrase simple dont les mots donnent toute la philosophie athée militante qui est la nôtre, celle d’une autre idée de l’athéisme, devant se remettre en cause, remettre en cause et défendre la cause, et ne plus être athées et inutiles.

 

Gilles Ragnaud

Athéicité, une émancipation d’État.

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L’Athéicité est une avancée politique remettant en cause et remplaçant la Laicité, proposant une émancipation de l’État vis-à-vis des religions.

 

L’Athéicité agit directement sur les renes du pouvoir, n’acceptant plus le moindre lobby religieux dans les rouages de l’État. Elle agit aussi directement sur l’enseignement scolaire, le voulant exclusivement public mais pas unique, puisque donnant les outils de connaissances, mais aussi de recherche et de curiosité a chacun afin qu’il ait le plus grand champs de vision possible d’éducation.

L’Athéicité demande bien sur de réformer en profondeur une grande partie des institutions d’État, travail entrant dans tous les cas dans le cadre de réformes générales voulues pour une société équitable.

 

1.  L’Athéicité a pour mission premiere de rendre l’État responsable, c’est-a-dire ne plus admettre l’évolution de la société sur des théories dogmatiques basées sur des réponses anciennes a l’ignorance.

2.  L’Athéicité s’appuit sur la raison et les connaissances scientifiquement prouvées, pouvant accepter les théories a partir du moment ou elles sont rationnelles, cohérentes ou utiles a des recherches ultérieures.

3.  L’Athéicité n’admet plus les enseignements religieux dans le cadre de la scolarité. Tout comme il y a des lieux pour prier, il y a des lieux pour enseigner les religions.

4.  L’Athéicité donne des outils éducatifs, mais aussi de libertés individuelles et collectives, permettant a chacun via la curiosité et le savoir de trouver des réponses palpables aux grandes énigmes de notre monde.

5.  L’Athéicité laisse a chacun le soin ou non de recevoir un enseignement religieux ou de le prescrire a ses enfants.

 

Pourquoi mettre en place une Athéicité.

L’Athéicité vient en remplacement de la laicité pour plusieurs raisons, la premiere étant que la Laicité était prévue pour une séparation entre l’église et l’État, mais pas entre les religions et l’état, or depuis quelques années, avec l’émergence de l’islam en France, la laicité montre ces limites, devant faire face a de nouveaux défis sociaux, au nom d’un “respect des religions”. Ainsi la laicité a tendance a etre plus ouverte, devant faire des compromis, tenter la coexistence, au point ou l’État lâche du leste aux religions, rendant la laicité de plus en plus obsolète, inutile, les religions, aujourd’hui, faisant ce qu’elles veulent ou presque. La révision des lois Falloux en donne l’exemple, rendant la laicité “flexible, souple aux cultures religieuses et a leurs intérets” l’État ici montrant encore les limites de la Laïcité. Les lois laiques, et c’est la le plus grand reproche que l’on peut faire a la laicité, entre dans les mœurs des religions, ce qui est tout simplement inadmissible. C’est en cela qu’il est indispensable de remplacer la Laicité par une avancée politique plus adaptée au monde d’aujourd’hui, capable d’une vraie séparation, sans compromis, entre les religions et l’État.

 

 

L’Athéicité, une philosophie d’État Athée.

L’Athéicité, au-delà de son rôle de séparation entre les religions et l’État, se veut être une notion humble, car soutenant une philosophie du savoir et des connaissances avouant ne pas avoir de réponse a tout. Elle ouvre dans ce meme sens a la curiosité et a la recherche culturelle et au discernement de nos environnements quels qu’ils soient. L’éducation en est la clé principale, devant donc s’ouvrir a la totalité des citoyens, leurs donnant tous les moyens possibles a leur épanouissement personnel et collectif, le but principal étant de donner a chacun les moyens d’agir et participer tant qu’il le peut et le veut a la marche de l’avenir de nos sociétés.

 

C’est ici une autonomie intellectuellement, un gage d’avenir laissant les génies se développer, leurs donnant le carburant intellectuel et manuel nécessaire a l’épanouissement d’une société plus libre et ouverte, émancipée de croyances mythiques. Un tel État est impossible a réaliser s’il n’est pas indépendant de toute forme religieuse, l’Athéicité intégrant les religions dans et pour ce qu’elles sont, c’est-a-dire des curiosités culturelles ayant elles des réponses anciennes a l’ignorance.

 

 

Afin d’éviter les idées préconçues.

Ce que n’est pas l’Athéicité :

.   L’Athéicité ne va pas faire d’inquisition contre les religions.

.   L’Athéicité, n’empêche  personne de croire en ce qu’il veut.

.   L’Athéicité n’empêche pas les citoyens croyants de se présenter a toute forme de postes politiques.

.   l’Athéicité ne va pas débaptiser des villes portant les mots “saint ou sainte”.

.   L’Athéicité ne va pas arrêter les fêtes religieuses.

.   L’Athéicité ne va pas faire pression sur les médias, les laissant entierement libres de leurs choix.

Athéïcité, les prémices d’une nouvelle loi d’État ?

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Il y a quelque temps j’ai émis des doutes sur la laïcité, démontrant ses limites, son archaïsme face aux défis nouveaux auxquels elle doit faire face, je parle d’un renouveau religieux, plus agressif et médiatique. Il fut un temps où cette laïcité pouvait paraitre un bon compromis, ménageant à la fois la chèvre et le choux, convenant aux républicains de l’époque tout en laissant à l’église, des droits qui à l’époque pouvaient paraitre normaux. Mais les temps ont changé, et aujourd’hui force et de reconnaitre que la laïcité est une loi dépassée, débordante de contradictions, montrant  clairement ses limites face à la montée d’autres croyances aux mœurs et rites nouveaux, les moyens de médiatisation ayant eux aussi évolué, les journaux télévisés montrant dans l’instant les actes religieux partout dans le monde, l’apparition d’internet permettant de communiquer à la fois vers un ensemble et vers une personne en particulier.

 

De même, je soulevais un aspect pervers de cette laïcité, mettant l’État dans une position délicate, celui d’accepter les doctrines religieuses, le rendant forcément complice de leurs enseignements, tout en devant lui-même rester impartial. Je concluais par le fait qu’il serait grand temps de réfléchir à une autre philosophie (loi) sociale, capable de défendre coûte que coûte les libertés d’expression, tout en n’engageant pas l’État, ce dernier devant non seulement rester équitable, mais ne devant en plus pas avoir la moindre position, le moindre engagement séculier, c’est-à-dire opposant deux modes de fonctionnement.

 

L’athéïcité telle que je la conçois est une approche possible, ce mot, un néologisme, désengageant l’État, ne l’opposant pas à deux modes de fonctionnement comme le fait la laïcité, le désengageant de toute forme de reconnaissance des cultes et de leurs doctrines, tout en permettant bien entendu toujours la liberté des choix culturels. Cette athéïcité pourrait aussi permettre de faire face aux nouveaux enjeux sociaux, qu’ils soient médiatiques ou religieux, devant de par les lois républicaines remettre chacun à sa place, devant ses responsabilités et ses choix, cette athéïcité pouvant aussi s’engager dans une évolution permanente de l’éducation publique, donnant à chacun les outils nécessaires à une évolution plus rationnelle de l’histoire de l’humanité et du monde.

 

Tout ceci n’est bien entendu qu’une simple approche, celle d’une position plus moderne de nos sociétés, plus équilibrée et en phase avec les enjeux d’aujourd’hui, l’État devant de par cette athéïcité être garant d’une société émancipée de dieu, sachant défendre des valeurs plus responsables.

 

Il serait intéressant de lire d’autres approches, je vous y invite donc, cet espace étant aussi prévu pour cela.

 

Gilles Ragnaud

La laïcité rendrait-elle l’État Français complice de l’endoctrinement religieux ?

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J’avoue que je me pose la question, ne m’expliquant pas comment un État tel que la France, pourtant dit moderne, peut accepter qu’une grande partie de sa jeunesse soit éduquée dans des croyances totalement théoriques, aux rites obsessionnels, liés à des superstitions fétichistes et d’idolâtries ? Parce que ne nous y trompons pas, l’acceptation de la laïcité c’est aussi l’acceptation de ce type de croyances, permettant aussi à des écoles, des collèges et des lycées de les enseigner à des enfants, profitant de leur innocence pour leurs inculquer ce que l’on ne peut qu’appeler, de l’endoctrinement.

 

De même, je ne m’explique pas en quoi est-ce qu’un État moderne a besoin au nom des libertés individuelles et collectives, d’ouvertures multiculturelles au point d’en accepter des doctrines religieuses. C’est là un aspect pervers de la laïcité, un laisser faire et même pire, une complicité de la part de l’État dans l’endoctrinement de la jeunesse, cette laïcité ne concernant que les religions, ne permettant donc même pas l’idée de non croyance, d’athéisme et de non religion, en gros de philosophies émancipées de divinités.

 

A mon goût la laïcité est une « philosophie » incapable de répondre aux attentes d’une société moderne, étant bien trop laxiste, la séparation de l’État et des religions étant totalement détournée, ne mettant pas la nation et les citoyens à l’abri d’un retour à un État religieux. De plus la laïcité absout les religions, leur permettant même aux yeux de tous d’endoctriner et de fanatiser, se faisant la complice des débordements religieux ayant lieu sur notre territoire. On ne peut pas comme le fait actuellement la République avec sa laïcité, rester le cul entre deux chaises en voulant à la fois protéger l’âne et le chou, c’est à dire en voulant d’un côté défendre la liberté d’expression et de l’autre accepter des cultures religieuses faisant une interprétation toute personnelle de cette liberté d’expression, la limitant d’entrée de jeu à leur morale et à leur notion du respect, ce qui est déjà une incursion, une main mise dans les rouages de l’État.

 

La laïcité montrant ses limites, l’État étant incapable d’y faire face tellement elles sont contradictoires, les religions en profitant pour enfoncer le clou, je pense qu’il serait grand temps de réfléchir à une autre philosophie sociale, capable de défendre coute que coute les libertés d’expression, sans que quelles que morales que ce soient ne les mettent en danger par détournement ou autres formes de corruption, l’État devant savoir s’en protéger par des lois républicaines.

 

Gilles Ragnaud

Je suis athée, mais qu’est-ce qu’un croyant ?

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C’est une question que je me suis posé il y a très longtemps, la première à mon goût que tout athée digne de ce nom doit aussi savoir se poser. Quand j’ai su répondre à cette question, j’ai cessé les moqueries et autres railleries sur les religieux et les religions, je parle de cette petite guéguerre qui consiste à ironiser sans cesse sur leur dos. J’ai cessé tout cela parce qu’un jour je me suis rappelé que « l’on ne né pas croyant, mais on le devient, » cette conscience ayant fait toute la différence dans mon comportement et dans mes écrits, considérant que se moquer ou plus simplement manquer de respect envers un croyant, était aussi nul que de rire d’une personne atteinte d’un trouble inconscient grave. Ces personnes ne sont en effet en rien coupables de ce qu’elles sont, ayant juste été éduquées dans le sens d’intégrer un mensonge comme étant une vérité, victime d’un endoctrinement, devant vivre avec, l’idée même de la remettre en question étant pour elles un travail extrêmement difficile, car remettant en cause la totalité de leur vie et de ses rites aux dépends d’une autre forme de vérité. C’est là un véritable travail de remise en question, qu’en fait très peu sont vraiment capables de faire, et il ne s’agit pas là qu’un manque intellectuel, mais tout simplement d’une simple peur de faire face aux multiples contradictions de ce monde.

 

Pour ma part je n’ai jamais aimé l’ironie, drôle pour les uns, faisant mal aux autres, manquant immanquablement de respect, creusant des fossés aux conséquences souvent graves. Alors tout comme jamais je ne me moquerai d’une personne atteinte d’un handicap, ou ne me moquerai des traditions ou autres croyances d’un peuple autochtone, je n’ai de droit et de raison d’ironiser sur les croyants d’ici, n’étant pas mon rôle en tant qu’athée, préférant articuler mon athéisme dans un sens utile à tous.

 

Sachant les croyants irresponsables de leur croyance, l’athéisme doit donc être avant tout une forme de respect de l’autre, quel que soit cet autre, et c’est ce que j’essaie de faire passer dans la totalité de mes notes, ce respect devant en plus servir les croyants en leurs donnant les outils, les moyens utiles pour faire face à leur crédulité, à leurs contradictions et à leur peur en général de la vie et de la mort. C’est comme cela que nous devons faire grandir l’athéisme, le construire et le démocratiser, sachant nous mettre à la hauteur de chacun, donner de l’instruction, du savoir, permettre des choix différents, plus cohérents, et ce dès l’enfance, laissant à chacun le soin de ses choix futurs.

 

Pour arriver à cette construction nous avons une force extraordinaire que n’ont pas les religions, celle que nous en sommes justement pas une, n’ayant pas de théologie à faire passer, notre seul rôle étant par le verbe, c’est-à-dire dans le débat et l’éducation, celui d’offrir à tous le choix d’une instruction différente, la nôtre étant émancipée d’un dieu.

 

 

Pour finir, je cite le journaliste « Kamel Daoud » sur lequel il y a quelques mois a été prononcé une fatwa : “Il faut beaucoup de livres pour résister à un livre.”

 

Gilles Ragnaud

Athées, nous devons être présents partout.

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C’est aujourd’hui une évidence, l’athéisme, sa base commune, celle que nous partageons tous de ne pas croire en une entité supérieure, se démocratise, commençant au-delà des écrits à donner de la voix, restant malgré tout confiné à une communauté réduite. C’est en effet  bien de dire entre nous que dieu n’est qu’un mythe, mais si nous ne sommes pas capables de défendre cette théorie, de la partager, de lui donner des raisons d’être et de la justifier, alors jamais nous ne serons pris en compte, pris au sérieux, laissant les places qui devraient être les nôtres à des vendeurs de rêves, préférant faire évoluer notre société dans des valeurs théoriques. Nous avons donc l’obligation de donner de la voix, de montrer que nous environ 35 % de la population en France existons, revendiquant l’athéisme comme étant lui aussi une source d’inspiration pour les générations futures.

 

Pour ce faire nous devons donc être présents dans chaque manif pour la paix, pour la défense de valeurs sociales, dans chaque rencontre avec les médias, auprès des responsables politiques, etc. Nous devons aussi savoir apporter des solutions communes, des propositions plus politiques dans le sens premier du mot, c’est-à-dire au sein de la vie de cité, devant dans ce sens intervenir et s’opposer aux politiques pro-religieuses ou pro-laïques, et en ce moment il y a du boulot. Nous devons enfin savoir montrer qu’il n’y a pas besoin de croire en un mythe pour savoir construire un monde de bienveillance pour tous, pas besoin de croire non plus en une entité supérieure, pour prouver de solutions faites de compassion ou tout simplement d’amour et de respect de son prochain.

 

Dans cet objectif, celui de donner une impulsion nationale de démocratisation de notre pensée commune, je réfléchis à la mise en place sur l’agglomération Nantaise, d’une première « rencontre conférence » sur ce qui nous est sensible, y invitant bien sûr plusieurs auteurs et penseurs défendant notre théorie, rassemblant je l’espère nombre d’entre vous. Je vous invite d’ailleurs à ne pas hésiter à manifester votre intérêt à y être présents.

 

Il est grand temps, nous athées, de nous faire respecter en tant qu’individus insensibles aux croyances théoriques des religions, de nous faire respecter aussi en tant que citoyens, devant absolument avoir et prendre la parole afin de défendre nos visions du monde et de la société, nous avons pour cela la force du nombre, n’ayant plus qu’à y joindre nos volontés.

 

 

Gilles Ragnaud

Athéisme et anarchie.

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Il est souvent fait entre ces deux mots une forme d’amalgame, l’athée, celui qui ne croit pas en une entité suprême, étant dans ce parallèle automatiquement sans foi ni loi, refusant l’idée de hiérarchie et de disciplines morales, comme si le fait de ne pas croire en un dieu ôte toute forme de réalisme et de jugement. C’est d’autant plus surprenant que les athées pour la plupart sont des gens posés, doués d’une justesse humaine et sociale souvent plus soutenue que celle de beaucoup de nos semblables croyants. Ceci se comprend facilement dans le sens ou ne pas croire en un dieu implique de sortir du milieu dans lequel nos sociétés ont évolué depuis des millénaires, celui d’un monde où tout sans exception est et a été construit autour de l’idée d’un être suprême et de la crainte que nous pauvres humains devons en avoir. S’émanciper de ces croyances millénaires implique de se forger une vie différente via la création d’un encadrement social nouveau, régi par des règles distinctes souvent simplement naturelles, ainsi que d’une pensée libérée, devant se construire et construire son environnement et sa vie en général désenchaînée de toutes formes de principes religieux. Or se construire, échafauder son environnement, demande des aptitudes intellectuelles distinctes, souvent élaborées avec talent, devant à la fois savoir être par soi même tout en évoluant dans un monde où nous devons accepter les croyances en tout genres, ainsi qu’une laïcité laissant dans sa grande bonté passer l’idée de l’éventualité d’un être suprême.

 

Cela demande d’avoir foi en soi et en l’avenir, foi en les autres et en l’humanité en général, cela impliquant aussi d’avoir des règles de vie sociale incluant une forme de hiérarchie communautaire, comprenant que les uns ont ce que les autres n’ont pas, sont ce que les autres ne sont pas, chacun étant un ensemble indispensable à l’autre. Tout ceci, cette évolution sociale sans l’idée d’un dieu, avec cette conscience de ce que nous sommes pour les autres, va à contrario de l’idée de ce qu’est l’anarchie, l’athée n’étant ni sans foi ni sans loi, ne se distinguant pas non plus par l’absence d’idée d’une hiérarchie étatique, étant même au contraire constructeur, pierre essentielle de la communauté humaine.

 

Si anarchie il y a chez les athées c’est à mon gout exclusivement en celle de la raison, et encore, l’anarchie éventuelle n’étant ici qu’en opposition aux dogmes religieux, c’est-à-dire se refusant à admettre une hiérarchie au sommet de laquelle serait un être suprême. Mais qu’on soit clair, il ne s’agit pas ici d’égalitarisme ni même de confusion, mais tout simplement d’une conscience émancipée de mythe, construisant pierre après pierre un savoir libre, une pensée indépendante, une société et je dirais même une communauté humaine évoluant et se construisant sans qu’aucun dieu ni croyances religieuses ne s’imposent, laissant une liberté d’être dans nos éducations autant que dans nos coutumes, dans nos cultures autant que dans nos mœurs, dans nos valeurs morales autant que dans nos libertés individuelles et collectives.

 

De ces évolutions nous en sommes, nous humains du 21ème siècle, parmi les premières pierres, des milliers de générations futures bâtissant avec bien plus de savoirs, de lucidité et de responsabilités que nous un équilibre nouveau, où la bienveillance et la compassion pour tous et en tout primeront, et où l’idée “d’anarchie” et d’une “entité suprême” s’évanouiront d’elles-mêmes. C’est en cela que j’ai foi en l’humanité et en nos générations futures, et même si à notre époque cela ne reste pour l’instant qu’un songe, il n’en est pas moins un vœu, une imagination toute personnelle de ce que pourrait être l’avenir de notre monde.

 

 

Gilles Ragnaud

Faut-il une philosophie athée ?

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Il existe à travers le monde plus d’une trentaine de courants athéistes, allant du passéiste à la méthodologie en passant par le métaphysique, le dogmatique, ayant aussi aujourd’hui l’athéiste virtuel. La plupart de ces courants sont les fruits de « libres penseurs » plus ou moins célèbres, déclamant leurs hautes opinions hautement intellectuelles, se chamaillant sur un mot, une virgule, débattant, jugeant et critiquant ce que font les autres, voulant donner un sens ou non à leurs propres pensées, une définition ou une étude profonde de la non croyance, s’appliquant à vouloir trouver une philosophie au simple fait de ne pas croire en dieu.

Le pire avec tous ces grands penseurs, c’est qu’au bout du compte, à cause d’eux, l’athéisme reste une certitude passive, incapable de se démocratiser dans le sens de donner de la voix, de s’exprimer au grand jour auprès du grand public, incapable encore de s’organiser, chacun faisant de son côté selon son propre dogme athéiste, personne n’osant faire le premier pas vers ce qui pourtant devrait être une force, un lobby au moins aussi puissant que ceux des religions. Mais ici en France c’est impossible, car à partir du moment où l’on veut instituer quelque chose en rapport avec l’athéisme, on se fait traiter de tous les noms. Ainsi d’aucun n’hésitera pas à vous traiter de gourou, vous soupçonnant de vouloir créer une nouvelle forme de communauté, vous crachant dessus leurs hautes opinions philosophiques, cherchant toujours la petite bête, concluant pour vous vos propres propos, lisant en traduisant des choses que vous n’avez jamais dites ou écrites, ne retenant de vos écrits que ce qui les arrange, sortant les mots de leur contexte, sachant même souvent mieux que vous ce que vous pensez, faisant en gros tout pour de toutes façons avoir toujours raison.

Mais qu’on soit clair, je n’ai pour ma part rien contre la critique à partir du moment où elle est constructive, mais par contre, rien ne m’insupporte plus que les chicaneurs, les ergoteurs de tout poils, ceux qui quel que soit le sujet ont toujours de par leurs égos et leurs frustrations une censure sans fondement à vous rétorquer. Heureusement pour nous, ces penseurs critiques en tout et pour tout, ne représentent qu’un infime pourcentage de la population, même les plus grands ont eu à faire face à ces censeurs, ainsi Einstein, Hawking, Lutter King, Mandela et tant d’autres génies et libérateurs ont été victimes des affres de ces gens.

Alors faut-il une philosophie à l’athéisme ?

Pour ma part je suis juste athée, juste athée, c’est-à-dire ne croyant pas en un quelconque dieu ou en une entité supérieure, me battant simplement pour que nos générations futures n’aient plus à vivre avec les religions et leurs mensonges, m’engageant politiquement dans ce sens, n’ayant pas besoin de philosopher ou de libres pensées pour cela. Je laisse bien sûr les « libres penseurs » critiquer cet note, et s’en prendre bien entendu directement à moi, après presque vingt ans de publications, j’ai l’habitude.

Gilles Ragnaud.

Enseigner l’athéisme ?

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 En ce moment on me pose souvent la question d’un enseignement athée, voire d’une structure scolaire ou d’une université athée, capable de partager avec nos générations futures des programmes matérialistes, hautement libre-penseurs, philosophico libertaires etc… et bien ma réponse à cette question est très claire, ne voyant ni les raisons ni l’aboutissement d’un tel enseignement.

 

Je ne vois tout simplement pas l’intérêt d’un enseignement athéiste, pour la simple et unique raison que ça reviendrait simplement à enseigner la vie dans toute sa complexe simplicité. En fait la seule chose que nous pouvons nous athées éventuellement enseigner ou plutôt renseigner à nos générations futures, est le simple fait qu’un dieu quel qu’il soit n’est qu’une légende, un conte à dormir debout, et que donc les enseignements donnés au nom d’une religion ne sont autres que des préceptes doctrinaux sans aucun fondement, l’idée d’un dieu, qu’une entité supérieure n’étant qu’un mythe. Cet enseignement, ou renseignement, est en fait le seul acte réellement  légitime que nous athées pouvons partager avec nos générations futures, car il n’y a pas 36 solutions, soit nous sommes croyants, soit nous sommes athées, le meilleurs moyen d’être athée étant encore de ne pas être croyant, sachant en expliquer les raisons.

 

Alors oui, parents, enseignants, tuteurs, éducateurs en général, nous n’avons et c’est tant mieux, qu’un seul enseignement possible à donner à nos générations futures, qu’un seul savoir athée à leurs offrir en héritage, celui qu’eux, comme nous faisons partie des humains matures et réfléchis, étant équilibrés dans un monde qui le sera certainement aussi un jour, ne pouvant qu’évoluer émancipés de toutes formes de divinations imaginaires.

… et pas besoin de structure scolaire pour ça.

 

Gilles Ragnaud

Éthique et Athéisme

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Au contraire de ce que peuvent penser une grande majorité de croyants, être athée n’empêche pas d’avoir de la morale, une ligne de vie saine, de l’éducation, du respect pour tout et pour tous, sachant en plus donner tout cela en héritage aux générations futures. Être athée permet même un plus grand respect de la vie et des gens, aucune doctrine influençant, fustigeant, repoussant ou encore dénigrant telle ou telle autre personne, vertus ou manière d’être, aucune obligation n’étant donnée tant qu’à un comportement, un rite ou un accoutrement quelconque. L’athéisme offre en cela une liberté intellectuelle et corporelle saine, une forme d’équilibre entre l’être et la pensée, entre l’intellect et l’organique, car non influencé laissant à chacun la liberté d’être dans le respect des bases logiques des règles que nous impose une société elle aussi équilibrée.

 

De plus être athée, c’est à dire ne pas croire en l’existence d’un dieu ou d’une puissance supérieure, n’empêche pas de croire, dans le sens de l’estime et de la confiance que l’on donne en quelque chose ou en quelqu’un. Être athée, n’empêchant pas non plus de trouver des choses ou des gens sacrés, dans le sens qu’ils sont ou qu’on les ressent inestimables pour soi ou pour l’humanité, sans pour autant leur vouer un culte, leur offrant simplement un respect particulier tout en restant conscient et critique.

 

l’éthique athéiste se définit donc par ses sens intellectuellement critiques, réfléchis et conscients d’une maturité particulière, donnant cette capacité de vivre sans artifice, en prenant simplement les choses telles qu’elles le sont.

 

Cette éthique, la définition que j’en fais, est d’importance, car démontrant le caractère pleinement humain, et juste humain, du sentiment de se sentir athée, avec toute la responsabilité que cela engendre de savoir être et de savoir vivre, libéré de tout préceptes imaginaires et de toutes contraintes.

 

 

Gilles Ragnaud

Les traditions athéistes existent-elles ?

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Nous nous sommes posés la question entre amis il y a quelques jours, finissant après pas d’heure, par conclure que l’athéisme est à proprement dit, l’antithèse de la tradition cultuelle.

Par contre, nous avons convenu que l’on peut être athée et attaché aux traditions, partageant une bonne galette des rois, mangeant un bon pâté de pâques, rendant hommage ou ayant une pensée pour nos disparus le 1er du mois de novembre, ou plus simplement en fêtant Noël, allant de même pour les athées d’autres nations aux us et coutumes émanant de religions différentes.

En fait il est très difficile, voire impossible, mais faites-moi mentir, de trouver dans ce monde, où les dieux puis les religions ont régné depuis des milliers d’années, instituant et régissant la totalité de nos vies, de la naissance à la mort, une fête, coutume ou une tradition, qui ne soit pas directement ou indirectement liée à elles. Peut-on alors compter sur les traditions républicaines, telle que la fête nationale comme étant une grand-messe athée ? ma réponse est non pas plus, et il n’y a d’ailleurs aucune raison pour que l’athéisme s’approprie au nom de rien, les commémorations nationales.

 

Alors que nous reste-il ?

Et bien pas grand-chose à vrai dire, je dirais même rien … et pourtant !

 

Si, comme c’est de « tradition ancestrale », l’on doit affilier les us et coutumes à une croyance ou à une foi, alors une piste athée s’ouvre à nous.

 

On pourrait considérer cette piste comme étant un premier pilier d’une tradition athéiste, ce pilier pouvant être une forme de tradition ancestrale, exclusivement d’ordre de la conviction, celle d’une certitude palpable, tangible puisque matérielle. Cette certitude n’est autre qu’une espérance envers les merveilles de notre mère nature, et pas besoin de tenter de l’enjoliver avec des contes à dormir debout, la prenant juste comme elle est, dans son équilibre naturel, nous offrant tout ce dont nous avons besoin pour nos corps et nos génies. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres athées, mais pour moi rien pour l’instant dans cet univers que je ne connais hélas pas plus que ça, n’a plus d’importance, croyant irrémédiablement aux génies des simples graines que nous en sommes, ayant une foi incommensurable en nos générations futures, en leur maturité à venir, en leurs génies et à l’équilibre qu’ils sauront un jour trouver en tout et pour tout, s’affranchissant de toutes formes d’esclavage, pour ne vivre plus que de ce qui est, réellement, le palpable et le tangible.

 

il n’y a pas pour moi de choses plus précieuses, plus sacrées qui puissent exister et auxquelles l’on puisse croire. En ça, et exclusivement en ça, j’ai une foi infinie, et je reste sûr que cette croyance en l’humanité peut être une base de traditions, d’us et coutumes universelles, dans lesquelles chacun peut sans mal se reconnaitre.

 

Il va de soi que cette pensée, cette recherche éventuelle de la coutume, capable d’asseoir une pensée athée, ne tient qu’à moi, personne n’étant dans l’obligation de partager cet avis, cette recherche.

 

Gilles Ragnaud

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, Et nous avons pour devoir d’en user.

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L’importance de se fédérer en tant qu’Athée devient une obligation face aux menaces que les religions font peser sur le monde, devant nous aussi savoir nous exprimer, défendre pour nos générations futures nos visions de la vie, de la nature, de la création, apportant une représentation plus mature, émancipée de toute forme de divinité. Nous avons l’obligation de diffuser cette maturité, étant un enseignement charnière, où les consciences prennent le dessus sur la subjectivité, demandant du concret, du palpable, construisant sur ce qui est réellement, remettant en cause l’acquis ancestral pour une vérité plus cohérente et raisonnable, c’est ce que j’appelle l’âge de conscience.

 

L’âge de conscience tel que je le conçois est une notion d’approche philosophique, une base, un discernement adulte pour une évolution de l’humanité. Cette conscience doit permettre à chacun d’entre nous, ainsi que pour l’ensemble que nous formons, plus de maturité dans nos évolutions, quelles que soient ces évolutions, devant être capables de garantir à nos civilisations de s’émanciper de nos faiblesses et de nos peurs, sources d’égarement, avançant en équilibre, lucides de ce qu’est la vie dans toute sa simplicité.

 

Cet âge de conscience est aussi un devoir athéiste, un gage que nos institutions soient en position de garantir que nos générations futures ne soient plus mystifiées par l’irrationnel, nous devant d’y veiller en permanence, permettant dans leurs enseignements futurs le plus possible d’éducation, de savoirs, de curiosité et de connaissances en général, l’instruction quelle qu’elle soit étant à mon goût la clé de l’émancipation et de la réflexion.

 

La liberté d’expression est aussi un droit athéiste, ne pas en user est une faute inacceptable, car c’est laisser notre place à d’autres, ces autres imposant à nos gamins des visions fantasques de notre monde et de la vie.

Nous sommes aujourd’hui 35 % de personnes conscientes, car justement émancipées d’un éternel, cette conscience devant être à même de nous permettre de construire dans le sens du mieux vivre pour tous, nos volontés et seulement nos volontés, en étant nos seuls moteurs.

 

Gilles Ragnaud

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