Choisir le RN, c’est choisir l’église catholique

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On peut tourner autour du pot, nuancer à l’infini, jouer sur les mots, et certains peuvent se mettre des œillères… mais politiquement, c’est exactement ce qui se passe.

Derrière les discours sur l’identité, les racines, l’ordre ou la “civilisation”, on retrouve toujours la même matrice, mêmes réseaux, mêmes références, mêmes combats moraux, ceux d’un catholicisme conservateur qui n’a jamais accepté la séparation réelle entre l’État et l’Église.

Ce n’est pas compliqué. Partout où elle progresse, l’extrême droite s’appuie, la plupart du temps, sur ce socle idéologique traditionnel, structuré et discipliné. Et sa cible est connue : l’opposition aux droits des femmes, le rejet des personnes LGBTQ+, l’hostilité à une fin de vie choisie, la remise en cause de la neutralité de l’école, la défense d’une morale présentée comme “naturelle”, mais héritée du dogme catholique.

Au-delà des valeurs communes, ce partenariat a un but exclusivement politique.

L’Église catholique n’a jamais renoncé à peser sur l’État français, et, pour cela, elle a toujours trouvé des alliés tout désignés : ultra-conservateurs, fondamentalistes, réactionnaires, royalistes… bref, tout ce que le champ politique compte de plus nationaliste, intégriste et identitaire.

Depuis des années, une partie de l’Église catholique, hiérarchique, militante, réactionnaire, a trouvé dans l’extrême droite un relais efficace pour réintroduire ses normes dans la loi, dans l’éducation, dans la justice et dans l’espace public. En retour, l’extrême droite bénéficie d’un imaginaire, d’un vocabulaire et d’un appareil idéologique qui légitiment l’autorité, l’obéissance et la hiérarchie sociale.

Voter extrême droite, ce n’est donc pas seulement choisir un programme sécuritaire ou nationaliste. C’est aussi accepter qu’une vision religieuse du monde redevienne, en France, une référence politique. C’est rouvrir la porte à une République conditionnelle, où les droits ne sont plus universels, mais soumis à une morale confessionnelle… et ça, vous imaginez bien qu’en tant qu’athées réformistes, nous ne pourrons jamais l’accepter.

G. Ragnaud

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